Création d'une SCIC FDC
Bonjour
Depuis environ quinze mois je suis au chômage. J'ai cherché un emploi, sans succès. Je travaillais dans un secteur aujourd'hui sinistré , j'ai cinquante cinq ans et je ne pense pas retrouver de travail, sinon à faire n'importe quoi. Or c'est précisément ce que je ne veux pas. Il faut que je crée mon emploi. J'ai été à mon compte et je ne veux pas retrouver l'isolement des indépendants. Je veux pouvoir me conformer à mes idées sur le travail, sa fonction, la passation des savoirs etc. Toutes idées très banales et de bon sens. Après avoir cherché, la structure de société coopérative d'intérêt collectif me paraît la plus appropriée. Pour ceux qui ne connaissent pas, vous trouverez des informations sur le site des SCOP : http://www.scic.coop/p193_FR.htm. Une SCIC est d'un coté une coopérative qui fonctionne sur le plan commercial comme n'importe quelle entreprise, d'un autre coté elle présente un intérêt pour la collectiivité qui justifie le soutien, le plus souvent sous forme de partenariat, de structures privées ou surtout publiques. Une des difficultés est la bonne symbiose de ces deux aspects de la SCIC. Le principe de SCIC que je voudrais monter est le suivant: Ø Premier temps : Assembler un groupe de personnes dans ma situation ayant des métiers différents qui constituera le premier noyau de la coopérative. Chacune d'entre elles (d'entre nous) devra développer son secteur d'activité. En cas de besoin, tout coopérant peut et doit lui venir en aide s'il est lui même disponible. Personne n'est seul. Cette pluriactivité doit accélérer la consolidation de la coopérative et renforcer la cohésion du groupe. Ø Deuxième temps : Pour ce projet, que je voudrais partager avec d'autres, l'objectif est de recruter le plus vite possible des jeunes sans diplômes et des jeunes souffrant de handicap (souvent en rupture de scolarité). Deux populations qui à l'instar des 'seniors' sont victimes d'une discrimination sur le marché du travail. Recruter ces personnes et leur proposer un travail formateur dans une structure aux activités variées. Cet aspect du projet ne peut aboutir qu'avec l'aide d'autres partenaires : ○ Bénévoles pour enrichir l'aspect formation ○ Associations travaillant sur des handicaps spécifiques, susceptibles de servir d'interface entre employeur et employé (aménagement du poste de travail et du temps de travail, information de tout ordre etc.) ○ Partenaires privés intéressés par la démarche, qui s'impliquent et peuvent recruter. ○ Partenaires publics : collectivités locales et organismes nationaux. Je cherche des interlocuteurs qui posent les questions 'qui fâchent' et m'aident à y répondre, qui puissent apporter des informations précises sur tel ou tel métier qu'ils connaissent; je cherche des approches inattendues, des regards neufs, etc. Merci pour vos réactions, questions, suggestions etc. Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net JPN
Bonjour FDC,
Je reçois actuellement de plus en plus de 'sénior' à Pôle-Emploi et je sais que les possibilités de retour à l'emploi sous le statut de salarié devient de plus en plus aléatoire. Le taux de chômage des plus de 50 ans atteint déjà ' 66 % ' donc un taux d'activité de 33 % d'où l'expression de 'retour à l'emploi aléatoire'. Même si le taux de chômage va rester à 10 % au cours du prochain semestre 2010, la part des actifs inemployés de 25 ans à 50 ans va baisser contrairement à la part des plus de 50 ans qui va augmenter. Nos politiques, nos responsables économiques, nos médias ne se feront pas l'écho de cette réalité. Pôle-Emploi comme à son habitude va ergoter sur la partie pleine du verre à moitié vide. Le recul de deux ans de l'âge légal de départ en retraite en septembre 2010 va accroître le nombre des fins de droit à plus d'un million de chercheurs d'emploi en 2011. Heureusement que la mise en place du plan rebond par Pôle-Emploi au cours du deuxième semestre 2010 va permettre de diminuer de 300.000 personnes ces dits fin de droit. Il n'empêche que la solidarité financière des plus riches par de nouveaux impôts sera la clef de voute de notre pays, si l'on veut éviter une faillite généralisée de nos systèmes économiques et sociaux, voir politiques. Quand à ta question concernant le système coopératif, je pense personnellement qu'il représente une solution à la marge actuellement car la solidarité des acteurs économiques s'est émoussée depuis ces trentes dernières années. La confiance dans ce type de structure étant la base du fonctionnement des société coopératives, on constate que cette notion élémentaire, y compris dans la plus petite cellule de la société humaine que sont les familles, est en voie de disparition. Les éléments sociologiques qui me démontrent cette réalité et présentés dans le désordre sont les divorces (un couple sur deux), le paiement des pensions alimentaires (25 % hors saisies), le nombre de secouristes (7,5 % de la population active), le nombre de syndicalistes (5% de la population active), etc... Une révolution spirituelle va s'avérer nécessaire pour éviter une prise du pouvoir par des idéologies 'négatives'. Je terminerai par un fait positif vérifié auprès de plusieurs dizaines de milliers de demandeurs d'emploi : les diplômés d'études philosophiques ne sont que très rarement au chômage. Depuis quelques années de grandes entreprises industrielles, commerciales et surtout financières recrutent des candidats et candidates ayant suivi un cursus licence/master de philosophie pour diversifier l'origine de leurs ressources humaines. Cela n'est pas nouveau, nous nous rappelons que la grande Banque d'Affaires Rothschild dans les années 1960 avait débauché un brillant professeur de philosophie de l'université parisienne pour en être le Directeur Général et qu'un célèbre homme politique Monsieur De Gaulle l'avait débauché à son tour de la Banque pour lui confier le poste de Premier Ministre : c'était Monsieur Georges Pompidou. Les anciens se rappellent que si 1968 ne fut pas une révolution sanglante, nous le devons entre autre à cet homme extraordinaire de clairevoyance. Bonne chance pour ta scoop ou scic et rappelle toi que des dispositions fiscales favorables pour ne pas dire extrêmement favorables existent actuellement. JPN FDC
Bonjour JPN
Je te remercie de ton message, mais il reste dans des considérations générales et c'est un peu ce que je voudrais éviter. Ici, je cherche à créer un groupe de travail qui rassemble des personnes intéressées par les CAE, les SCOP et les SCIC. Nous pouvons être éloignés géographiquement et avoir des projets différents. Il s'agit d'échanger des informations qui relèvent de pratiques réelles, vécues, afin d'enrichir nos projets respectifs, les rendre plus solides, plus crédibles pour trouver des partenaires. Ce qu'il me faut, ce sont des interlocuteurs électriciens, plombiers, comptables, des personnes du monde de la fabrication, de la production ou des services, qui ont un regard sur leur métier, ont fait des choix et sont capables de parler précisément de besoins, de coûts, d'évoquer tel ou tel problème de développement de leur activité. Ces informations sont nécessaires pour proposer plusieurs modèles d'assemblages d'activités avec une mutualisation de moyens et de compétences pertinente. Merci à ceux qui me lisent, s'ils sont intéressés d'intervenir, s'ils connaissent des personnes engagées dans ce genre de démarche de les solliciter. Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net JPN
Bonjour FDC,
Pour être court et précis, je vous invite à rencontrer vos interloccuteurs par l'intermédiaire des sites suivants : - scic.coop, - societe-coppérative.coop, - scop btp.org, - les.scop.coop, - scop-paca.com, - scop.org, - apce.com, - scop.coop et - wikipedia.org Bonne chance, JPN NB : les dispositions fiscales permettant d'échapper à l'impôt sur les sociétés au taux plein risquent de ne pas perdurer pour les sociétés coopératives au titre de légalité de traitement avec les sociétés industrielles et commerciales classiques. FDC
Bonjour JPN
Je connais la plupart des sites que tu nommes. J'ai choisi Jobétic pour la dimension éthique évoquée. Je pense trouver ici ce que je cherche, il suffit d'être patient. Dans le cas contraire, ce sujet cessera d'être actif et c'est tout. Merci de tes conseils. Bonne chance FDC Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net JPN
Bonsoir FDC,
Nous vous souhaitons de nombreux posts d'internautes avisé(e)s sur la question des scops et autres scic. Et plus si affinités. Bon courage, JPN coles
Bonjour FDC, j'ai plusieurs idées lies a votre sujet pour discuter en prive. email: coles@free.fr
coles
Bonjour, par gentillesse de votre part répondez a votre internautes.
FDC
Bonjour Coles
J'ai envoyé un mail à l'adresse que vous m'indiquiez dans votre premier message le 24 aout. Je m'étonnais d'ailleurs de ne pas avoir eu de nouvelles de vous depuis. Je viens de vérifier le mail est envoyé à la bonne adresse. Comme je vous le disais alors, je suis intéressé à connaître vos idées et impatient de voir ce forum s'animer. Merci de m'avoir relancé. A vous lire, cordialement, FDC Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net Terrien
Bonjour FDC,
Je trouve votre proposition de mise en relation de compétences intéressante. Je pense que c'est une solution concrète et réalisable face à l'enfermement dans le chômage et à l'isolement professionnel. Par contre, je pense qu'il vaudrait mieux, au départ, opter pour une approche moins formelle et moins contraignante financièrement, du type association ou groupe de discussion spécialisé par exemple. Cela permettrait de mettre en place graduellement une organisation viable, en faisant face aux problèmes qui se poseront. FDC
Bonjour Terrien
Effectivement, d'une part la création d'une SCIC est complexe, entre autre à cause du multi partenariat, d'autre part l'approche doit être pragmatique et progressive car une SCIC est extrêmement tributaire de son lieu d'implantation. Connaissant ces difficultés, des organismes comme les CRESS sont susceptibles d'apporter une aide financière pour la finalisation des projets qui leurs paraissent viables (cette aide n'est pas un financement du projet lui-même, mais un financement de l'achèvement de l'étude). Obtenir le soutien d'un CRESS crédibilise les porteurs de projets et facilite leur recherche de partenaires, cela permet aussi de rémunérer l'aide d'associations comme les unions régionales de coopératives dont le savoir faire et les conseils sont précieux pour ces dossiers. Ces aides sont très utiles, seules les coopératives ou les associations peuvent les obtenir. Vous avez raison, le passage par le stade associatif est souhaitable. En fait, dans mon esprit, un groupe de discussion d'abord, ensuite une association. Le groupe de discussion, c'est ce que je cherche à mettre en place sur Internet afin de débarrasser le projet de ses aspects idéalistes, grâce à des échanges fructueux, concrets et suivis avec un nombre suffisants d'interlocuteurs fidèles et impliqués. Pas nécessaire d'être voisins géographiquement, les participants peuvent être eux-mêmes porteurs de projets différents ou en quête de projet, mais chacun doit trouver dans ces échanges un moyen de faire évoluer son idée vers sa concrétisation. Ensuite, lorsque le projet devient plus réaliste, je voudrais organiser avec l'agence pôle emploi dont je dépend une ou plusieurs présentations devant des publics concernés. A partir de ces réunions un groupe de travail local (ce qui n'exclue surtout pas le travail sur Internet) et si tout se passe bien, une association. Arrivés là, je crois que nous commençons à gagner. Comme vous l'écrivez, il s'agit d'empêcher l'isolement, et de garder sa vie à sa main. Vous ne dites rien de votre situation. Comme je l'ai précisé dans mon premier post, je suis au chômage et cela ne me convient pas. J'indiquerai demain quel est mon métier et en quoi il me parait adapté à ce type de projet, ce texte est maintenant assez roboratif. Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net Terrien
Je suis au chômage, en recherche de solution, si possible en synergie avec d'autres personnes, et prêt à participer au groupe de discussion tel que vous le décrivez.
FDC
Voilà, avec un peu de retard, une première présentation.
Vous le constaterez, je n'ai pas de facilité pour ce genre d'exercice. Je crains aussi que, présentant un métier proche de l'artisanat, dans une certaine mesure attendu car les coopératives d'artisans existent déjà en nombre, cela ne détourne des représentants d'autres professions dont les avis et les savoirs et la coopération seront précieux, indispensables. Je viens des arts plastiques, formation des Arts Appliqués puis Beaux Arts. Enseignant pendant quelques années, j'ai ensuite créé une SARL qui a fait un peu de formation initiale, mais a surtout traité des chantiers de décors intérieurs ou extérieurs, éphémères ou durables. Suite à des difficultés persistantes, en 2003 j'ai du fermer ma société. Depuis j'ai travaillé dans plusieurs entreprises, la fin de mon dernier poste a été provoqué par la crise des 'subprime'(?) avec la fermeture du service de R et D auquel j'étais attaché. Le fond de mon travail est devenu de réaliser des formes, des outillages et d'organiser la fabrication ou la production pour la duplication de pièces par estampage ou coulage. Les produits obtenus sont en plâtre, résine ou mortier. Dans le cadre d'une SCIC à pluriactivités je peux créer une micro structure à géométrie variable : > variation saisonnière en production, en fonction des marchés visés(poterie, souvenirs, etc.), > variation plus fluctuante en fabrication, en fonction des chantiers obtenus(staff, modénature, aménagements extérieurs, etc.). Pour cette activité, plusieurs domaines, en fonction par exemple des matériaux manipulés, et plusieurs niveaux de compétences, de la conception à l'exécution. Des formations plus ou moins théoriques selon les aptitudes. Cela n'exclue pas, bien sûr, l'entraide transversale, d'une activité de la coopérative vers une autre. Première esquisse, Merci de réagir, d'exposer votre réflexion. Cela m'intéresse, et pour avancer, il faut que nous intéressions. A vous lire. Cordialement Pour dialoguer en privé, écrivez moi à fdc@jobetic.net | ||
