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Xavier Darcos (ne) dénonce (plus) les entreprises qui ne font rien contre le stress au travail

Le ministre du Travail avait demandé aux sociétés de plus de 1000 salariés de s’inscrire dans son plan d’urgence, faute d’être publiquement montrées du doigt. Les résultats ont commencé à tomber. Mais le ministre a revu sa copie 24h après la publication de la liste des mauvais élèves ...



Xavier Darcos (ne) dénonce (plus) les entreprises qui ne font rien contre le stress au travail
Mise à jour du 19 février

Vingt-quatre heures après avoir publié une première liste d'entreprises classées "vert", "orange" et "rouge" en fonction de leur adhésion au plan d'urgence contre le stress au travail, Xavier Darcos a décidé ce vendredi d'occulter le nom des entreprises classées "rouge" ou "orange".

Explication sur le site ministériel "Travailler mieux" : "A l’issue de la première classification, de nombreuses entreprises classées en rouge (absence de réponse) ou en orange (plan d’action ou projet d’accord en cours mais non finalisé) ont fait part au ministère du Travail de leurs intentions d’engager ou de poursuivre des démarches en matière de lutte contre le stress. Nous nous employons à préparer une nouvelle photographie de la situation des entreprises."











Article paru le 18 février

Xavier Darcos avait annoncé qu’il commencerait entre le 10 et le 15 février à livrer la liste des entreprises qui ont décidé de s’inscrire dans son «plan d’urgence contre le stress au travail ». Et aussi celle des mauvais élèves qui n’ont pas (ou peu) bougé. Les premiers résultats commencent à tomber sur le site du ministère.

Une carte de France par régions permettra de suivre l’évolution pendant l’année 2010. Dès maintenant, les entreprises de plus de 1000 salariés sont divisées en trois groupes : vert, celles qui ont répondu au plan d’urgence, orange, celles qui l’ont fait partiellement et enfin rouge, celles qui n’ont rien fait ou pas répondu.

Dans cette liste figurent aujourd’hui 410 « mauvais élèves » dont, par exemple Aérospatiale Matra Missiles, l’Agence France Presse, ou Picard Surgelés.

Chez les « orange » on trouve parmi 282 entreprises Darty Nord Normandie, Flunch Restaurants SA, Décathlon ou France Télécom qui, on le sait,  est en pleine réflexion sur le sujet après la vague de suicides ou de tentatives de suicide.

Enfin, les « bons élèves ». Parmi eux, la Régie des Transports de Marseille, PSA Peugeot Citroën, ADP GSI France, GDF Suez ou Aéroports de Paris, soit au total, 164 entreprises à ce jour.



10/02/2010






1.Posté par jpn le 18/02/2010 02:51
Bonsoir,

Cette démarche du ministre du travail Monsieur Xavier Darcos n'est qu'"un effet d'annonce" sans lendemain.

Quel pouvoir a t’il sur les dirigeants de ces grandes entreprises ?

Il suffit que certains de ces messieurs menacent de "délocalisation" en raison du « coût du travail » en France pour que nos responsables politiques se mettent à genoux.

Qui dirigent la France aujourd'hui, et bien une petite centaine d'administrateurs des sociétés du CAC 40. Il est bien fini le temps où le Général De Gaulle disait haut et fort que "la Politique ne se fait pas à la Corbeille".

Pour les jeunes générations qui n'ont pas connu le palais Brongniart où les Agents de Change échangeaient les valeurs financières pour des acheteurs et des vendeurs autour d'un cercle appelé la corbeille à la Bourse de Paris.

Lorsque les dirigeants des grandes entreprises françaises ou étrangères se mettaient à jouer contre l'intérêt national, ce Général leur rappelait qu'il n'avait pas hésité à nationaliser l'entreprise Renault en 1945 et à mettre en prison le sieur Renault pour avoir "fait des affaires" avec l'ennemi pendant la guerre de 39-45.

Il leur rappelait qu’il avait créé les comités d’entreprises pour permettre aux salariés de contrôler les choix et les orientations économiques des responsables de ces entreprises, à l’instar des comités populaires en régime soviétique.

Il a même institué des limites fiscales aux amortissements des véhicules de société en prenant le prix de la célèbre DS lorsqu’il constata que les dirigeants économiques se pavanaient en Roll Royce ou grosses voitures américaines.

Les spécialistes se rappellent également une affaire frauduleuse à la fin des années 1960 concernant une entreprise financière faisant appel à l’épargne publique "la Garantie Foncière"qui a ruiné des épargnants et dont les dirigeants et le commissaires-aux-comptes ont écopé de prison ferme.

Aujourd'hui combien de dirigeants de banques, de sociétés d'assurances et d'institutions financières en prison après les affaires de 2008 et 2009 ? Aucun. ....

Les commissaires-aux-comptes qui avaient approuvé les comptes sociaux du crédit lyonnais lors d'opérations financières interdites au Etats-Unis il y a quelques années ayant entraîné des pénalités colossales que le contribuable a dû renflouer, n'ont jamais été inquiétés par la justice française.

Rappelons nous que lors de l’élection présidentielle de Monsieur Sarkozy, la soirée de festivité s’est déroulée au célèbre Fouquet des Champs-élysées sur l’invitation de l’heureux propriétaire. Ce dernier est également membre du conseil d’administration de la société EADS et dont la vente de titres lui appartenant à la Caisse des dépôts et consignations à un cours « sur évalué » tombait sous le coup du « délit d’initié ».

Que nenni , la nouvelle garde des sceaux, proche du Président, a bien travaillé pour freiner une procédure judiciaire en cours puis en lissant le code pénal lié aux affaires afin d’éviter les désagréments « d’une justice rigoureuse pour les délits en col blanc ».

Quel pouvoir réel de nos politiques aujourd'hui ?

Lorsque nos dirigeants politiques "sollicitent" les marchés financiers pour couvrir leurs dépenses de fonctionnement dont l’accroissement suit une courbe exponentielle, nous risquons bientôt d’être à la merci de raideurs qui tenteront de jouer contre l'intérêt national français (voir la Grèce actuellement).

Rappelez-vous les salariés de Continental apprenant la liquidation de leur boite lors de démarches à la sous-préfecture d'Amiens pour obtenir l'aide de l'Etat, et qu’ils avaient " pété un câble " en renversant des tables et des chaises, le procureur de la république avait demandé de la prison ferme !!!

Quelle justice ou plutôt quelle injustice.

Pourquoi faire confiance dans les promesses du ministre du travail, pardon du chômage !

JPN

2.Posté par AurelieT le 18/02/2010 22:40
En ce qui me concerne, je ne suis pas certaine que les grosses entreprises soient celles où on stresse automatiquement le +.

Les petites sociétés sont sans doute celles qui subissent le + la crise actuelle. Ce sont celles qui se serrent le + la ceinture, et où les employés trinquent, lorsque le chiffre d'affaire ne suit plus...
http://aureliet.blog.ouestjob.com/

3.Posté par JPN le 20/02/2010 01:09
Bonsoir AurelieT,

Tu as parfaitement raison de dire que dans les petites sociétés, le stress existe également. Même parfois de façon plus intense que dans les grandes entreprises.

Tout un chacun peut faire le même constat . Il faut toutefois se poser la question du pourquoi ?

Après une expérience de plus de quarante ans dans des entreprises de toutes tailles comme ouvrier, comme employé, comme cadre, comme expert, comme conseiller, mon expérience m'a démontré l'importance des "fusibles sociaux" pour amortir le stress et la violence des relations dans le cadre du travail.

Malheureusement ces fusibles tendent à disparaître aujourd'hui, même dans les grandes entreprises. Vois-tu de quels fusibles il s'agit ?

Ce sont les représentants du personnel : les délégués du personnel, les délégués syndicaux et les élus du personnel au sein des comités hygiène et de sécurité, des comités d'entreprises et des comités centraux d'entreprises.

Leur présence et leur fonction dans les entreprises assurent pour les salariés le moyen de s'exprimer directement avec l'employeur, de parler avec la hiérarchie, mais surtout d'avoir une "oreille" attentive où l'on peut exprimer un malaise, une frustration, un mal-être.

Les salariés ont mis plus d'un siècle pour mettre en place ces structures de représentation des salariés en France. Au départ interdit par les lois de la république, il a fallut de nombreuses luttes ouvrières pour obtenir leurs tolérances par des accords conventionnels puis leurs acceptations légales au début du xx siècle, en 1936 et enfin en 1945.

Depuis les années 1980 de profondes modifications sociologiques, économiques et politiques ont eu des effets dévastateurs sur ces organes de représentation des salariés au sein de toutes les entreprises françaises, grandes ou petites.

Il existe de nombreuses études sur ce sujet mais peu de nos contemporains s'intéressent à ce fait en dehors des responsables de ressources humaines, des universitaires, des dirigeants économiques et politiques.

Une désaffection progressive des salariés pour continuer à faire vivre ces instances représentatives explique entre autre la désyndicalisation de 50% en 1945 à 5% aujourd'hui des adhérents à un syndicat ouvrier.

A contrario, les syndicats patronaux n'ont eu de cesse d'aider presque tous les syndicats ouvriers pour garantir la pérennité du principe du partenariat dans des accords collectifs, des conventions de branches ou étendues. Ces aides sous forme financières se sont faites directement de la main à la main ou plus subtilement par des attributions de "fauteuils" dans les organismes paritaires.

Malgré cela, l'érosion n'a pu être maîtrisé et aujourd'hui la violence dans les rapports sociaux ne peut plus être amortie. On peut voir des salariés détruire l'outil de travail, ce qui était impensable lors des trentes glorieuses. Menaces d'explosion par bonbonnes de gaz ou pollution des cours d'eau, séquestration des cadres ou dirigeants d'entreprises, etc...

Le stress et ses conséquences sur le personnel sont monnaie courante dans les entreprises. c'est la violence retournée contre soi-même. Les auto-mutilations se généralisent, les suicides font la une des journaux. Ces phénomènes sont connus depuis la guerre de 14-18 lorsque la peur, l'écoeurement saisissent les acteurs de ce combat qu'il soit militaire ou économique.

La méthode utilisée en 1917 par la hiérarchie militaire a consisté à fusillé pour l'exemple dans les régiments mutinés selon le principe du dizième. Aujourd'hui, les dirigeants politiques utilisent le principe de la dénonciation avec un certain succès.

Rappelons nous la mise en pature d'un syndicaliste patronal qui s'était opposé à la fusion anpe-assedic afin de préserver le patrimoine de l'association dont il était administrateur et à qui l'on a demandé le détail des transferts de fonds effectués par son syndicat et les bénéficiaires de ceux-ci. Il a dû démissionner et pole-emploi a été créé.
nb : juridiquement, il n'existe aucune obligation légale pour en faire mention ou déclaration quand il s'agit de ce type d'association.

Aujourd'hui même méthode, appel à la dénonciation pour repérer les entreprises où le stress n'est pas "géré".

La solution la plus sûre serait que les salariés déléguent des représentants salariés pour négocier avec les représentants des syndicats patronaux, les solutions les plus appropriées au monde économique et social.

Et surtout que les citoyens cessent de croire que les politiques peuvent "raser gratis" . Le pipeau est un instrument de musique, pas de gouvernement. Sortons du long sommeil de trente ans. Sachons récompenser les vrais"créateurs de richesses", sachons punir les responsables de notre endettement catastrophique qui augmente chaque jour.

JPN


4.Posté par JPN le 22/03/2010 22:41
Bonsoir à tous,

Comme prévu, ce jour du 22 mars 2010 marque la fin de Monsieur Xavier Darcos.

Il faut aller plus loin et mettre fin au règne du roi Nic. Sarkozy.

A bientôt,

JPN

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