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Jeudi 22 Février 2007

Une taxe pour ceux qui refusent de recruter des chômeurs ?

La pénurie de compétences fait rage, nous dit-on. Pourtant de très nombreux recruteurs refusent d'embaucher des demandeurs d’emploi.
Une discrimination larvée qui touche plus de 4 millions de personnes. A quand une taxation des récalcitrants ?



Une taxe pour ceux qui refusent de recruter des chômeurs ?
Depuis quelques semaines, le spectre de la pénurie est brandi à chaque détour de conférence ou d'article de presse. « Nous allons manquer de ressources humaines » clame-t-on de toutes parts. Dans l’informatique bien sûr, mais aussi dans la banque et l’assurance, dans le BTP ou l’hôtellerie restauration et même paraît-il dans l’automobile …

La récente étude de l’Apec publiée récemment est venue confirmer ce diagnostic sans appel : la France manque de bras… pardon de cerveaux, puisque l’étude ne traite par nature que des cadres.

Et pourtant. Lorsqu’on les interroge précisément sur leurs plans de recrutement, la plupart des entreprises rechignent à répondre. Pour preuve, les enquêtes que nous réalisons chaque mois pour un magazine spécialisé dans l’emploi des cadres nécessitent chaque fois des semaines d’enquête, voire de harcèlement téléphonique, auprès d’entreprises très nombreuses.

Sur 120 entreprises contactées en moyenne par secteur – distribution, banques, énergie … - seules 20 à 30 d’entre elles répondent effectivement. Peur de communiquer ou tout simplement ignorance réelle des embauches à venir ?

Ignorance certainement : de nombreux groupes français dont quelques géants très connus ne connaissent même pas les intentions d’embauches de leurs filiales et établissements. Manque d’équipement informatique, absence de stratégie globale, probablement un peu de tout cela mélangé.

Peur de communiquer également : prises entre deux feux – le besoin de faire valoir la bonne santé de l’entreprise et la peur d’un retournement éventuel de conjoncture – elles préfèrent rester discrètes.


Difficile alors d’établir une carte cohérente des compétences recherchées.

Mais alors où est cette pénurie ? « La pénurie se trouve davantage dans les phantasmes des recruteurs qui lisent études et articles de presse que dans la réalité immédiate », dit en substance Daniel Prin, pdg de TMP Néo, agence de communication RH.

Et qui concerne-t-elle ? Les cadres d’abord. Mais pas n’importe lesquels, puisque nous dit aussi la présidente de l’Apec, Catherine Martin : « il existe un risque majeur dans ce contexte porteur. Celui de voir coexister un chômage alimenté par des formations de base insuffisantes, et des entreprises qui rencontrent des difficultés grandissantes pour trouver les compétences dont elles ont besoin. »

En d’autres termes, l’inadéquation entre l’offre et la demande devient cruciale. Mais ce syndrome qui s’aggrave n’est pas le seul responsable de la schizophrénie qui nous guette.

Car les DRH et autres recruteurs suivent une nouvelle mode : ils ne veulent plus recruter les demandeurs d’emploi. Ainsi, le responsable du recrutement d’une grande compagnie d’assurance française l’avoue tout de go : « Pour les cadres expérimentés, nous ne recrutons que des gens actuellement en poste ». Même son de cloche dans la plupart des secteurs, même si les interlocuteurs se font en général plus discrets. Et l’assertion n’étonne ni ne dérange personne. Une sorte de banalité…

Est-ce à dire finalement qu’un chômeur est incompétent ou caractériel ?

A voir les nombreuses polémiques sur les chiffres « réels » du chômage – polémiques que nous relatons régulièrement sur Jobetic.net – nous compterions donc plus de 4 millions d’incompétents et de caractériels en France ? Voilà un bon sujet de méditation !

Et pourquoi parle-t-on quasiment uniquement des recrutements de cadres, ce statut totalement désuet hérité de nos vieux privilèges aristocratiques ? Un statut qui n’existe qu’en France !

Que dire par exemple des armées de techniciens et titulaires de BTS dont les entreprises ont tant besoin ? Entre les discours éternels sur le nirvâna du bac + 5 et la réforme LMD, combien de jeunes ont poursuivi leurs études au prix d’énormes sacrifices pour finalement… se retrouver sans emploi.

Probablement, eux aussi sont des mauvais, mesdames et messieurs les recruteurs?

En tout cas, il nous paraît urgent de prendre ce problème à bras le corps. Les entreprises sont pénalisées lorsqu’elles ne recrutent pas de handicapés. Que dire de celles qui ne font que « taper » dans les ressources humaines de leurs concurrents ?

A quand une taxation des entreprises qui refuseraient d’emblée de recruter des demandeurs d’emploi ?

Ou ajouter le statut de demandeur d’emploi à la liste – déjà bien longue il est vrai – des discriminations combattues par la Halde ?




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Corinne Zerbib


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COMMENTAIRES : Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

1. Posté par Olivier Davoust le 22/02/2007 16:49
salut jobetic.

tout ces débats sur les "pénuries" ne sont que de la masturbation intellectuelle tout simplement parce qu'il faut faire confiance au secteur marchand pour savoir utiliser la moindre opportunité. Or il n'y a pas d'opportunités.

le débat sur la discrimination des jeunes d'origine étrangère - passons le terme - prouve bien que le patronat des années 60 ne se posait pas la question du cv anonyme. Alors qu'aujourd'hui, tout est prétexte a la discrimination, et la liste n'est pas prête de s'arrêter. Tout simplement car on ne peut caser tout le monde.

merci a cet article de nous dire clairement qu'on n'embauche que très rarement des chômeurs pour certains postes. On le savait déjà, mais ce n'est pas inutile de la rappeler.

Après tout, quelqu'un licencié doit bien l'avoir "mérité" quelque part non ? c'est un vieux fond de culpabilisation qui évite de se poser trop de questions.

la solution de la taxe est symptomatique. des taxes sur tout, une suspicion généralisée, voila ce qu'il nous reste de tous ces discours foireux sur la hausse extraordinaire des offres d'emploi dont un certain nombre d'entre nous ne voient jamais la couleur, alignant lettres de refus ou non réponse.

quand à la formation comme réponse à tous nos problèmes, on peut y croire.
la réalité de l'emploi fait qu'il ne sert strictement à rien de former pour la moindre tache ingrate, que l'intelligence des personnes est bien réelle et qu'il s'agit aussi d'une réelle discrimination sans aucune justification selon moi.

Exiger des bac+X ne représente strictement rien, professionnaliser des métiers qui ne demandent pas un simple alignement d'années de présence rassure tout le monde mais contribue au final à une impasse.

Arrêter de discriminer sur la formation, ce n'est pas très tendance en ce moment.
ce qui obligerait des recruteurs dignes de ce nom, non à des gamines sous-payées faisant des croix dans des cases à la sortie de leur dess en gestion des ressources humaines et croyant appartenir à une pseudo élite intellectuelle pour s'etre posées les fesses X années dans un amphi pourri et avoir rabâché les classiques indigents du management.

http://obsdurecrutement.free.fr

2. Posté par Karine Tomasini le 22/02/2007 18:49
Souvent, la discrimination au recrutement n’est pas effectuée au niveau des recruteurs, mais de la Direction ou des opérationnels. Ne nous leurrons pas, le/la recruteur ou Responsables des Ressources Humaines a également le statut de « salarié ». Donc, comme tout autre salarié, il peut craindre pour son poste s’il/elle contredit une décision de son supérieur hiérarchique (la plupart du temps implicite s'il s'agit de discrimination au recrutement). Les recruteurs ont la responsabilité du process de recrutement, mais pas de la décision finale, influée (voire entièrement prise) par la Direction et/ou les opérationnels. Les responsables des ressources humaines et recruteurs sont loin d’avoir tout pouvoir, contrairement aux idées reçues. Tout le monde est concerné dans cette histoire.. Donc n'incriminez pas systématiquement les recruteurs. Soyons honnêtes, le recrutement reflète souvent .. une attitude ou des orientations (implicites) de la Direction. A M. Davoust : Quand aux ’gamines…’ comme vous les appelez tendrement (que vous ont elles fait ?).. elles se battent comme tout un chacun, avec leurs armes... non ?

3. Posté par Gosse de Gorre Thierry le 22/02/2007 21:36
Bonjour Corinne,
Je tiens à témoigner de mon expérience vécue dans le domaine de l'informatique (secteur en pénurie régulière). Licencié éco à 42 ans d'une boîte de télécom parisienne en 2004 je restais 18 mois au chômage et ce malgré une recherche très active. J'avais la désagréable impression que mon statut ne jouait pas en ma faveur. Certaines entreprises ont même joué au jeu de "je t'embauche mais pas tout de suite" en enchaînant les entretiens, 7 au total pour l'une sur 5 mois ! Normal le chômeur peut attendre et a du temps à consacrer.
Au final je profitais d'une relation pour me remettre dans la course (à nouveau un opérateur télécom) mais cette fois-ci à mon compte.
Résultat : au bout de 4 mois une grosse entreprise du secteur de la distribution, secteur dans lequel je n'avais aucune connaissance du métier, est venu me débaucher. J'étais redevenu un gros potentiel. Chercher l'erreur !
Je crois que le chômage c'est comme une maladie, ça fait fuir les autres. Donc moralité pour trouver un job il faut déjà en avoir un. CQFD !

4. Posté par Nicolas le 24/02/2007 14:42
Je ne suis que timidement étonné par cet article qui montre à quel point le décrochage entre les demandeurs d'emploi et les recruteurs est abyssal. On se repasse les compétences d'une entreprise à l'autre selon la technique des vases communiquants, par conservatisme, sécurité, par crainte de prendre un quelconque risque. Et oui, pauvre de moi, BAC+6, spécialiste en Sémiologie avec une expérience en gestion de projets culturels, voici la dernière justification qu'une entreprise a apportée à son refus: "Monsieur, votre CV fait peur". C'était m'attribuer un pouvoir bien démesuré. Mes chevilles n'ont pas pour autant gonflé, bien au contraire, car la peur que j'inspire constitue un frein majeur.
http://masterklaus.typepad.com

5. Posté par Vincent le 27/02/2007 10:08
Tout cela est très simple : 1-2% de croissance du PIB. On l'a vu encore sous Jospin, il suffit que l'économie reparte vraiment pour que les patrons ne puissent plus faire la fine bouche.

Offre/demande : c'est pas plus compliqué que ça.

6. Posté par jean-marc le 07/03/2007 23:15
Il est un aspect jamais abordé qu'est celui de l'incompétence des recruteurs. Depuis que les cabinets de recrutement (au ordre des DRH) et les DRH en entreprisesont les premiers filtres dans le recrutement on assiste de plus en plus à des recruteurs qui n'ont qu'une connaissance limité du poste et des compétences proffesionnelles nécéssaire.

Principalement concerné par les fonctions techniques, j'ai constaté que la tres gande majorité ne sait pas ce que signifie les sigles comme AMDEC, 5S, KAISEN etc qui sont dans les annonces. Les candidats sont jugés sur une qualité d'expréssion écrite puis sur un parait il savoir être. Cela par des personne qui n'ont jamais passé plus de journée complete dans un atelier et qui sont persuadés que tout le monde se gère comme les cadres ou asistantes qui les entourent.

Si le recrutement revenait en premier lieu aux opérationels avant les DRH, il y aurait plus de chomeur de recruté. Les DRH vivent dans leur monde alimenté par le figaro et liaison sociale. Comme nos politique ils sont de plus en plus loin de la réalité des poste à pourvoir.

7. Posté par vanessa le 08/03/2007 18:09
Bonjour,

Bac + 5 RH+6 mois de chômage
Pour revenir à la remarque de Jean Marc sur les véritables compétences des cabinets de recrutement/intérim
Une agence d'intérim vient de m'appeler ,je cite : "pour me proposer un poste tout à fait dans mes cordes: standardiste!"
En sortant d'une école de commerce , même si je ne dénigre pas les standardistes qui font leur boulot (et qui en ont un,elle!), entendre ce type de réflexion ne nous donne vraiment pas envie de rentrer dans la vie active.Cette personne est chargée de recrutement : comment a t'elle fait pour trouver ce job?please Help me?Peut-être faut il faire semblant d'être bête à un entretien, peut être que les bac + X font peur au recruteur (Cf avis de Nicolas)
Trop jeune, trop diplômée, pas assez d'expérience , et j'en passe...dégoûter les jeunes du marché de l'emploi: voilà ce que les recruteurs sont en train de faire aujourd'hui.Pourquoi ne pas donner sa chance à un jeune plein d'entrain et d'idées neuves attendant patiemment sur le marché de l'emploi, au lieu d'engager des chasseurs de tête qui vont passer un temps fou à aller chercher la personne qui correspond EXACTEMENT à la personne qui a été viré precedemment, voir elle aussi débauché par un concurrent.
Quand à la question de taxer les employeurs: pas mauvaises idées mais comme toutes les taxes ,il y aura un moyen pour les détournées.

8. Posté par Hélène le 08/03/2007 18:38
Clap, clap, clap, enfin quelqu'un qui ose - et peut - dire tout haut ce que nous autres ne pouvons que via des blogs que personne ne semble lire... et surtout pas les recruteurs !
Mon BAC+5, on me l'a bien fait comprendre, je peux m'en faire des confettis. Mon expérience n'a aucune valeur puisqu'elle date de plus d'un an... et voilà comment on se retrouve à ne plus rien valoir sur le marché du travail ! De quoi être dégoûté d'avoir fait des années d'études pour se retrouver sur le carreau.
http://ln-wamba.blogemploi.com/la_science_de_la_patience/

9. Posté par Valéry le 09/03/2007 00:58
Merci pour cet article qui me confirme que le film des Inconnus "Les trois frères" n'a rien de caricatural...
"Le problème, c'est que vous êtes actuellement sans emploi."

10. Posté par Michael Weasel le 09/03/2007 12:03
Merci pour cet article.
Mais comment voulez-vous taxer les entreprises qui pratiquent la discrimination de tout poil ?
Vous n'aurez jamais la preuve matérielle du délit, même si on vous le fait comprendre en entretien.
Le refus de recrutement des demandeurs d'emploi n'est pas une nouvelle mode, comme vous le dites. Je l'ai constaté de l'intérieur et de l'extérieur depuis plus de 30 ans. Et tous les conseillers en recherche d'emploi vous disent bien de ne pas avoir de trous dans votre CV, de ne pas prononcer les mots relatifs au chômage dans un entretien, etc.
Plutôt qu'une taxe difficile à appliquer, l'obligation, voire avec un intéressement financier, de recruter en priorité des personnes inscrites à l'ANPE ne serait pas plus efficace ?
La discrimination à l'embauche est avant tout un problème culturel, aggravé par la peur de l'environnement socio-économique, tellement inscrit dans les mentalités qu'il faudra des années pour l'en extirper, sauf à prendre des mesures radicales.
Le monde du travail est un circuit fermé, très polluant, car il produit beaucoup de "rejets". N'en sortez pas, il est très difficile d'y rentrer. Après 20 ans de CDI et un licenciement économique, je n'ai pu obtenir que des CDD intermittents depuis 12 ans.

Quelques phrases entendues :
"Vous cherchez encore du travail, à votre âge ?" (le monsieur paraissait pourtant bien plus âgé que moi).
"Je vois bien, vous avez 30 ans d'expérience, mais qu'avez-vous fait depuis 6 mois ?" (un recruteur trentenaire, répétant cette question plusieurs fois).
Cerise sur le gateau : au téléphone, après une candidature pour un poste à l'APEC (oui, en direct POUR l'APEC) je m'entends dire :
"Quel âge avez-vous ?(...) - Ah, ça ne va pas marcher, en ce moment l'APEC recrute plutôt des gens plus jeunes".
Je vous laisse juges.
Un double discriminé (quinqua en recherche).

11. Posté par Pierre-Olivier le 09/03/2007 18:14
Des entreprises qui recrutent chez les autres bien sûr, mais une fois que la personne est débauchée, il y a un nouveau poste à pourvoir et au bout de la chaîne forcément quelqu'un qui n'était pas en poste qui se fait embaucher. Donc de toute façon quand il y a création de poste il y a forcément de manière plus ou moins directe un chômeur d'embauché. Deuxièmement il paraît normal que les entreprises privilégient des gens au top de leur domaine au moment de leur embauche, et que des jeunes commencent en bas de l'échelon, regardons même dans le monde anglo saxon beaucoup de postes à responsabilité ne sont accessible qu'en ayant gravi tous les échelons même avec un niveau de formation élevé. Enfin vous avez raison de vouloir taxer encore plus les entreprises pour les empêcher de prendre les meilleurs : soyons les plus nuls possibles y a que ça qui marche.
Un étudiant tout juste entré dans la vie active qui a envi que le monde bouge !

12. Posté par Michael Weasel le 10/03/2007 12:36
C'est un peu court, Pierre-Olivier. Un débauchage ne crée pas forcément un emploi, si on fonctionne en circuit fermé par le système des vases communicants. On ira chercher le même profil chez le voisin, et ainsi de suite on reporte le problème ailleurs. On peut même perdre un emploi si un poste n'est pas renouvelé au bout de la chaîne.
Quant à ton jugement de valeur qui sous-entend que les chercheurs d'emploi sont "nuls", il ne fait que rejoindre celui de la meute des bien-pensants à l'abri des discriminations, qui n'ont pas compris la montée du chômage. Quand je dis que c'est culturel !
Sans parler de mon cas personnel, j'ai rencontré de nombreux "nuls" supérieurs, qui ne trouvent pas d'emploi malgré (ou à cause de) leurs qualifications. Tu n'aurais pas à rougir d'avoir un quart de leurs compétences.
As-tu réfléchi au nombre de "nuls" en poste qui bloquent le système, par peur d'embaucher plus compétent qu'eux ? ça existe aussi.
Cessons ce manichéisme simpliste et confortable des bons au travail et des mauvais au chômage. La réalité est plus complexe.
Juste un conseil amical: si tu as envie que le monde bouge, alors commence par changer de mentalité.
Un nul parmi des millions.

13. Posté par Philippe le 11/03/2007 19:02
Salut Jobetic.
Vraiment merci pour tous car nous sommes très nombreux à subir sans pouvoir exprimer nos souffrances , c' est une vraie humiliation quand on sort d' un entretien et qu' on est sûre qu' il y a eu discrimination et incompétence de la part des DRH.
Je ne dirai pas grand chose de plus que les différents intervenants sauf que j' ai vécu un bout de chaque cas d' écrit.
Merci aussi à MICHAEL d' avoir renvoyé le gamin PIERRE-OLIVIER dans ses rangs, je ne lui souhaite pas le quart de ce que je vie en ce moment, après avoir formé pendant trois ans toute une équipe d' une société qui nous a recheté le jeune patron de 23 ans à qui papa à fait un cadeau m' a congédié, il ne veut que du sang neuf( trente trois ans de professionnalisme foutu en l' air par un qui croit que le monde appartient qu' aux riches. BELLE MENTALITE !

14. Posté par Philippe le 11/03/2007 19:16
Il faut obliger les recruteurs à embaucher les chômeurs pour mieux utiliser les aides qu' ils recoivent, car on en parle peu mais pour certains ils sont bien assistés et cet argent n' est pas vraiment utilisé pour la cause prévue.

15. Posté par Didier le 13/03/2007 10:30
Avant tout, félicitations à Corinne pour cet article qui de nos jours ne fait plus couler beaucoup d'encre : changement de mode de communication oblige, mais au moins use les touches de nos claviers.
Je rejoins à 100 % l'avis de Michael Waesel (10/03/2007), je me permets d'ajouter 1 point :
- Chômeur = incompétent ou caractériel ? Attardons nous sur cette interrogation.
La raison d'un départ peut être le fait de l'incompétence d'un supérieur hiérarchique auquel nous n'aurions pas manqué de lui rappeller (sans attendre d'avoir trouvé un autre job ou d'avoir gagné au loto).
Dans cette hypothèse, il y a 1 incompétent et 1 caractériel et bien j'ai choisi ....je suis aussi un nul parmi des millions.
MORALITE: Mesdames et Messieurs qui sont concernés par cet article, attardez-vous d'avantage aux raisons d'un départ, faut-il toujours se taire, s'écraser face à de l'abus de pouvoir ? Dans l'affirmative, il existe un manque de caractère, n'est-ce pas ?

16. Posté par Steph le 23/03/2007 01:33
je suis effaré de constater à quel point cette société tend vers un sadisme deletere et destructeur. nous n'avons plus le droit à l'erreur, à la faille, à être malades, étrangers, humains, ou a simplement désirer pouvoir profiter de ses enfants.
Ce darwinisme à 2 centimes fait peur. Ce qui différencie l'homme de l'animal, c'est bien l'inverse de ça.
j'ai tendance à penser que plus ça va et plus les boites sont peuplées de grands enfants immatures, masochistes ou sadiques suivant leurs roles, qui subissent ou font subir à longueur de journée les dogmes de cette guerre économique absurde, pour se delecter le soir de voir leurs semblables se faire humilier à leur tour dans leurs écrans de télé.
de ce monde là, je ne veux plus.
Je suis chomeur, affreusement caractériel et dégouté, car j'ai été quelqu'un de créatif et dévoué, mais la logique actuelle n'est pas d'être organisé ou productif, mais avant tout soumis.
combien de fois ai je vu des incompétents notoires se voir offrir une promotion parce qu''on les voyait suer le dimanche et perdre enfants et femme, pour la simple et bonne raison qu'ils n'étaient pas foutus de s'organiser.
tout est devenu Com' et com ultra superficielle.
ce pays est le plus grand consommateur de psychotropes.
ne pas m'embaucher, merci, n'en déplaise, parce que moi, on ne m'aura pas au deroxat pour vivre ça.
je veux vivre libre, et plutot mourir que subir.

17. Posté par Sylvain DF le 30/03/2007 09:30
Pour alimenter un peu ce débat, un exemple personnel qui m'est arrivé il y a quelques semaines.

J'ai donc une formation d'ingénieur et suis au chomage depuis septembre 2004 (je ne m'étendrais pas sur les détails et les autres difficultés rencontrées).
Je suis inscrit sur différentes Job board depuis.. depuis... quasiment le début de ma recherche d'emploi. Je met à jour mon profil régulièrement afin de le maintenir dans les premiers. A la suite d'une mise à jour, je reçois un mail d'une grande société, qui me dit qu'elle a mon profil dans ses "favoris" (je ne sais pas exactement les termes pour ce genre de chose côté entreprise) depuis un certain temps. La job board l'ayant prévenu d'une mise à jour, elle m'a contacté directement afin de savoir si j'étais bien maintenant en poste, si celui ci correspondait à mes attentes en termes de salaire, etc. et me proposer un entretien.
J'ai donc, naivement, répondu que j'avais fait simplement un mise à jour de routine afin d'entrer mes derniers "petits boulots" mais que j'étais toujours en recherche d'emploi, que je serais ravi de les rencontrer, etc... bref classique dans les formes de politesse et de mon intérêt pour cette société...

Résultat : je n'ai plus eu droit à aucun entretien, et je n'ai plus de nouvelles de la part de l'entreprise... Plus personne ne repond à mes mails...

Bienvenue dans le monde réel.

18. Posté par billy le 08/04/2007 00:54
terrible ce dernier témoignage.

il me semble que le marché du travail joue son implacable rôle : combien d'offres d'ingénieur chimiste pour combien de diplômés? (un pour dix ??), quel ratio entre tous les bac+5 en gestion culturelle, ressources humaines, communication et les postes exactement correspondants ??

quand un employeur sait qu'il peut compter sur 200 candidatures adaptées à l'année d'expérience près, une simple "élimination des risques possibles" selon des critères du XIXème siècle suffit amplement pour lancer les 3 ou 4 invitations aux entretiens!

ailleurs, d'autres entreprises montent leur propre formation de maçon-coffreur, de hotliner ou de futur consultant ERP car elles savent d'emblée qu'elles trouveront difficilement sur le marché aux salaires proposés.

ensuite il y en a encore d'autres (dont je m'occupe) qui souhaitent se fonder exclusivement sur les capacités et le potentiel des candidats car elles ont compris qu'après une formation en alternance de quelques semaines, avec le "coaching" du manager et le tutorat d'un collègue "confirmé", l'opération se révèle très rentable

dernièrement, à l'issue du processus de sélection, j'ai été (non, nous étions, la RH et moi) heureux de voir une maman titulaire d'un bac et qui reprennait le travail après plusieurs mois d'inactivité ainsi qu'un bac++ en archéologie signer leur CDI pour un poste de conseiller clientèle. aucun des deux n'avaient fait ce job auparavant...

19. Posté par JT le 17/05/2007 18:02
A 59 ans, j'ai travaillé très tôt depuis 1964. Aide familial agricole, devenu conseiller agricole en 1973, j'assure la direction de groupe viande. De 1986 à 1995, je deviens formateur-conseil ....intervenant en compta-paie, gestion, financement.... Mais, depuis 1996 on me rejette continuellement, touchant certes l'ASS en 1999, on me la refuse depuis 2000 et ne touche plus rien. De ces fait, la CRAM rejette mon dossier retraite qui n'a qu'à peine 36 années cotisées...A + sur http://action.antichomage.free.fr
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