« Si c’est pour vous faire de la pub, on saura vous le rappeler », telle est la mise en garde de Pascal Bernard, vice-Président de l’ANDRH, à ses confrères. Car le nouveau label "diversité" est moins une récompense qu’une exigence.
Présenté comme le "prolongement opérationnel" de la Charte de la diversité initiée en 2004, ce label, lancé le 12 septembre par l’ANDRH à la demande de l’Etat, incite les entreprises à faire leur autocritique et à initier des politiques en faveur de la diversité
Côté Graphisme : trois silhouettes qui sautent en l’air, bras et jambes en croix, avec leur tête en guise de point d’exclamation. La diversité c’est fou ! Et surtout payant. Car côté image, les entreprises qui demanderont - et décrocheront - le précieux label pourront ainsi pratiquer un recrutement plus ouvert : elles attireront en priorité main d’œuvre qualifiée et jeunes diplômés, de plus en plus exigeants. Elles pourront aussi, en affichant leur participation au « vivre ensemble » vendre mieux et communiquer aux franges les plus ouvertes de la société. Au fait, militer pour la diversité c’est quoi ? Montrer qu’on s’engage contre les discriminations de toute sorte : âge, origine ethnique, handicap, orientation sexuelle, opinions politiques, religieuses ou syndicales
Il n’y a pas que les entreprises, qui sont concernées. Peuvent aussi postuler : associations, administrations, entreprises publiques… La procédure : déposer un dossier auprès de l’AFNOR, responsable de l’audit. Principaux critères requis : implication de la Direction, motivation des salariés et cadres, et surtout actions en faveur d’un recrutement plus ouvert… L’audit est ensuite remis à une commission mixte, - ANDRH, Etat, syndicats, qui décide de l’attribution du précieux label. L’autorisation, valable trois ans, est renouvelable. La procédure coûtera quelques centaines d’euros aux PME et quelques milliers aux Grandes Entreprises, tarifs à préciser selon le nombre de salariés, le nombre de sites, le niveau d’activité. Pascal Bernard, DRH d’Eau de Paris, âme du projet, annonce 400 candidatures et prévoit déjà de distribuer ses premiers macarons fin 2008.
Présenté comme le "prolongement opérationnel" de la Charte de la diversité initiée en 2004, ce label, lancé le 12 septembre par l’ANDRH à la demande de l’Etat, incite les entreprises à faire leur autocritique et à initier des politiques en faveur de la diversité
Côté Graphisme : trois silhouettes qui sautent en l’air, bras et jambes en croix, avec leur tête en guise de point d’exclamation. La diversité c’est fou ! Et surtout payant. Car côté image, les entreprises qui demanderont - et décrocheront - le précieux label pourront ainsi pratiquer un recrutement plus ouvert : elles attireront en priorité main d’œuvre qualifiée et jeunes diplômés, de plus en plus exigeants. Elles pourront aussi, en affichant leur participation au « vivre ensemble » vendre mieux et communiquer aux franges les plus ouvertes de la société. Au fait, militer pour la diversité c’est quoi ? Montrer qu’on s’engage contre les discriminations de toute sorte : âge, origine ethnique, handicap, orientation sexuelle, opinions politiques, religieuses ou syndicales
Il n’y a pas que les entreprises, qui sont concernées. Peuvent aussi postuler : associations, administrations, entreprises publiques… La procédure : déposer un dossier auprès de l’AFNOR, responsable de l’audit. Principaux critères requis : implication de la Direction, motivation des salariés et cadres, et surtout actions en faveur d’un recrutement plus ouvert… L’audit est ensuite remis à une commission mixte, - ANDRH, Etat, syndicats, qui décide de l’attribution du précieux label. L’autorisation, valable trois ans, est renouvelable. La procédure coûtera quelques centaines d’euros aux PME et quelques milliers aux Grandes Entreprises, tarifs à préciser selon le nombre de salariés, le nombre de sites, le niveau d’activité. Pascal Bernard, DRH d’Eau de Paris, âme du projet, annonce 400 candidatures et prévoit déjà de distribuer ses premiers macarons fin 2008.
'Ce n'est pas une reconnaissance mais une obligation'
L’entreprise ne pourra se reposer ses lauriers : « Avoir été labellisée est un encouragement à aller plus loin. Ce n’est pas une reconnaissance, mais une obligation » a insisté Jean-Luc Vergne, DRH de PSA, entreprise candidate et certifiée "égalité". Décerné pour trois ans, le label diversité impose en effet un suivi régulier et ne sera renouvelé qu’en fonction de progrès avérés.
Dans une société où habiter une "zone urbaine sensible" multiplie par deux le risque d’être au chômage et qu’un simple nom peut vous fermer les portes de l’entreprise, « les DRH ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la diversité », a déclaré Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la politique de la ville.
Pour autant, la démarche ne fait pas l’unanimité, loin de là. A la diversité, notion floue et "sociétale", certains, comme Dominique Sopo de SOS Racisme, opposent celle d’égalité. Idem pour la CFDT. Car rompre avec le principe d’égalité, c’est faire de la discrimination, terme juridique donc défendable devant les tribunaux. D’autres craignent un effet de mode ou notent la lourdeur administrative de la démarche : audit, études des dossiers, interviews, commissions mixtes…
Rappelons enfin que tout cela ne revient qu'à respecter la loi. Car n'oublions pas qu'il est illégal de discriminer. Tout simplement.
Dans une société où habiter une "zone urbaine sensible" multiplie par deux le risque d’être au chômage et qu’un simple nom peut vous fermer les portes de l’entreprise, « les DRH ont un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la diversité », a déclaré Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la politique de la ville.
Pour autant, la démarche ne fait pas l’unanimité, loin de là. A la diversité, notion floue et "sociétale", certains, comme Dominique Sopo de SOS Racisme, opposent celle d’égalité. Idem pour la CFDT. Car rompre avec le principe d’égalité, c’est faire de la discrimination, terme juridique donc défendable devant les tribunaux. D’autres craignent un effet de mode ou notent la lourdeur administrative de la démarche : audit, études des dossiers, interviews, commissions mixtes…
Rappelons enfin que tout cela ne revient qu'à respecter la loi. Car n'oublions pas qu'il est illégal de discriminer. Tout simplement.











