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Emploi
Sombre bilan pour le managementAu moment où les Etats Généraux de la femme se terminent, Tower Watson publie un sondage sur le jugement des salariés des deux sexes concernant leur DG et leur manager direct. Résultat : les femmes sont plus sévères que les hommes. Mais l'enquête révèle surtout un consensus sur un point : le management n'est pas à la hauteur.
Que vaut la Direction Générale de votre entreprise ? Est-elle crédible, reconnaît-elle le talent ? Et votre manager direct ? Est-il efficace, honnête ? Connait-il les difficultés des membres de son équipe ?
A l’occasion de la clôture des Etats-Généraux de la femme, Tower Watson, un cabinet de conseil en ressources humaines, publie les résultats d’un sondage réalisé auprès de mille salariés des deux sexes. L’occasion de noter des différences d’appréciations significatives entre les femmes et les hommes dans leur travail. Et de constater que si les managers devaient être évalués par leurs équipes, mieux vaudrait pour eux qu’ils le soient par leurs collaborateurs que par leurs collaboratrices ! Du côté de la DG, 65% des femmes et 63% des hommes souhaitent lui faire confiance. Mais ils ne sont plus que 39%, (à égalité), pour dire que cette confiance est méritée. En revanche, les salariées sont beaucoup plus sévères que leurs homologues masculins quand on leur demande si la direction « encourage le développement des talents au sein de l’entreprise ». Là, 55% des hommes répondent « oui », mais seulement 45% des femmes. Même pessimisme en ce qui concerne l’éthique des dirigeants : 30% des femmes y croient (contre 35% des hommes). Le jugement des collaboratrices est encore très négatif dès qu’on aborde le cas de leur supérieur direct. Fait-il son travail de façon efficace ? Oui, répondent 49% des femmes (et 56% des hommes). Agit-il «avec honnêteté et équité» ? 38% des femmes seulement ont ce sentiment contre 49% des hommes. Autre indication : l’aspect humain au travail. Les femmes ne trouvent pas que leur manager soit très disponible pour le gérer (43% d’opinions positives contre 47% pour les hommes). De plus, il ne respecte pas trop les sentiments personnels et la sensibilité des uns et des autres. (42% et 48%). Le manager direct n'a pas la cote
En fait, l’un des principaux enseignements de ce sondage se lit entre les lignes. Les domaines dans lesquels la Direction générale et les managers directs obtiennent «la moyenne», c'est-à-dire 50% d’adhésion ou plus, ne sont pas si nombreux : La DG va à la rencontre des salariés (56% et 58%), ou encore se préoccupe du bien être de ces derniers (51% des hommes).
Pour les managers directs (dont un certain nombre de "cibles" des sondés doivent d'ailleurs être des femmes), le bilan est encore plus sombre puisqu’ils n’obtiennent qu’une note au dessus de la moyenne : 56% des collaborateurs masculins estiment qu’ils font leur travail «de façon efficace». Les scores les plus bas concernent «l’aide aux formations possibles en dehors de l’entreprise» (36% des hommes et 30% des femmes), l’écoute des différents points de vue (46% et 40%), l’élimination des obstacles qui empêchent leurs collaborateurs de bien faire leur travail (35% et 30%). Enfin, la plus mauvaise note concerne la capacité de ces responsables à gérer «efficacement les employés ayant de mauvais résultats» : 31% et 26%. Ces managers directs, en prise avec la stratégie de crise au quotidien, n’ont donc pas vraiment la cote et par comparaison, «l’entreprise d’en haut» s’en titre plutôt mieux que «l’entreprise d’en bas». Est-ce-injuste ? C’est en tout cas plus préoccupant que les clivages hommes-femmes. 11/05/2010
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