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Nous constatons une demande croissante pour cette formation. Les stagiaires acquièrent une technicité et un savoir être indispensables pour bien exercer ce métier, précise Karim Benis, le responsable de formation.
De nombreux stagiaires ont déjà un parcours d’aide à la personne mais la professionnalisation du métier les amène à obtenir une qualification reconnue. Certains sont issus de CAP-BEP sanitaire et sociale et sont demandeurs d’emploi, mais on trouve également dans nos effectifs des personnes en Congé Individuel de Formation pour se reconvertir dans ce domaine en plein essor ». Juste un chiffre pour illustrer l'enjeu : plus d'un emploi sur cinq créé en 2006 l'a été dans le secteur des services à la personne (voir notre article sur ce thème, en cliquant
ici !
La formatrice, Karine Dersoir, indique que «
beaucoup de stagiaires ont une expérience qui n'est pas assez signifiante pour faire une Validation des Acquis de l'Expérience. Cette formation complémentaire permet d’obtenir la qualification requise. De nombreux stagiaires issus de cette formation trouvent un emploi dans les CCAS (Centre Communal d'Action Sociale), les organismes et associations de services à la personne. Ceux qui ont déjà travaillé auprès de particuliers retrouvent du travail par ce biais ».
Que faire si l'on est intéressé ? «
N'hésitez pas à pousser la porte de l'Afpa de votre département. Vous aurez tous les renseignements nécessaires pour connaître les conditions d'entrée, les tests et entretiens de sélection, le niveau d'expérience demandé et les moyens de financement ». Après 15 ou 24 semaines de formation, le taux de réussite à l'examen en situation (avec un comédien) devant un jury de professionnels est important, de l'ordre de 80%.
Les rémunérations sont en général basées sur le smic horaire. Les contrats, en général des CDD au départ, évoluent vers des CDI. Mais ceux-ci sont fréquemment à temps partiels.
Certaines personnes peuvent obtenir des salaires beaucoup plus élevées, mais les conditions de travail sont alors différentes. «
Notamment des salariés à temps complet, souvent des femmes. Elles sont présentes pendant plusieurs jours auprès de personnes qui ont besoin d’être accompagnées 24 heures sur 24. Ensuite, elles ont des jours de repos compensatoires. Elles peuvent ainsi gagner jusqu’à 1500€ net par mois. Inconvénient : elles doivent être libres de tout contrainte personnelle ». Les postes d'encadrement d'équipe également sont fréquemment assurés par des personnes qui ont l'expérience "du terrain".
Une chose est sûre : ces métiers considérés trop souvent "petits" – du fait d’un manque de reconnaissance et de rémunération - sont pourtant "vitaux" pour les personnes accompagnés.
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Témoignages de deux stagiaires AVF : les relations humaines avant tout…
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