Le projet de loi sur l'offre "raisonnable" d'emploi est, selon la CFDT, "
injuste car il sanctionnera en priorité les demandeurs d'emploi les plus fragiles, ceux qui restent plus longtemps que d'autres au chômage". Obliger le demandeur d'emploi à accepter un salaire équivalent au montant de son allocation chômage pourrait également selon le syndicat "
conduire à des effets d'aubaine pour les employeurs".
Annie Thomas, vice-présidente de l'Unedic et secrétaire nationale de la CFDT, se dit prête à participer à la définition d'une offre de services de qualité que le nouvel opérateur devra délivrer mais encore faudrait-t-il que "
les obligations du service public de l'emploi soient déterminées et que l'Etat prenne ses responsabilités et donne les moyens financiers et humains nécessaires à la qualité des services publics de l'emploi".
Enfin, la Confédération française démocratique du travail considère "
ce projet malsain car une fois de plus, le chômeur est montré du doigt comme un profiteur potentiel".
Lire notre article : L'offre raisonnable d'emploi : en direct de Bercy