Face à ce panorama affligeant, une nouvelle philosophie du recrutement se fait jour, dénommée Recrutement 2.0. Son postulat de base ? "
Le candidat n’est pas un enfant ", considère David Guillocheau, fondateur de Talent4Jobs et de JobMeeters, et précurseur de la démarche. Le candidat est ici considéré comme un interlocuteur stratégique, qui a droit à la meilleure information sur le suivi et l’évaluation de son dossier.
La mise en musique de cet état d’esprit "novateur" se jouera en plusieurs temps. Sur le site de l’entreprise le candidat peut déjà – par exemple chez Carrefour ou chez Ippon Technologies – passer un certain nombre de tests (personnalité, technique…) dont il recevra immédiatement les résultats. Réussite ou échec, peu importe : le chercheur d’emploi y trouve son compte de toutes façons, puisque le système lui indique ses points forts et faibles et l’aide donc ainsi à améliorer sa démarche ou ses compétences.
Autre piste du recrutement 2.0 : permettre au candidat de rester informé sur l’évolution du traitement de sa candidature dans l’entreprise. En réalité, le système est simple et bien connu, puisqu’il est déjà largement utilisé dans d’autres domaines. Sur Amazon, par exemple, chaque client peut suivre l’évolution de sa commande.
Justement, insiste David Guillocheau, "
n’oublions pas que les candidats sont aussi bien souvent les clients de l’entreprise !" D’où, poursuit-il, l’importance de sortir le candidat de l’effet tunnel qu’il ressent à partir du moment où il a envoyé son CV à l’entreprise. Et, en guise de conclusion à l’intention des recruteurs, il précise : "
La performance du recrutement ne va pas sans l’éthique. Or, l’éthique amène la performance ".
Un discours à suivre dans les faits.
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