Même si certains avant-gardistes lui prédisent
une mort certaine, le CV reste le cœur du système, le sésame pour l’emploi. Et si les règles en vigueur pour la confection du CV traditionnel subsistent – concision et précision – l’arrivée des technologies et surtout des moteurs de recherche informatiques a bouleversé la donne.
Le premier lecteur de votre e-CV sera sans nul doute une machine informatique. Et malgré tout le soin apporté par les informaticiens au développement de ces
moteurs et
bases de données, aucun outil n’est aujourd’hui capable de remplacer l’intelligence et l’œil humains. Du coup, il faudra apporter de nombreuses modifications pour éviter de sombrer au fond d’une base de données. Voici les règles de base :
La taille de l’e-CV importe peu. Bien entendu, pas question de constituer un dossier de 15 pages, comme le font les anglo-saxons. Mais la page A4 n’est plus une limite incontournable. Tout dépend de l’expérience et de la quantité d’information nécessaire pour démontrer vos qualités.
La structure de l’e-CV est fondamentale. Expériences professionnelles, Formation, Compétences, … : chaque chose à sa place. Car les robots informatiques effectuent leurs recherches en ciblant telle ou telle partie du document. L’originalité n’est donc plus un critère différenciant et peut même s’avérer carrément dangereuse.
L’e-CV doit comporter un entête, indiquant l’intitulé du poste recherché ou exercé, suivi d’une petite ligne indiquant les compétences et qualités majeures : autonome, créatif, X années d’expériences en management, …
Toute information doit être explicite. Une évidence ? Pas si sûr. L’intitulé du poste recherché, le métier exercé, le secteur d’activité des entreprises citées, le contenu des missions, … toutes ces informations doivent être exprimées très clairement, avec les termes les plus courants utilisés sur le marché. Par exemple, les jeunes diplômés doivent mentionner l’ensemble des stages réalisés avec les détails permettant de mettre en valeur les compétences acquises.