Et c’est vrai : à lire le détail des prestations de « e-manager start » et de « e-manager business », les deux produits stars du groupe, il est clair qu’à côté, le Big Brother du Meilleur des Mondes, n’était qu’un sourd et muet, doublé d’un mal-voyant. Quelques exemples ? Traqueur sait : gérer « la maintenance et le cycle de vie des véhicules » ; « détecter des anomalies via des alertes (sortie de zone, démarrage moteur) » et, en option, offre un « bouton vie-privée », une alerte en cas d’urgence ou une localisation dans l’Europe entière .
Tout ça pour un abonnement de 13 euros par mois et par véhicule. A quoi il faut ajouter l’appareillage et l’installation, dont le coût n’est pas précisé. De plus, Traqueur est sans reproche, puisqu’il prévient ses futurs clients qu’en vertu des règles de la CNIL ils doivent informer leurs salariés de la mise en place du dispositif.
Est-ce à dire qu’après les délocalisations, les géolocalisations vont prendre le relais pour alimenter les caisses vides des entreprises ? On n’en est sûrement pas (encore) là. Mais vu du côté patronal, en plus des économies promises, ce genre de dispositif ne peut avoir qu'un effet rassurant. A bas les tire-au-flanc, vive la traque aux truqueurs : « Patron, je suis bloqué sur la rocade », ça ne marche plus si le livreur est, en réalité, installé au Bar des Amis entrain de faire son quarté …