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Diversité
Mercredi 10 Septembre 2008
Parité : réussir sa carrière et sa vie de familleLa maternité n’est officiellement plus considérée comme une catastrophe en entreprise même si le salarié idéal aux yeux des employeurs reste toujours un homme de 30 à 35 ans. La salariée enceinte est très protégée par le Code du Travail mais la grossesse reste un sujet délicat sur le marché de l'emploi, et trop souvent un frein à l’évolution de carrière. L'univers du travail n'est pas toujours rose layette...
« Avez-vous des enfants ? Souhaitez-vous en avoir ? » Voilà des questions qui n’ont pas lieu d’être en entretien de recrutements. Pourtant, moult employeur posent ou se posent...
Mais en France, "et à l'inverse d'autres pays européen - le Royaume-Uni notamment, la salariée enceinte est extrêmement bien protégée par le Code du Travail, légalement et financièrement ", considère Karine Tomasini, ancienne DRH et spécialiste du recrutement en ligne. A en croire les nombreux témoignages en la matière, les jeunes mères dédramatisent et font finalement part d'une réaction assez positive de la part de leur employeur à l'annonce de leur grossesse. Même si les responsables des services ne nient pas que cela perturbe l'organisation, ils reconnaissent évidemment la légitimité de la maternité et accompagnent les changements qu'elle entraîne. Nos témoignages d'une jeune maman analyste-programmeur dans une SSII et du directeur du développement social et de l'emploi chez AXA France vont en ce sens également. Reste qu'au-delà des discours et des ressentis, la réalité n'est pas toujours aussi rose. « Pour certains employeurs le candidat idéal reste un homme entre 30 et 35 ans : jeune, dynamique, flexible et sans grossesse possible ! » déplore cependant Karine Tomasini. Il n'est donc guère étonnant que beaucoup de femmes enceintes hésitent encore à faire part de l'heureux événement à leur employeur, a fortiori lors d'un recrutement. Peur de ne pas être sélectionnée tout simplement, d'être mise à l'écart, de se voir déchargée de projets intéressants, d'attirer les foudres de leur employeur, de ne pas retrouver son poste à son retour... Des enjeux importants qui, souvent, terrorisent la future maman à l'idée de « révéler sa grossesse », comme si elle était « en faute » ! « Lors de ma deuxième grossesse, qui est intervenue seulement 2 mois après mon retour de congé maternité, pour mon premier enfant j'étais très inquiète : j'avais peur de donner l'impression de "poule pondeuse non rentable" », se souvient en souriant Peggy J., ingénieur de développement dans une SSII parisienne, qui poursuit. « Tout s'est très bien passé. Je n'ai ressenti aucune pression ni désobligeance de la part de mes supérieurs ou collègues. Je n'ai, par contre, pas exigé les 20 minutes auxquelles j'avais droit » Puis après un temps d'arrêt : « Je ne suis pas particulièrement carriériste. Je ne demande pas de responsabilités. Je privilégie ma vie familiale au travail ! » Enfin, selon certains cabinets de recrutement, lors de l'embauche, des sociétés osent encore proposer des rémunérations 15 à 20% inférieures à celles des hommes sous prétexte qu'ils anticipent leur future maternité ! Lire la suite: AXA FRANCE : « Nous recrutons des femmes enceintes » Une salariée enceinte est légalement bien protégée Jean-Christophe Buchot, Florence Le Goff
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