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Parcours
Jeudi 16 Octobre 2008
Paris-Province : les chemins de la réussiteDidier réussit... en passant par Paris, puis il rebondit en Bretagne ! Christelle, ingénieur chimiste, quitte Paris pour Evreux, où elle rejoint la Fonction Publique. La mobilité, un sacré chassé-croisé : 80 000 acteurs "montent" à Paris chaque année, tandis que 200 000 Franciliens quittent la région Capitale. Témoignages.
Didier monte à Paris et réussit un concours d'ingénieur à 47 ans avant d'aller en Bretagne !
« Après un parcours de 27 ans dans le secteur privé, occupant des postes d’encadrement dans l’informatique et après avoir essuyé les années sombres 1991-94, des périodes de chômage, de reconstruction tant personnelle que technique, je redémarrais une carrière dans la fonction publique en y entrant par la petite porte : un poste tout ce qu’il y de plus modeste d’adjoint administratif. La remise en question fut particulièrement délicate et le moteur de cette démarche ne pouvait être en aucun cas l’argent. En effet, lorsque j’intégrai l’établissement de Recherche au sein duquel j’ai effectué 5 années à ce jour, mon premier salaire était égal à la moitié de ce que je percevais au chômage. Mes finances étaient en deuil mais ma dignité reprenait des couleurs. Je préférais travailler même en étant sous payé que courir de petits boulots en petits boulots. A 47 ans à l’époque, on ne donnait pas cher de ma peau. Au final, c’était presque mieux ainsi. Je commençai cette aventure par une mission administrative dans un laboratoire dans ce qu’était mon métier : l’informatique. Je me donnais cinq ans pour réussir et atteindre un poste de cadre dans la fonction publique et si possible, un poste d’ingénieur. Je dois dire que la direction de l’Institut de Physique du Globe de Paris m’a vraiment donné ma chance. On me confia d'abord la responsabilité d’un projet fonctionnel et technique sur le regroupement de bases de données de gestion financière que je menais à bien dans les délais requis. Puis, fort de cette expérience réussie, mobile et déterminé je proposais mes services à la direction à un poste au département du personnel. Proposition acceptée. J’y menai d’autres projets techniques et fonctionnels et me présentai à un concours de catégorie A sous le vocable d’Assistant Ingénieur. Je réussis ce concours et devins assistant ingénieur ! Et comme la vie n’est jamais en reste je me lançai dans la folle idée de réussir le concours d’ingénieur d’études l’année suivante et de partir en province. Oui, en province ! Pour un provincial, Paris fait rêver. Croyez-moi, quinze années au régime des transports en commun surchargés, sales, souvent en retard ou en grève en font réfléchir plus d’un. N’oublions pas non plus qu’avec un salaire d’employé ou même de cadre moyen de la fonction publique, vous ne pouvez pas vous loger dans Paris intra-muros ! Trop cher, beaucoup trop cher ! Un studio coûte 600 € minimum ! Sans compter la vie chère au quotidien, ce fameux « pouvoir d’achat » qui fait tant défaut au plus grand nombre et profite si bien à d’autres. Alors on se retranche sur la banlieue avec tout ce qu’elle comporte bien entendu… Et puis, le courage, la ténacité et le travail surtout finissent par donner leurs fruits. Cette année, à 52 ans, cinq ans après mon arrivée dans la « grande maison », je suis fier d’avoir réussi ce concours d’ingénieur d’études auquel je n’osais presque pas rêver lors de mon arrivée. Je suis promu au 1er décembre prochain dans une université de province à Rennes 1 au sein de laquelle je vais intégrer le Centre d’ingénierie de ressources multimédia, cellule au cœur même du dispositif des services communs de la fac. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, c’est en Bretagne que je vais pouvoir poser mes valises et donner le meilleur de moi-même, à la fois proche de ma famille et pour une mission qui ressemble farouchement à ce que fut l’un de mes postes dans le privé : l’ingénierie de formation. Tout est vraiment possible, c’est certain ! Il faut se donner les moyens de ses objectifs. Ne pas avoir peur d’être mobile. Accepter de faire des concessions. Provoquer sa chance. Et surtout, préserver ce qui est le plus beau en soi : l’espoir. Didier PIERRE alias DPi Pour lire le témoignage de Christelle, cliquez sur suivant.... Nouveau commentaire :
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