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Diversité

Les 15 jours qui ont secoué les grandes écoles

Dossier



Samedi 9 janvier 2010

Qui va casser le vase clos ?

Au cinquième jour de la bataille, Libération fait le point et titre : « Grandes écoles: briser le vase clos. » « Les grandes écoles, une spécificité française, sont dans la tourmente. Veulent-elles réellement s’ouvrir à la diversité ou rester entre fils de bonne famille ? » se demande Véronique Soulé. « Il n’a jamais été question de quotas et, écrit-elle, dans sa réaction publiée dans sa revue Grand Angle, la CGE fait donc une interprétation lorsqu’elle rappelle son hostilité à «la notion de quotas».
Libération rappelle ensuite une réforme de 2008 dans laquelle Valérie Pécresse a « créé un échelon supplémentaire - l’échelon 0 où l’étudiant ne touche pas de bourses mais est exempté des droits d’inscription et de sécurité sociale - pour les familles qui, étant à la limite des seuils d’éligibilité, n’avaient droit à aucune aide. »
Lire sur liberation.fr



Etudiants et professeurs de droite contre Sciences-Po

Sur le site de L’UNI Dijon, l’organisation universitaire de droite et réputée proche de l’UMP s’insurge contre l’idée de quotas et « soutient pleinement la position de la CGE (Conférence des Grandes Ecoles) » :
« Le seul exemple de système de quota, affirme l’UNI, est celui des « conventions ZEP » de Sciences-Po. Il s’agit d’un échec patent, malgré le battage médiatique qui est fait autour de ce système. Il n’a été adopté par aucun établissement en France ; l’ensemble de la communauté éducative a considéré que c’était un mauvais système et a préféré se tourner vers des politiques d’aide spécifique aux élèves issus de milieux modestes pour les amener au niveau des concours communs. La solution : l’accompagnement de tous les élèves, au plus près de chez eux. »
Lire sur le site UNI Dijon



Vendredi 8 janvier 2010

L’argument américain de Pierre Tapie

Véronique Soulé, de Libération, a interviewé Pierre Tapie, directeur de l’Essec et président de la Conférence des grandes écoles. Réponse à la journaliste qui s’étonne qu’on retrouve les boursiers « surtout dans les établissements les moins prestigieux » et qu’ils soient « moins de 15% dans les très grandes écoles comme l’X, HEC ou l’Essec » :
« C’est vrai. Certaines écoles ont déjà 30% de boursiers parmi leurs candidats, ce qui se reflète ensuite dans les effectifs. Mais à l’Essec par exemple, nous en avons seulement 13%. Que faire pour atteindre ces 30% ? D’après nous, une politique de quotas serait contre-productive. »
A l’appui de cette thèse, Pierre Tapie se réfère à l’exemple américain :
« La Cour suprême des Etats-Unis a d’ailleurs annulé la politique d’«affirmative action» («discrimination positive»). Les étudiants noirs sortant de Princeton ou de Harvard s’entendaient dire en arrivant sur le marché du travail : «Si vous êtes passés par cette voie, vous n’êtes pas si bons»
Lire sur liberation.fr



L’ascenseur social en panne

Les éditorialistes plongent dans le débat. Dans Nord Eclair, Patrick Pépin réclame une relance de l’ascenseur social : « Qu'il soit clair d'entrée de jeu que l'ouverture sociale de l'enseignement supérieur français est une nécessité parce qu'une société harmonieuse ne peut faire l'économie d'une représentation fidèle d'elle-même dans les sphères des pouvoirs.
La machine française à produire des élites fonctionne, dans son acception républicaine, sur un modèle qui date du Premier Empire. La mécanique est toujours la même : un concours sélectif sur le plan des savoirs, l'entrée dans le corps et une sortie triomphale dans la société "(…)
Lire sur nordeclair.fr


François Bayrou anti quotas

Le Figaro reprend les déclarations de François Bayrou sur RMC et BFM-TV : "On ne fait pas de quotas lorsqu'il s'agit des diplômes universitaires, on ne fait pas de quotas lorsqu'il s'agit de ce qu'il y a de plus républicain qui est le concours. Un concours c'est tout le monde à égalité".
Le président du Modem se dit en revanche favorable à la gratuité des concours pour les boursiers
Lire sur lefigaro.fr



La « tempête » vue de Nantes

Le site maville.com ( La Baule) et le journal Presse-Océan se penchent sur la question des boursiers à l’échelon régional, la Loire Atlantique comptant « Dix grandes écoles d'enseignement supérieur ou « succursales » de grands établissements, membres de la Conférence des grandes écoles »
Enquête à Nantes : « C'est un faux problème, une tempête dans un verre d'eau » résume Patrick Chedmail, le directeur de Centrale : « On observe quelques écoles parisiennes et à partir de là, on dit « ce n'est pas normal, il faut plus d'élèves boursiers ». Mais on ne regarde pas ce qui se fait dans les autres grandes écoles, partout en France ».
Polytech aurait 36% d’élèves boursiers, Centrale et l’école des Mines seraient elles aussi « dans les clous » et Audencia serait à16%.
Lire sur presseocean.fr
Lire sur maville.com

Jeudi 7 janvier 2010

Gratuité des concours : Valérie Pécresse paie cash une erreur

« Pécresse recalée », titre lejdd.fr. Le site du Journal du Dimanche commente la déclaration de la ministre sur RTL. Valérie Pécresse a proposé la gratuité des concours aux grandes écoles pour les boursiers. « Problème, explique le JDD, la solution prônée par la ministre existe déjà. En effet, si les concours dans les grandes écoles privées, telles HEC, sont payants, ceux cités par Valérie Pécresse (Normale Sup et Polytechnique) sont déjà gratuits pour les boursiers. »
Réaction immédiate du côté de « l’équipe de Jean-Paul Huchon », qui s’apprête à en découdre aux régionales en Ile-de-France avec la tête de liste UMP : "Valérie Pécresse est prise en flagrant délit de méconnaissance des dossiers »
Lire sur lejdd.fr


L’impitoyable entonnoir

Le site slate.fr publie un article déjà mis en ligne en mars dernier. Monique Dagnaud, sociologue et directrice de recherche au CNRS, analyse « le désarroi de la jeunesse française ». Des réflexions prémonitoires ?

« A vingt ans les dés sont jetés, explique notamment Monique Dagnaud. La promotion au mérite dans l'entreprise, à la débrouillardise, le «yes we can» («Oui, nous pouvons») de l'optimisme américain sont réservés à ceux qui vraiment n'ont pas pu faire autrement : et de toute façon ils n'iront guère haut dans l'échelle sociale (...)
« Le système d'enseignement, poursuit-elle plus loin, est organisé pour sélectionner une petite élite, dont la plupart des membres seront passés par la filière des classes préparatoires: soit environ 5% d'une classe d'âge. Ceux-ci trouveront (presque) à coup sûr une place dans une plus ou moins grande école et pourront réaliser leur rêve car, en France, un diplôme d'une école prestigieuse ouvre toutes les portes (...)
Pour elle, le système d’enseignement « fonctionne comme un impitoyable entonnoir au service des enfants des couches intellectualisées. »
Lire sur slate.fr


« Il y aura un concours pour les riches et un pour les pauvres »

Le site educpros.fr, du groupe l’Etudiant, a interviewé Hakim El Karoui, président et fondateur du club du XXIe siècle, qui réunit les élites issues de la diversité.

« Il faut aller vers plus de boursiers en grandes écoles, c’est une évidence. Mais je ne suis pas favorable aux quotas. Si l’on veut 30 % d’élèves boursiers à HEC, l’ENA ou Polytechnique, avec la méthode des quotas, cela signifie de fait qu’il faut mettre en place un concours parallèle.
Par exemple, Polytechnique garderait les 400 premiers reçus à son concours et irait chercher ensuite les boursiers dans les rangs suivants. Il y aura donc un concours pour les riches et un pour les pauvres, fondé en outre sur un critère assez fluctuant : celui des bourses. »
Lire sur educpros.fr


Et les boursiers journalistes ?

Sur rue89, Pascal Riché pose la question : « A quand 30% de boursiers dans les écoles de journalisme ? » « Dans l'une des meilleures écoles de journalistes, l'ESJ, écrit-il, on compte par exemple 22 élèves boursiers sur 136. Dans l'autre, le CFJ, on en compte 17 boursiers sur 81 étudiants. Soit 16% chez la première, 20% chez la seconde : ce n'est pas honteux, mais pas grandiose non plus. »
Rue 89 rappelle que le programme la « Chance aux concours » propose « de préparer des étudiants boursiers aux concours des grandes écoles de journalisme reconnues par la profession (CFJ, ESJ, IPJ, Sciences Po, CUEJ, CELSA etc.). »Des journalistes aident bénévolement, le samedi après midi, des candidats boursiers, qui peuvent aussi visiter des rédactions.
Lire sur rue89.fr

Mercredi 6 janvier 2010

Alain Minc et François Pinault s’indignent

« Autodidacte et major de l'ENA, entrepreneur et intellectuel, capitaliste et technocrate – ce que nous sommes –, nous avons eu le même réflexe d'indignation.
Comment peut-on dans la société contemporaine être aussi réactionnaire ? Comment croire que le niveau des concours doit être intangible afin de fixer à jamais une hiérarchie entre jeunes Français à l'âge de 20 ans ? »
Lire sur lemonde.fr

L’Unef veut un débat national

« L'Unef, première organisation étudiante, a appelé mercredi le gouvernement à ouvrir "un débat national sur la place et le rôle des grandes écoles dans notre système d'enseignement supérieur", après la polémique sur l'accueil de 30% d'étudiants boursiers en leur sein. »
Lire sur lefigaro.fr

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07/01/2010





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