Mercredi 19 Novembre
JOBETIC

Votre job en pratique


Coaching
Jeudi 31 Juillet 2008

Le talent : inné ou acquis ?

Tribune libre.

Le talent : déterminisme ou génération spontanée ? Ni l’un ni l’autre, affirme le psychologue Jöel Kaddour. Le talent n’appartient pas au candidat. Un collaborateur de talent a besoin d’une entreprise talentueuse.



Joël Kaddour
Joël Kaddour
"Aucun système de classification ou d'évaluation générale ne saurait prédéterminer," les voies qui font que chacun découvre ou enterre son talent. Cette simple phrase, lue sur le blog du CEPIG, Centre d’Etudes de Psychologie Individuelle et de Groupe, pourrait passer inaperçue. Mais dans ces quelques mots, réside la véritable interrogation mettant au défi les outils et les conceptions des professionnels du talent.

D’un coté, nous avons les tenants d’un déterminisme du talent. On peut évoquer des pratiques du siècle dernier en URSS qui consistaient à repérer les futurs talents dès l’école maternelle, décidant du destin olympique de très jeunes enfants. Mais il y a quelques années, un avocat maintenant président, proposait que l’on dépiste, dès la maternelle, les futurs délinquants (et, non, ce n’était pas en URSS). Je ne veux pas de cet extrémisme là !

De l’autre coté qu’avons-nous ? Si le talent n’est pas déterminé, procède-t-il par génération spontanée ? « A star is born » à 20h50 « vu à la télé », et si tel est le cas, disparaitrait-il aussi facilement qu’il est apparu ? « le talent temporaire » avocat de l’activité précaire » !
Je ne veux pas non plus de cet extrémisme là.

Mais alors, le talent : déterminisme ou génération spontanée ? Ni l’un ni l’autre… et entre les deux non plus.

Je me souviens d’un épisode de Maya l’abeille et d’une fameuse réplique de son ami Willy : « si tu poses une question stupide, ne t’attends pas à une réponse intelligente ». J’aurais plutôt tendance à dire « il n’y a pas de mauvaise réponse, il n’y que de mauvaises questions ».
Car c’est bien là que réside la solution : changer notre regard sur le talent pour oser de nouvelles questions. Nous portons trop notre regard sur le candidat idéal, la perle rare qu’il nous faudrait chasser, le candidat magique qui va développer l’entreprise (et puisque ce candidat est perçu comme magique, il arrive que les méthodes pour l’évaluer le soient tout autant).

Le talent n’appartient pas au candidat. Un collaborateur de talent n’existe que s’il existe, avec lui, une entreprise de talent.

Avoir une approche talent implique nécessairement de changer certaines habitudes héritées des temps où l’on faisait porter aux seuls collaborateurs la responsabilité de leurs échecs et de leurs succès.


Approche concrète

A la recherche des X-men and women
A la recherche des X-men and women

Pour l’entreprise

Certaines entreprises pensent qu’il est parfois nécessaire de « relancer la machine » pour dynamiser l’activité en apportant du « sang neuf » et en cherchant, à l’extérieur, les talents qu’elles ont parfois dans leurs murs. D’autres au contraire ont adopté une véritable GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences), elles proposent de réelles possibilités de promotion interne car elles savent que « relancer la machine » n’est obligatoire qu’à défaut d’avoir su faire « monter en régime » le talent de nos collaborateurs. Lorsqu’elles recrutent, elles le font dans une approche globale du capital humain de l’entreprise.

Pour les candidats

Certains collaborateurs se sentent pleins de talents, au point qu’ils se sentent à l’étroit dans le poste qu’ils occupent. Parfois un peu rapidement, il leur prend l’envie de trouver un autre employeur dont l’entreprise sera à la hauteur de leurs talents. D’autres ont compris que s’ils sont pleins de talents, c’est peut-être aussi grâce à cette entreprise qui, d’une façon ou d’une autre, leur permet d’exprimer ces talents. Ils seront plus vigilants car ils savent qu’ils ne détiennent pas, en eux, toutes les clés de leur talent et que dans une autre entreprise ils peuvent s’avérer juste compétents.

Pour les recruteurs

Certains cabinets de recrutement proclament haut et fort qu’ils ne font pas de coaching, pas d’accompagnement, pas de consulting : ils ne font que du recrutement et ils le font bien. D’autres cabinets considèrent que le recrutement n’est qu’une étape dans le Talent Management et qu’il y a en amont tout un service de conseil et de diagnostic et, en aval, tout un service d’accompagnement. Pour ces cabinets, il n’y a qu’à cette condition que l’on peut travailler sur LA rencontre entre une entreprise et un collaborateur : la rencontre nécessaire à l’émergence du talent.

Pour un collaborateur qui stagne dans une entreprise, il peut être vital qu’il aille voir ailleurs. Pour un cabinet de recrutement clamer que le coaching, le consulting et le recrutement sont 3 métiers différents est une réelle position stratégique. Mais, dans l’ensemble, une approche talent est différente d’une approche classique de recrutement et, si nous voulons faire du talent autre chose qu’un joli mot, il faut que les professionnels du talent reconnaissent la spécificité de leur approche.

Et après tout, tout ceci ne se résume-t-il pas en une seule phrase : faire passer les ressources humaines d’un statut de « fonction support » à une véritable position de fonction stratégique pour l’entreprise.

Joël Kaddour


Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Plus Plus    Moins Moins


COMMENTAIRES : Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

1. Posté par Davies William le 01/08/2008 16:55
Monsieur,

Vous quel est votre but ?

Une entreprise doit elle passez tout son temps à marcher en sens unique ?

William Davies.

2. Posté par Joël le 03/08/2008 11:17
Monsieur Davies

Votre question : "Une entreprise doit-elle passer tout son temps à marcher en sens unique ?"
Ma réponse : Non. Le seul sens de la marche qui vaille pour une entreprise est celui qui lui permet de développer ou pérenniser son activité ..... et cette marche est loin d'être à sens unique. Il arrive même qu'une entreprise doive accepter de faire une pose dans "sa marche" pour stabiliser son développement et avancer par paliers. Par contre, une entreprise doit passer tout son temps à se préoccuper du sens de sa marche ; c'est justement ce qui est proposé dans une approche Talent, avec deux points clefs : (1) Le profil de poste est réintégré dans une approche fonctionnelle, quelle est la fonction du poste dans la stratégie de l'entreprise ? (2) la personne qui va occuper ce poste ne détient pas en elle toutes les clés pour occuper ce poste avec Talent.
Autrement dit, là où on pourrait avoir la préoccupation unique "de recruter pour un poste", je propose au contraire d'ouvrir des perspectives et de multiplier les opportunités, pour les entreprises comme pour les candidats au poste. Marcher "en sens unique" reviendrait à proposer aux entreprises " Vous avez un poste x libre donc embauchez un candidat de type x".
Si nous revenons à l'article, ma proposition est la suivante , " vous avez un poste x libre donc ...
1) analysons ensemble la fonction du poste dans l'évolution de votre entreprise (et il peut arriver que le poste à pourvoir soit redéfini en x' ou en y)
2) regardons parmi vos collaborateurs ceux pour pourraient exprimer leurs talents à ce poste (et ceci est facilité si la GPEC et la formation sont optimisés dans cette entreprise)
3) parallèlement, regardons en dehors de vos murs quel candidat pourrait exprimer son talent à ce poste
4) accompagnons la personne placée à ce poste pendant plusieurs mois pour que LA rencontre se produise et que cette personne exprime tout son potentiel.
Si une approche propose donc de rompre avec la marche en sens unique, pour réintroduire l'interrogation continue, la mise en perspective et l'ouverture d'opportunités, c'est bien l'approche Talent .... et je suis navré si mon article a pu vous laisser croire le contraire.

Votre question :"Vous quel est votre but ?"
Ma réponse : Pour moi le "problème de l'emploi" (qui pénalise les salariés ET les entreprises) n'est "pas que" un problème macroéconomique qui se réglerait à coup de subventions, d'exonérations et de législations. Le problème de l'emploi est avant tout un problème humain, parce que c'est un problème pour vous, pour moi et pour ceux qui nous entourent. C'est aussi un problème humain parce que chacun de nous, en tant qu'individu, avons en nous des solutions. Je veux remettre l'Homme au coeur de l'entreprise parce qu'il en constitue la base mais doit aussi en être la finalité. Je suis pour la rentabilité et le profit des activités du secteur concurrentiel parce que la rentabilité et le profit doivent permettre la création de nouveaux emplois et ainsi enclencher des cercles vertueux. La première chose à faire est selon moi de redonner aux Ressources Humaines toutes leurs lettres de noblesse. Il fut un temps ou ce mot me séduisait. Quel joli mot, parler ainsi des ressources de l'Homme de ses potentialités ...; puis je me suis rendu compte que "Ressources Humaines" c'est comme dans ce vieil épisode de la 4eme dimension "To serve man", tout le monde croyait que c'était un livre pour "être au service de l'homme", ... alors qu'il s'agissait d'un livre de cuisine. Actuellement lorsque nous parlons des ressources humaines nous ne parlons pas des ressources de l'homme, mais des ressources que constitue l'homme, comme l'on parlerait d'une matière première, des ressources en bois de nos forêts ( SIC!).
Mon but est donc affirmé en conclusion de mon article (comme souvent dans un exercice d'écriture) : "faire passer les ressources humaines d'un statut de « fonction support » à une véritable position de fonction stratégique pour l'entreprise".

j'espère avoir répondu a vos questions, sinon, n'hésitez pas à prolonger l'échange ou à me contacter directement
joel.kaddour@univ-nancy2.fr

3. Posté par Artid le 22/08/2008 23:32
BRAVO M. KADDOUR.
Depuis quelques temps, je pense sérieusement qu'il serait préférable de remplacer l'appellation ressources humaines, par VALEURS HUMAINES.
Ca aurait plus de sens, parce que si nous fixons pour but au travail d'en vivre, nous savons aussi tous, que vivre ne consiste pas seulement à se nourrir, ni seulement subvenir à des besoins primaires.
L'être humain a évolué à ce point qu'il a découvert et développé des besoins de plus en plus élaborés, comme celui notamment de s'épanouir.
Il est donc contraint de gérer naturellement ses propres ressources et/ou de s'y faire aider, tout en sachant que ce n'est pas la contrainte qui le conduira à l'épanouissement.
Qu'est ce qui mène l'homme à son épanouissement ?
Le plus simplement du monde, ce sont les valeurs qu'il attribue à toute chose et à tout être.
Donc, à quoi bon s'en tenir aux ressources humaines, si finalement elles ne contentent que des besoins élémentaires, sans tenir compte de l'évolution spontanée de l'homme à vouloir s'épanouir ?
Je suis prête à parier que la motivation et l'implication de l'homme à développer savoir-faire et savoir-être, pour le plus grand bien de tous, se trouverait très réconforté si enfin on s'employait aux valeurs humaines plus qu'à tout autre chose.

4. Posté par lacaille sylvain le 04/11/2008 22:25
J'ai toujours beaucoup de difficultés à comprendre les personnes qui utilisent des termes et qui écrivent sur ceux-ci sans pour autant prendre le temps ou penser à le définir !
Que mettez-vous derrière le terme Talent ? En proposez-vous si ce n'est une définition définitive, du moins un environnement notionnel stable et circonscrit ou devons nous échanger sur un vocable flou, un "mot valise" ?
Merci de votre réponse, cordialement
Sylvain Lacaille

5. Posté par Joël KADDOUR le 05/11/2008 09:15
Merci pour votre commentaire, .... oh combien justifié. Je vous comprends parfaitement, il est parfois très compliqué de s'y retrouver derrière les termes utilisés par "ces personnes". Mais c'est parfois (souvent) beaucoup moins compliqué qu'il n'y parait. Il suffirait par exemple de "prendre le temps" de saisir le mot clé Talent dans la barre de recherche de ce même site pour découvrir un article qui date de plus d'un an et réédité en avril 2008 " Le talent kezako ? ". Il ne s'agit peut-être pas de ce que vous qualifiez d'un "environnement notionnel stable" (entendez-vous par là réseau nomologique?) , mais il s'agit néanmoins d'une approche définitoire. La définition par compréhension que je propose dans cet article est plus propice à susciter les échanges et la réflexion d'une communauté pour qu'elle construise, elle même, sa définition (une définition communément élaborée et communément partagée). Elle me semble en tout cas le préalable à une définition par extension.

C'est une question de goûts, sans doute, mais j'ai un peu de mal avec les phrases du genre " les personnes qui" ;-) Votre commentaire portant autant sur ma personnes que sur mes propos appelle sans doute une réponse personnelle :
Pour moi, Il n'y a pas d'un coté un auteur qui sait et de l'autre un lecteur qui apprend : c'est ensemble que nous co-construisons notre connaissance. N'attendez pas de moi que je "définisse-définitivement" le Talent et tous ses composants. Si vous voulez "prendre le temps" nécessaire à cet échange, googlez le titre de cet article ("Le talent kezako" ) et vous trouverez un mémoire d'étudiantes de Dauphine qui utilisent et prolongent mes propos. Utilisez ce mémoire et prolongez ses apports en rédigeant, à votre tour, des éléments de cette définition communément élaborée. ..... vous comme moi ne sommes que des maillons de notre connaissance, apportons chacun notre pierre et notre grain de sable.

j'espère avoir répondu a vos questions, quoi qu'il en soit , n'hésitez pas à prolonger l'échange ou à me contacter directement joel.kaddour @ univ-nancy2. fr

Bien cordialement

Joël

6. Posté par lacaille sylvain le 12/11/2008 22:17
Merci de votre réponse ... mais je reste un peu sur ma faim ou ma fin !!
Vous tournez en rond jeune homme, mes étudiants aussi écrivent des mémoires où je relève beaucoup de contresens ou d'erreur sémantique comme celle qui vous fait comparer le sens d'un même mot entre 1792 et 2008 !. Relisez avec profit F. de Saussure et Chomsky pour y comprendre que le contexte socioculturel du moment impacte le sens des mots (désolé, je résume).
J'ai lu votre article avec beaucoup d'attention mais je n'y ais trouvé qu'une tentative de distinguer le talent des compétence sur la base d'une définition "étroite" des compétences (étroite n'étant pas ici une critique de l'esprit de son auteur mais un champ restreint de référence conceptuelle). Vous réfléchissez en psychologue ! (et votre référence à la nomologie le prouve, bon-sang mais sortez de vos coeficients de corrélation statistiques ! ) et ouvrez-vous aux autres disciplines et vous y trouverez des conceptions qui obèrerons toute distinction entre des termes que vous jugez différents.
Quant à penser que le bilan de compétences ne permet pas de révéler ce que vous appelez des talents, c'est bien mal connaitre ce dispositif dont la pratique quotidienne dément vos affirmations.
Je vous engage à lire un excellent article de Yves Schwartz intitulé "les ingrédients de la Compétence" il vous éclairera sur une autre approche du terme.
Quant à l'expression "il faut être la bonne personne, au bon endroit, au bon moment", on frôle le plagiat et mon camarade A. Meignant dans "Manager la formation" qui lui, cite ses sources (anglo-saxones) s"amuserai beaucoup à vous lire (ses écrits dates de plus de 12 ans) et concernaient la notion de ...compétences au sens de la GPEC !
Si le talent existe en temps qu'objet d'étude, il doit pouvoir se circonscrire , s'évaluer ? Sur quelle base celà vous semble-t-il possible, à l'aune de quel référentiel ?
A vous lire bientôt
Cordialement
Sylvain Lacaille

7. Posté par Joel KADDOUR le 13/11/2008 18:44
Monsieur, vous me dites "(désolé, je résume)", je vous en prie ne soyez pas désolé de résumer, dans ce format d'échange c'est bien naturel... mais en ce cas ne m'en tenez pas rigueur.
En tout cas, grand merci à vous ! Vous pointez fort à propos la différence entre 'le mot' et le 'sens du mot' et l'article dont nous parlons [http://www.jobetic.net/Le-Talent,-Kezako-_a597.html] affirme justement cette différence.
L'introduction de l'article parle du "mot" elle le présente comme étant partout, dans toutes les campagnes (le mot campagnes ayant plusieurs sens,... bien entendu, cela s'appelle un jeu de "mots") elle énonce même "le mot est à la mode".
Je rappelle ensuite, dans cet article, que pour être à la mode le mot n'est pas nouveau, et j'invite, justement, à réfléchir au sens que nous voulons lui donner ici et maintenant, dans notre contexte socioculturel.
Vous le voyez (sans doute) il ne s'agit pas d'un "contresens", puisque je ne fait que poser l'histoire du mot pour pointer la nécessité de lui donner sens. J'aurais aimé être de vos étudiants, nul doute qu'ils ont acquis à vos coté sinon un esprit critique, au moins un esprit critiqué... mais j'ai été à bonne Ecole, je vous remercie.
Je m'interroge toutefois, pourquoi tenez-vous tant à faire des généralités et à enfermer les personnes dans des cases. Après le regrettable "les personnes qui" du précédent commentaire, vous m'interpelez par un "Vous tournez en rond jeune homme".

Puisque vous êtes si sensible aux mots et à leur sens, quel sens dois-je attribuer à cet attribut de "jeune " que vous souhaitez coller à un auteur et par là même à ses mots ?
Si, pour vous plaire, j'acceptais cette étiquette, comment pour la valider devrais-je vous qualifier en retour, "vieil homme" ? Non, je ne crois pas que le sens du mot porte uniquement sur l'attribut de l'âge. Peut-être attribuez-vous au mot jeune le sens de « inexpérimenté », voire non pertinent ? Je ne pense pas non plus cela nous engagerait vers une interpellation du genre "on ne coupe pas la parole aux adultes" ou "lève le doigt avant de parler".... Soit, je n'ai donc pas de sens, dans ce contexte, à donner à ce mot. Mais puisque c'est ainsi que vous m'identifiez, je vais faciliter l'échange en validant votre propos au sens littéral, j’ai 36 ans et je l’avoue quelques fausses dents.

Je réfléchis en psychologue, soit, merci du compliment. Mais, là encore, j’ai quelques difficultés à suivre votre propos. Vous m’exhortez à sortir de la nomologie et de la corrélation et vous m’appelez en même temps à circonscrire, évaluer et définir un référentiel !!! Je suis limité dans mes outils et je vous en prie éclairez moi de votre savoir : comment circonscrire évaluer et définir le référentiel d’une notion sans constituer le réseau nomologique d’un concept ???

Sur un point quand même je fais mon mea culpa. Vous avez raison, et honte à moi, je n’ai pas attribué la paternité de "il faut être la bonne personne, au bon endroit, au bon moment" à Monsieur Meignant. J’ai eu l’extrême naïveté de croire que cette phrase était d’un usage si courant qu’il ne m’était pas nécessaire de vérifier si quelqu’un l’avait écrite avant moi.
Quel sot je fais, je suis vraiment un jeune homme. Encore une fois, grand merci à vous pour cet avertissement : que toutes les personnes qui utilisent la phrase "il faut être la bonne personne, au bon endroit, au bon moment" se le tiennent pour dit, vous ne pouvez pas utiliser cette phrase en parlant de compétences, de talent ou de recrutement sans citer son auteur premier …. Mais, au fait, avons-nous identifié cet auteur premier ? Diantre, petit scarabé que je suis - je men avoue incapable. S’il vous plait, aidez-nous, je vous en prie, à identifier l’auteur premier de cette phrase « the right person at the right place at the right time »

Nous pouvons si vous le voulez continuer à échanger sous cette forme qui ressemble de plus en plus à une joute verbale (j’aime assez cet exercice).

Mais nous pouvons aussi hors de ce site avancer ensemble sur ce concept pour proposer à ceux qui lisent nos échanges un nouvel article grandement amélioré par vos apports. Je suis sincèrement très heureux de vos commentaires qui, je n’en doute pas, font progresser notre réflexion.
Je suis d’accord avec vous définissons le talent !
Mais je ne peux m’empêcher de terminer en vous chatouillant encore un peu :

Cher vieux monsieur, cher jeune homme, ou cher homme sans âge, comme il vous plaira, je comprends à vous lire que vous soyez resté sur votre fin.

8. Posté par sylvain lacaille le 13/11/2008 19:31
La encore vous voyez la notion de référentiel sous un angle restreint (à celui de la psychométrie). Les référentiels de compétences sur lesquels s'appuient les sciences de l'éduaction et/ou les entreprises (pour ne citer que ces champs théoriques) ne répondent pas aux mêmes critères d'élaboration et sont tout de même des référentiels au sens pratique et fonctionnel du terme.

Je n'ai pas de temps ou d'énergie à perdre dans les joutes verbales aussi vais-je à l'essentiel. Excusez-donc mon style direct, on me reconnait souvent le défaut de manquer de langue de bois. Ne perdez donc pas votre temps à des excès de mea culpa ou tolérrance bienveillante et dites-moi pourquoi vous ne répondez pas sur les autres approches disciplinaires.

Le "jeune homme" ne faisait référence qu'à Cyrano de Bergerac et à sa "tirade du rez" et n'était qu'un amical clin d'oeil. Mais votre réaction me laisse prenser que vous l'avez pris ai 1er degré et je vous prie de m'en excuser !! Et puis, ne dit-on pas : "aux ames bien nées .."?

Pourquoi poursuivre hors de ce site ? de la contradiction peut naitre ...chez les autres aussi, une évolution des conceptions, des réflexions et des pratiques.
Cordialement
Sylvain Lacaille

9. Posté par Joel KADDOUR le 14/11/2008 12:03
Merci, à vous
" pourquoi vous ne répondez pas sur les autres approches disciplinaires. " ... peut-être simplement parce que je ne m'en reconnais pas la compétence ;-)
Il m'est déjà difficile au sein de ma discipline de cerner les limites de la notion de talent et du concept de compétence(s) .
Je pense que l'interdisciplinarité ou la transdicsiplinarité n'ont de sens que s'il existe une maîtrise intradisciplinaire du sujet, sinon nous courrons le risque de la dilution des savoirs au lieu de bénéficier d'une synergie des connaissances...... je reste par exemple dubitatif sur l'interdisciplinarité dans les sciences cognitives .... le pari a-t-il été gagné ? ... je n'en suis pas certain .... mais ceci est une autre histoire (quoique).

Pourquoi poursuivre hors de ce site ? de la contradiction peut naitre ...chez les autres aussi, une évolution des conceptions.

J'en suis certain, mais vous le voyez notre contradiction peut aussi ne pas être comprise. Nous faisons tous deux la part des choses entre nos petits pics et la discussion de fond, mais j'ai reçu un message d'un ami ce matin me disant "alors on se fait un troll universitaire sur jobetic !" .... en prolongeant ce format je ne suis pas certains qu'on serve les lecteurs.
Nous atteignons la limite de l'utilisation de la zone "commentaires ".

Par contre, je pense que la rédaction de Jobetic serait intéressée pour que nous prolongions nos échanges sur ce site ... mais dans un autre format.
je vous propose la chose suivante : j'ai rédigé 2 articles qui , à juste titre, provoque vos réactions ... c'est normal c'est fait pour ;-) Ma position de fond dans ces articles est de défendre l'irréductibilité de la notion de talent à celle de compétences (maladroitement selon vous, je l'ai bien compris).

Il serait intéressant que vous preniez position à votre tour dans un article sur ce même site, en respectant les impératifs de format et de concision.

Prolongeons donc ce débat, mais au lieu de le faire par bribes d'arguments en zones de commentaires, faisons le tous les deux par articles structurés et argumentés.

Qu’en pensez-vous ?

10. Posté par lacaille sylvain le 14/11/2008 15:53
Je préfère le débat public et ouvert au regard des autres (ce qui leur donne aussi la possibilité d'y intervenir) et je ne vois pas ce que ce format avait de problématique. Les grands débats par articles interposés ont montré depuis bien des années leur stérilité (parce que réservés à un public d'intiés)
Dont acte et bon vent
Cordialement

Nouveau commentaire :

Nom*
Adresse email* (non publiée)
Site web

Commentaire
B i u  QUOTE  URL
Me notifier l'arrivée de nouveaux commentaires
Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.
N'hésitez pas à dénoncer tout commentaire contrevenant : contact@jobetic.net, en précisant bien son emplacement.

Job Info | Web Emploi | Diversité | Guide | Annuaire | Actualités | Coaching | Parcours | Publi-information | Changer de vie | CV TEST | Podcasts | Agenda | Jobetic | Actu RH | Techno RH | Diversité RH | Juridique | Brèves RH


Testez le ICI.

Newsletter

Annoncez sur Jobetic








Photos Libres