Après la façon de s'habiller, puis l'apparence physique générale, ce serait l'élocution et l'accent qui désormais seraient pris en compte dans le choix entre deux candidats à compétences égales.*
Certains employeurs, notamment dans le milieu bancaire, ne sont pas friands d'accents régionaux. Notamment pour des postes en agence, au contact direct des clients.
Pour les métiers en relation avec la clientèle, en vis à vis ou par téléphone, il est évident qu'une maîtrise parfaite de la langue est essentielle pour être compris de la majorité des clients.
Certes un langage comportant des transformations des mots, des fautes de grammaire, comme l'argot, doit être proscrit lors d'un entretien.
Mais en quoi un accent représente-t-il un problème pour le recruteur ?
Des cours de théâtre ou d'élocution sont parfois utilisés pour aider les candidats à amoindrir un fort accent qui pose des difficultés de compréhension, notamment au téléphone.
Ainsi, "
des sociétés de télémarketing employant des Sénégalais les inscrivent obligatoirement à des cours de théâtre afin qu'ils acquièrent l'accent français"**.
Discriminer sur la base de l'accent est tout à fait interdit, bien que difficile à prouver car cette discrimination se cache souvent derrière l'ambiguïté d'une annonce indiquant "excellente maîtrise de l'oral".
Parfois, les choses se compliquent car certains accents plaisent ! Ainsi un charmant accent italien ne posera pas de problème… au contraire.
En fait, lors d'un entretien, le recruteur doit s'interroger sur le point suivant : "
ce candidat s'exprime-t-il correctement ? est-ce que je le comprends aisément" ?
Si tel est le cas, son recrutement ne peut être invalidé.
Alors que faire de votre accent ? S’il ne vous empêche pas d’être compris, gardez-le ! A ses débuts, Sean Connery (alias James Bond) s'est vu affirmer par un metteur en scène qu'il ne pourrait jamais faire carrière en tant qu'acteur à cause de son accent écossais… Vous voyez, rien n'est jamais perdu !
Et entendons nous bien une fois pour toute : la discrimination sur la base de l'accent est illégale !
*Etude TNS-Sofres réalisée pour ADIA, "Les discriminations sur l’apparence dans la vie professionnelle et sociale", Jean-François Amadieu - 2003.
**Source, l'article
Du stigmate à la discrimination à l’emploi.
Vous souhaitez reproduire cet article, merci de contacter la rédaction de Jobetic.net - Copyright Jobetic