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Emploi

La « bonne » réforme des retraites reste à faire



L'âge de la retraite

Viennent ensuite des questions dont les politiques vont examiner les réponses à la loupe. Car elles portent sur l’âge auquel les sondés actifs pensent qu’ils auront le droit (le sondage emploie le mot « contraint ») de partir à la retraite et sur l’âge auquel ils souhaiteraient partir, quitte à toucher une pension plus ou moins élevée.

A la première question, 8% croient pouvoir partir avant 60 ans, mais 24% prévoient qu’ils travailleront "jusqu’à 70 ans et plus". 30% pronostiquent entre 60 et 64 ans et 38% de 65 à 69 ans. Les sondeurs ayant mis ces données dans un shaker, ils arrivent à une moyenne de 64,7 ans.

Et jusqu’à quel âge seraient prêts à travailler ces actifs "pour avoir une bonne retraite" ? 44% répondent "de 60 à 64 ans", 33% de 65 à 69 ans, 10% jusqu’à 70 ans et plus et 13 % prendraient leur retraite à moins de 60 ans. Ce qui donne une moyenne de 61,9 ans.

Travailler plus ou cotiser plus pour avoir plus?

Dernier thème abordé : cotiser plus pour gagner plus, ou bien travailler plus longtemps pour gagner plus ? Réponses : la majorité préfèrerait cotiser davantage "pour partir à la retraite le plus tôt possible" contre 34% qui choisiraient de travailler "le plus longtemps possible pour avoir une retraite satisfaisante". Mais ils sont aussi 23%, à vouloir "partir le plus tôt possible, quitte à avoir une retraite moindre".

Et dans la réalité ? Compte tenu de ce qui existe déjà, à quoi doivent s’attendre les futurs retraités ? En novembre dernier, un spécialiste, Marc Darnault, associé au cabinet Optimaretraite, estimait dans l'Express que les salariés qui vont partir prochainement à la retraite seront épargnés par la prochaine réforme : "Si nous prenons pour exemple le nombre de trimestres nécessaires au taux plein, il passe progressivement de 160 à 164 trimestres entre 2009 et 2012, comme prévu par la loi Fillon portant réforme des retraites adoptée le 21 août… 2003. Ainsi, l’histoire et la sensibilité sociales de notre pays, le contexte politique conduisent systématiquement, même quand il y a réforme, à nous inscrire dans la durée."

Mais le consultant ajoute : "Selon notre âge et la durée qu’il reste à courir avant notre départ en retraite, nous ne subirons pas le même impact de la prochaine réforme. Mais nous devrons tous demeurer vigilants. Le danger ne vient pas toujours d’où on l’attend…"

Pour tous les acteurs du système de retraites, le printemps s'annonce donc chaud. Avec une question supplémentaire: les nouvelles réformes seront-elles "mises sur la table", selon l'expression du Président, avant ou après les élections régionales du 14 et 21 mars 2010?

Lire sur lejdd.fr

Lire dans l’Express




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12/01/2010






1.Posté par gérard le 13/01/2010 16:22
moi aussi je suis inquiet. Le monde du travail ne plus de moi? Qu'il se rassure: moi non plus je ne veux plus de lui!... Certes je parodie Coluche mais je n'ai plus envie de chercher ni même de trouver... Moral en berne? Oui... A 56 ans maintenant et sans être un viellard pour autaant, je souffre peut être plus qu'on ne réponde pas à mes courriers qu'au fait de ne rien trouver qui me convienne. D'autre part j'ai appris que je pouvais aller ainsi avec mon ASS jusqu'à 65 ans, sans faire de bruit... "Profiteur! Assisté!" va-t-on me dire... Bin oui. J'ai donné, merci.

2.Posté par Richiou le 13/01/2010 17:12
Bonjour

Pour la réforme des retraites de 2010 on entend beaucoup parler de déficit des caisses, des régimes de retraite, mais peu parlent de leur mode de financement..
Par exemple, actuellement les salariés cotisent un pourcentage (ça doit être aux environs de 6%) de leur salaire, pour la retraite, mais ce salaire est plafonné à 2859 euros..
C'est à dire:
- qu'un smicard va cotiser environ 90 euros par mois..
- Un gars qui gagne 2859 euros va payer 190 euros (plein pot)
- Et tous ceux qui ont 3000, 5000, 10000, 50000, etc euros mensuels, cotisent tous 190 euros également..
Sans compter qu'une personne ayant un salaire confortable peut cotiser à un ou plusieurs régimes de retraite complémentatire
Sans compter aussi que tout le monde profite des richesses produites par le monde du travail et que seulement le monde du travail participe au remplissage des caisses..
N'y a t'il pas là une injustice flagrante et une piste pour le financement des caisses ??
Ma pensée va plus particulierement vers les préretraités des maladies professionnelles (silicose, amiante, etc).. J'espère que le gouvernement et les partenaires sociaux ne saccageront pas la vie de ces personnes particulièrement fragiles et atteintes dans leur chair après avoir travaillé au bien être commun !!!
Merci pour ce que vous voudrez faire à cet égard .. L'avenir s'en souviendra ..

3.Posté par Rent le 22/01/2010 12:17
Cadre de 55 ans, i je suis également inquiète.
On souhaite rallonger le nombre d'années de cotisations, mais les entreprises ne recrutent pas les séniors d'une part, et surtout les licencient à partir de 50 ans, d'autre part...
Mon mari( 58 ans 1/2) et moi nous avons été tous deux licenciés en 2009, par des entreprises qui se portent très bien, après avoir eu une carrière plutôt élogieuse
Les assurances n'assurent plus contre la perte d'emploi les prêts immobiliers.à partir de 56 ans..
L'ensemble du système rejette une population qui s'est investie longtemps, et qui est encore très dynamique.

4.Posté par JPN le 08/03/2010 02:06
Bonsoir à tous,

La retraite pour les ouvriers et les employés a été un dur et long combat mené par la "classe ouvrière". Les cadres quand à eux avaient obtenu le bénéfice de la retraite bien plus tôt dans l'histoire du monde ouvrier. Cette récompense attribuée par les chefs d'entreprise à l'encadrement, était le moyen de différentiation entre les salariés des entreprises industrielles et commerciales.

Il y avait ceux qui la touchaient et ceux qui n'y avaient pas droit, les plus nombreux.

Aujourd'hui, les dirigeants des grandes entreprises n'ont plus besoin de ces "courroies de transmission" que sont les cadres moyens pour opérer la création de valeurs ajoutées. Les coûts salariaux (rémunérations + charges sociales) sont trop élevés en France d'autant qu'à l'étranger l'on trouve facilement des cadres moyens payés moins de 1.000 euros par mois tout compris.

Après plus d'un siècle d'utilisation de l'encadrement comme "garde chiourme" pour assurer la production, la commercialisation et la comptabilisation des résultats d'exploitation, aujourd'hui que les entreprises ferment partout en France, vous vous réveillez maintenant qu'il n'y a plus d'argent pour payer vos retraites de cadre.

Qu'avez-vous fait pour sauvegarder les droits sociaux depuis les trente dernières années ? Dont la retraite par répartition qui constituait l'un des joyaux.

Cette faillite des régimes sociaux étaient prévisibles dès 1970, car pendant la période des vaches grasses a-t'on constitué des réserves ? Non bien sûr, persuadé de l'immortalité du système. Alors que dans d'autres pays, la faillite économique a provoqué l'explosion des régimes de retraite.

Ce fut le cas en Argentine, où un certain Juan Peron qui avait décrété la retraite à 50 ans pour les femmes et 55 ans pour les hommes dans les années 1950. Lors de la faillite économique de l'Argentine due à la baisse de l'exportation de viande vers l'Europe dans la décennie 1960, cette belle utopie sombra violemment.

Ce fut le cas récemment dans les pays du bloc de l'est à la chute du communisme dans les années 1980 où l'on vit des queues de retraités indénombrables attendre pour recevoir un bol de soupe.

La situation de la France est catastrophique et ceux qui l'on compris sont entrain de partir sous de cieux plus favorables pour leurs affaires. Les cadres envoient leurs enfants en Angleterre, en Allemagne, au Canada, aux ETats-Unis, en Chine et en Indes pour assurer leurs arrières. L'intérêt national dans tout cela ?

C'est le chacun pour soi généralisé, enfin presque.

Une remise à l'heure des pendules dans ce pays va devoir être fait. La loi permet aujourd'hui de faire des opérations immorales, contraires à l'intérêt national.
Combien de dirigeants d'entreprise, de cadres supérieurs, de financiers, de commissaires-aux-comptes en prison pour escroquerie : aucun.

Pourtant les faits ont été nombreux au cours des années 2008-2009-2010. En trois ans, la perte de l'Etat va se cumuler aux alentours de 300 milliards d'euros.

On a l'impression de voir un mauvais film du type "Prends l'oseille et casses toi".

Peux t'on continuer dans cette direction ?

Attention vous avez remarqué que je n'ai pas parlé des politiques, et pour cause dans cette affaire comme dans les autres, ils n'y peuvent rien ou presque rien sinon que parler, promettre, hurler parfois mais sans succès véritable.

JPN

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