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Conseils
Jeudi 26 Juin 2008

Jeunes : comment réussir sa première expérience



4 - Calquez votre comportement sur celui des meilleurs

Vous souhaitez décrocher un poste de manager. Votre comportement actuel est en concordance avec le comportement attendu chez les managers au sein de votre boite (maturité affective et relationnelle, sens des responsabilités, capacité à ne pas se défausser devant l’échec, aptitude à s’épauler les uns et les autres, capacité à fédérer une équipe…). Pensez-vous vraiment que l’on va se demander longtemps si vous méritez vraiment ce job ?

Vous voulez un job de directeur commercial ? Apprenez à observer le comportement des meilleurs directeurs commerciaux et calquez votre façon de faire sur la leur.

Vous souhaitez obtenir un poste de chef de projet informatique ? Pourquoi ne pas commencer dès maintenant à démontrer ces qualités d’organisation et de rigueur, de vision globale et de compréhension des enjeux stratégiques « côté client » ? Même si votre boulot actuel consiste uniquement à coder. Elargissez votre vision, ayez à cœur d’apporter ce « petit plus », ce « petit mieux » face auquel aucun dirigeant ne peut rester insensible.

Ne vous contentez pas de deviser et de vous répandre en beaux discours… Les « beaux mots » tout le monde est capable d’en avoir. En revanche, bosser tard le soir et s’arracher pour pondre un « draft » de projet innovant que vous aurez pris le temps de structurer et de marketer avant de le présenter à votre boss, voilà en revanche qui commence à devenir un peu plus percutant !


5 - Soyez force de proposition !

David Bernard
David Bernard
Je me rappelle (et il n’y a pas si longtemps de cela), je cherchais un stage en cabinet de conseil pour valider mon Master 1 en psycho…

Las de recevoir des réponses négatives à la plupart de mes demandes, j’ai ciblé non plus dix, vingt ou trente… mais une seule boite : celle que je voulais absolument intégrer.

Je me suis attelé à rédiger un projet d’une vingtaine de pages détaillant qui j’étais, ce que j’avais déjà délivré dans mes stages précédents (en orientant la présentation « bénéfices employeur »), ce que j’ambitionnais de faire et de devenir mais aussi et surtout comment je comptais apporter un réel plus à la boite.

Je ne me suis pas contenté d’expliquer que j’étais enthousiaste, dynamique, plein d’énergie et propre à travailler en équipe… Les propositions émises étaient de réelles propositions de « projets business », avec un planning de mise en œuvre, des coûts associés, des analyses marché…

Une semaine plus tard (après avoir été invité à « serrer la main » du PDG « himself »), j’étais engagé en stage avec une indemnité de près de 1000 euros par mois pour un temps de présence de 2 jours par semaine ! Avec - à l’époque - un simple niveau « master 1 en psychologie » en poche… autant dire « que dalle » sur un marché de l’emploi plus excité par les diplômés des grandes écoles de commerce que par les diplômes des universités orientés lettres et sciences humaines (même si certains programmes innovants, comme le projet Phénix initié par un groupement d’entreprises, commencent fort heureusement à me faire mentir !).


Pour conclure…

Ce que je souhaite au travers de cette tribune, ce n’est pas jouer le vieux con (après tout, moi aussi je suis un Y ;-) ou le donneur de leçon (je n’ai rien à y gagner, mes clients sont avant tout des X, voire des baby-boomers…).

Je souhaite simplement proposer un discours alternatif à celui de certaines écoles et universités qui, pour justifier le coût des inscriptions demandées ou pour essayer de gagner un peu de crédibilité, font circuler des messages délirants du type : « Ne vous vendez pas en dessous de ce prix là, même pour un premier job ; ne faites pas de concessions ; comportez vous en killer ; apprenez à négocier ferme dès le premier entretien ; n’acceptez que les plus hautes responsabilités »…

La plupart de ceux qui tiennent ce genre de discours n’ont jamais mis les pieds en dehors de leur labo ou sont bien au chaud dans leur poste de consultant à rabâcher les mêmes «théories sur la vie» à qui veut bien les entendre.

Contrairement à eux, votre vie professionnelle est DEVANT vous, pas DERRIERE…

Now, it’s your time to play !

Bonne chance,

David BERNARD

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COMMENTAIRES : Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

1.Posté par gérard le 26/06/2008 16:43
ok guy... I agree with you...
Même à 55 ans...
En effet, comme je le disais à Corinne Z. qui se reconnaitra et que je salue au passage, j'ai "accroché" celui que j'appelle maintenant mon futur employeur si toutefois je ne souffre pas trop de naïveté incurable...
Alors qu'il me répète être intéressé par mon profil et mon CV (les deux sont différents pour moi), il n'est pas encore prêt à m'embaucher eu égard à des difficultés financières et commerciales qu'il rencontre actuellement avec son principal client. Néanmoins, ceci ne remet pas en cause son intention de m'embaucher, mais pas avant le début de l'année prochaine.
Ainsi, je me suis risqué à lui proposer un CDD de 2 à 3 mois pendant lequel nous construirions ensemble le poste à responsabilités qu'il a l'intention de créer et de me confier.
Pas complètement satisfait de son acquiesement, je lui ai demandé s'il n'envisageait pas de me voir suivre en attendant une formation qui viendrait compléter mon CV et en adéquation avec les activités de son entreprise. La réponse fut immédiate: "Passez donc à l'entreprise demain, je vous remettrai la règle des "5 S" (pour ceux qui connaissent cette méthodologie d'origine japonaise relative à la qualité). Je vous demande de regarder l'aspect "rigueur" qui manque ici si vous le voulez bien. On se revoit en septembre".
Moi aussi j'ai retenu une grande leçon de ce dernier entretien qui remonte à 1 mois maintenant: soyons force de proposition!
Je n'y croyais pas... et pourtant, ça marche, ça séduit, ça ouvre les portes...
Cependant, pour fêter un évènement encore faut il qu'il soit fêtable, et ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
On se recontacte en septembre éventuellement.

2.Posté par Davies William le 08/07/2008 14:59

Madame,Monsieur,

Quoi de plus légitime que vouloir bruler les étapes, quand c'est dans le bon sens.
L'ennui c'est lorsque l'on recontre des gens qui sont responsables du travail pour
lequel ils ne sont pas qualifié. Ils ne savent pas la porté de leurs actions, et ne pensent
qu'à eux. Bien évidemment en cas de pépin ils ne sont pas coupables. Je suis pour une compétition
et non une collaboration.
http://www.jobetic.net

3.Posté par Joël KADDOUR le 04/08/2008 17:04
Grand merci David
encore une fois tes conseils sont des plus pertinents.
Mais penses-tu sincèrement que la relation entre un employeur et un collaborateur est la même qu'entre un client et son garagiste. Je suis malheureusement d'accord avec toi dans de nombreux faits, mais cela doit-il être notre objectif de comportement pour nous tous, employeurs et collaborateurs? Je ne le crois pas. Revendiquer ta position c'est inscrire la relation de travail dans une logique de consommation. Mais selon moi, un collaborateur ne travaille pas POUR son employeur (comme un garagiste travaille POUR son client), un collaborateur travail AVEC son employeur, dans une logique d'investissement réciproque (et non de consommation).
S'inscrire dans une logique d'investissement réciproque est le meilleur moyen pour l'entreprise d'obtenir plus que les "performances attendues" du collaborateur, et le cas échéant, pour le collaborateur c'est le meilleur moyen d'obtenir plus que son simple dû, ... et pourquoi pas une promotion d'ailleurs, simplement parce qu'il a fait son job et qu'il l'a fait bien au point de CONTRIBUER au développement de son entreprise, ce serait pour lui un retour sur investissement des plus naturels.
Je peux être d'accord avec toi sur le fait qu'une boite "n'est pas un terrain d'expérimentation à ciel ouvert" , mais pour mettre des bémols après tes dièses, je dirais que ce n'est pas non plus un terrain de bataille dans lequel les collaborateurs doivent partir à la "conquête" de leur promotion : une entreprise n'est pas un champs de guerre ou s'affrontent d'un coté des employeurs exigeants et de l'autre des collaborateurs ambitieux. Une entreprise est simplement un creuset dans lequel des hommes et des femmes, employeurs et collaborateurs, travaillent ENSEMBLE pour accroitre LEURS bénéfices et ceux de LEURS clients..... en tout cas c'est l'ambition de plusieurs entreprises, pas assez nombreuses à mon goût ;-) qui ont compris que la logique d'investissement dans leur capital humain était le meilleur moyen d'attirer et de FIDELISER les Talents.

4.Posté par Un JDAC le 13/08/2008 17:10
Cet article me semble naif quand à la réalité de l'entreprise.

Ce n'est pas parce que vous faites vos preuves que vous pourrez prétendre à une promotion.
Ce n'est pas parce que vous faites plus que vous pourrez prétendre à une promotion.

De toute façon, beaucoup de personnes l'apprennent dès l'embauche. Ils ont fait plus que d'autres (diplomes, stages, etc.) et ils ont moins. Il n'y a pas de raison objective pour que cela change pour le reste.

En entreprise quand vous faites plus, vous etes surtout une bonne poire. Cela permet à vos N+1 ou N+2 de se faire valoir.

Plus vous commencez bas, plus vous finirez bas, quoi que vous fassiez (sauf progression exceptionnelle qui arrive 1 fois sur 500000 ou dans les films). Il n'y a qu'à comparer à quel niveau ont commencé les états majors et le reste du personnel des entreprises. Autrement, il existe toujours le piston (euh pardon aujourd'hui on dit cooptation ou avoir des relations).

Ce n'est pas du pessimisme, c'est la réalité, mais je comprends que cela soit dur à admettre.


5.Posté par Davies William le 22/08/2008 23:17
Madame,Monsieur,
Je trouve votre article particulièrement interressant car il aborde un sujet concret dans la recherche du travail. Je pense que
un élément essentiel est la communication. Je trouve qu'il y a un manque dangereux de communication entre les personnes.
On est toujours en train de remettre les personnes en cause en les regardant de haut. Chaque étape est importante et utile
et souvent une étape et cruciale pour une personne. Je pense que l'avenir est à remettre les gens dans le dialogue et non pas
de cultiver cette espèce de faux statut et de fausse performance qui peut appartenir à un donneur de conseil. On peut demander à un recruteur et à un employeur de faire ses preuves et non pas de se réfugier dans l'évolution psychologique de
la psychiatrie qui n'a aucune valeure concrète dans le temps. Un peu de sympathie.

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