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Conseils
Jeudi 26 Juin 2008

Jeunes : comment réussir sa première expérience



2 - Imaginez différents scénarios

Vous voulez prendre la réelle mesure de votre contribution ? Demandez-vous tout simplement ce qui se passerait si vous quittiez la boutique demain…

Combien de temps faudrait-il à votre boss pour retrouver un profil similaire au vôtre ?
Quelle part de votre job pourrait facilement être prise en charge par un nouveau ? Sous quels délais ?
Quelle part de votre job ne pourrait être déléguée à quelqu’un d’autre ?

N’oubliez jamais qu’une promotion n’arrive jamais au simple motif que vous délivrez la performance attendue. Ça, c’est le minimum, et en récompense vous percevez déjà ce que l’on appelle un salaire ;-)

Certains tendent à l’oublier mais ce salaire n’est pas un dû… il est la contrepartie de résultats que vous vous êtes engagé à délivrer dès lors que vous avez signé votre contrat de travail. Ce discours vous choque ? Cela vous viendrait-il à l’esprit de payer votre garagiste au prix fort s’il vous refilait une épave en marmonnant qu’il a fait tout ce qu’il a pu ?

La promotion, c’est pour ceux qui sont capables de faire plus, de délivrer plus et de participer activement au développement du business… pas pour les autres !



3 - Soyez proactifs : Ne mendiez pas la promotion, partez à sa conquête !

Je vous vois venir d’ici : « Ouais mais on ne me laisse pas faire mes preuves… On ne me donne pas le périmètre nécessaire. Que l’on me confie de nouvelles responsabilités et je montrerai ce dont je suis réellement capable ! ».

Là encore, il y a comme un problème de perception entre les X et les Y.

Les Y ont tendance à penser qu’il faut qu’ « on » leur fasse confiance de suite et qu’alors ils « sauront » s’en montrer dignes.

Les X quant à eux pensent que la confiance se mérite, qu’elle ne va pas forcément de soi... Que selon un ordre logique, on doit commencer par faire ses preuves avant de monter à l’étage suivant.

Si vous pensez que les deux manières d’envisager les choses se valent et que vous n’avez pas à céder sur la conception de vos aînés, rappelez-vous seulement ceci : une boite n’est pas un terrain d’expérimentation à ciel ouvert. On ne peut pas se permettre de donner sa chance à chacun au simple motif que les uns et les autres sont persuadés qu’ils seraient capables de délivrer les résultats attendus, si seulement on leur en donnait la chance.

Soyons logique : dans l’esprit de la majorité, la performance réalisée reste encore l’un des meilleurs prédicateurs de la performance à venir.

Par conséquent, si vous voulez décrocher une promotion, mettez vous dès à présent dans la peau du professionnel que vous ambitionnez de devenir !






COMMENTAIRES : Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

1.Posté par gérard le 26/06/2008 16:43
ok guy... I agree with you...
Même à 55 ans...
En effet, comme je le disais à Corinne Z. qui se reconnaitra et que je salue au passage, j'ai "accroché" celui que j'appelle maintenant mon futur employeur si toutefois je ne souffre pas trop de naïveté incurable...
Alors qu'il me répète être intéressé par mon profil et mon CV (les deux sont différents pour moi), il n'est pas encore prêt à m'embaucher eu égard à des difficultés financières et commerciales qu'il rencontre actuellement avec son principal client. Néanmoins, ceci ne remet pas en cause son intention de m'embaucher, mais pas avant le début de l'année prochaine.
Ainsi, je me suis risqué à lui proposer un CDD de 2 à 3 mois pendant lequel nous construirions ensemble le poste à responsabilités qu'il a l'intention de créer et de me confier.
Pas complètement satisfait de son acquiesement, je lui ai demandé s'il n'envisageait pas de me voir suivre en attendant une formation qui viendrait compléter mon CV et en adéquation avec les activités de son entreprise. La réponse fut immédiate: "Passez donc à l'entreprise demain, je vous remettrai la règle des "5 S" (pour ceux qui connaissent cette méthodologie d'origine japonaise relative à la qualité). Je vous demande de regarder l'aspect "rigueur" qui manque ici si vous le voulez bien. On se revoit en septembre".
Moi aussi j'ai retenu une grande leçon de ce dernier entretien qui remonte à 1 mois maintenant: soyons force de proposition!
Je n'y croyais pas... et pourtant, ça marche, ça séduit, ça ouvre les portes...
Cependant, pour fêter un évènement encore faut il qu'il soit fêtable, et ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
On se recontacte en septembre éventuellement.

2.Posté par Davies William le 08/07/2008 14:59

Madame,Monsieur,

Quoi de plus légitime que vouloir bruler les étapes, quand c'est dans le bon sens.
L'ennui c'est lorsque l'on recontre des gens qui sont responsables du travail pour
lequel ils ne sont pas qualifié. Ils ne savent pas la porté de leurs actions, et ne pensent
qu'à eux. Bien évidemment en cas de pépin ils ne sont pas coupables. Je suis pour une compétition
et non une collaboration.
http://www.jobetic.net

3.Posté par Joël KADDOUR le 04/08/2008 17:04
Grand merci David
encore une fois tes conseils sont des plus pertinents.
Mais penses-tu sincèrement que la relation entre un employeur et un collaborateur est la même qu'entre un client et son garagiste. Je suis malheureusement d'accord avec toi dans de nombreux faits, mais cela doit-il être notre objectif de comportement pour nous tous, employeurs et collaborateurs? Je ne le crois pas. Revendiquer ta position c'est inscrire la relation de travail dans une logique de consommation. Mais selon moi, un collaborateur ne travaille pas POUR son employeur (comme un garagiste travaille POUR son client), un collaborateur travail AVEC son employeur, dans une logique d'investissement réciproque (et non de consommation).
S'inscrire dans une logique d'investissement réciproque est le meilleur moyen pour l'entreprise d'obtenir plus que les "performances attendues" du collaborateur, et le cas échéant, pour le collaborateur c'est le meilleur moyen d'obtenir plus que son simple dû, ... et pourquoi pas une promotion d'ailleurs, simplement parce qu'il a fait son job et qu'il l'a fait bien au point de CONTRIBUER au développement de son entreprise, ce serait pour lui un retour sur investissement des plus naturels.
Je peux être d'accord avec toi sur le fait qu'une boite "n'est pas un terrain d'expérimentation à ciel ouvert" , mais pour mettre des bémols après tes dièses, je dirais que ce n'est pas non plus un terrain de bataille dans lequel les collaborateurs doivent partir à la "conquête" de leur promotion : une entreprise n'est pas un champs de guerre ou s'affrontent d'un coté des employeurs exigeants et de l'autre des collaborateurs ambitieux. Une entreprise est simplement un creuset dans lequel des hommes et des femmes, employeurs et collaborateurs, travaillent ENSEMBLE pour accroitre LEURS bénéfices et ceux de LEURS clients..... en tout cas c'est l'ambition de plusieurs entreprises, pas assez nombreuses à mon goût ;-) qui ont compris que la logique d'investissement dans leur capital humain était le meilleur moyen d'attirer et de FIDELISER les Talents.

4.Posté par Un JDAC le 13/08/2008 17:10
Cet article me semble naif quand à la réalité de l'entreprise.

Ce n'est pas parce que vous faites vos preuves que vous pourrez prétendre à une promotion.
Ce n'est pas parce que vous faites plus que vous pourrez prétendre à une promotion.

De toute façon, beaucoup de personnes l'apprennent dès l'embauche. Ils ont fait plus que d'autres (diplomes, stages, etc.) et ils ont moins. Il n'y a pas de raison objective pour que cela change pour le reste.

En entreprise quand vous faites plus, vous etes surtout une bonne poire. Cela permet à vos N+1 ou N+2 de se faire valoir.

Plus vous commencez bas, plus vous finirez bas, quoi que vous fassiez (sauf progression exceptionnelle qui arrive 1 fois sur 500000 ou dans les films). Il n'y a qu'à comparer à quel niveau ont commencé les états majors et le reste du personnel des entreprises. Autrement, il existe toujours le piston (euh pardon aujourd'hui on dit cooptation ou avoir des relations).

Ce n'est pas du pessimisme, c'est la réalité, mais je comprends que cela soit dur à admettre.


5.Posté par Davies William le 22/08/2008 23:17
Madame,Monsieur,
Je trouve votre article particulièrement interressant car il aborde un sujet concret dans la recherche du travail. Je pense que
un élément essentiel est la communication. Je trouve qu'il y a un manque dangereux de communication entre les personnes.
On est toujours en train de remettre les personnes en cause en les regardant de haut. Chaque étape est importante et utile
et souvent une étape et cruciale pour une personne. Je pense que l'avenir est à remettre les gens dans le dialogue et non pas
de cultiver cette espèce de faux statut et de fausse performance qui peut appartenir à un donneur de conseil. On peut demander à un recruteur et à un employeur de faire ses preuves et non pas de se réfugier dans l'évolution psychologique de
la psychiatrie qui n'a aucune valeure concrète dans le temps. Un peu de sympathie.

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