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Job Info
Mercredi 18 Juillet 2007
Informatique : 'pour l'instant tout va bien' y compris dans les vieilles technos mais...Actuellement, l'informatique recrute massivement. Et la pénurie de compétences sur les anciennes technologies mainframe conduit les SSII à former de jeunes développeurs. Mais quel est leur avenir ?
Cobol, digne représentant des anciennes technologies dites Mainframe, pourrait-il constituer une voie d’avenir pour les jeunes diplômés ? C’est en tout cas l’avis du jeune Alexandre Do, développeur de 25 ans, visiblement satisfait de son sort : à 25 ans, il a enchainé récemment sa troisième mission en tant que développeur Cobol chez Accenture Technology Solutions (ATS).
Un handicap pour l’avenir ? « Au contraire ! Peu de gens connaissent le cobol, c’est une corde supplémentaire à mon arc ! ». Après un BTS de physique puis une formation intensive en informatique de gestion à l’AFPA, il est très vite recruté chez ATS … pour suivre un cours sur les technologies mainframe et Cobol. Un cursus dispensé par IBM, qui, depuis environ deux ans, met les bouchées doubles pour renouveler les compétences sur ses « vieilles » machines remises au goût du jour suite à un important programme de R&D. « Nous avons lancé des partenariats avec les écoles d’ingénieurs, en particulier l’Epita et L’Esial, école du pôle universitaire de Nancy 2. Nous nous intéressons particulièrement aux écoles qui forment les informaticiens de demain », explique Pascal Thery, responsable de marché Manager System Z chez IBM. Très demandées en effet, les compétences cobol sont évidemment rares, puisque le langage n’est plus enseigné en formation initiale. Quant aux « anciens » experts en la matière, ils sont pour la plupart à la retraite. « Si je trouve des candidats qui connaissent les technologies mainframe, je les recrute », atteste Xavier Lejeune, patron d’ATS. Une demande nouvelle ? « Les entreprises commencent à mettre en place des consolidations de serveurs, sur une machine grand système up to date en matière de technologie, de coût total de possession ainsi qu’en matière d’évolution d’architecture », poursuit Pascal Thery. Loin d’être mortes, les plates-formes mainframe seraient donc en forte croissance. Non seulement plusieurs centaines de milliards de lignes de cobol continuent à tourner dans le monde, mais les développements de nouvelles applications se poursuivent. Surtout que les banques et assurances, qui sont dotées de ces machines depuis les années 60, n’ont pas fait migrer les grandes applications vitales de leurs systèmes d’information, bien au contraire. Problème : les compétences et surtout la formation, depuis le passage à l’an 2000 n’ont pas suivi. Pour résoudre cette équation, la solution est simple : il suffit de convertir les jeunes diplômés, en les formant plus ou moins rapidement au « nouveau » langage. C’est en tous cas la démarche adoptée par la plupart des grandes SSII, depuis environ deux ans. Des SSII qui orientent vers cette filière des développeurs bac +2 ou bac +5, mais également des jeunes issus de filières non informatiques qui rejoignent bien souvent le secteur, une fois de plus. Mais si la démarche est désormais généralisée, certaines SSII préfèrent s’en cacher… Question d’image ! Ce sont bien souvent les seniors qui leur transmettent leur savoir au sein de formations notamment chez IBM. Or les jeunes qui abordent ce « nouveau » domaine ont fait leurs classes dans les langages objet – Java, J2EE, etc. Si elle s’avère techniquement à la portée de tous, cette reconversion vers le langage procédural n’est pas si simple qu’il y paraît : elle implique en effet un sens aigu de la rigueur que n’ont pas forcément les jeunes informaticiens. De la discipline : c’est ce que le cobol inculque à des jeunes habitués à « se débrouiller » - à bidouiller disent certains - dans les langages modernes. Mais le principal écueil reste sans conteste l’avenir de ces jeunes « cobolistes ». Et l’hécatombe qui a suivi la dernière crise en 2001 n’est pas faite pour rassurer. A l’époque, les jeunes formés très rapidement au cobol ont été parmi les premiers à se retrouver sans emploi et sans avenir dès que le marché s’est retourné. Aujourd’hui, l’avenir semble radieux. Encore faut-il que le jeune converti au cobol ne perde pas les acquis des langages objet pour maintenir son «employabilité». C’est le message unanime. La solution ? Faire évoluer rapidement le jeune « coboliste » vers les univers et applications mêlant l’ancien langage aux nouveaux. Y entrer pour en sortir rapidement, voilà le message généralement admis sur cet univers des mainframes. A moins, pour quelques rares exceptions, de devenir expert. Reste que la compétence en cobol et la connaissance des grands systèmes en général entre dans la composition indispensable des compétences des architectes et urbanistes, que le marché s’arrache à prix d’or. A certaines conditions, l’apprentissage et la pratique du cobol peut donc bien devenir un atout. A condition d’en sortir assez rapidement. Vous souhaitez reproduire cet article, merci de contacter la rédaction de Jobetic.net - Copyright Jobetic Corinne Zerbib
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