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Job Info
Mercredi 13 Février 2008

Informatique : la chasse reste ouverte



Les universitaires ont la cote

Informatique : la chasse reste ouverte

  • Conséquence logique, l’ouverture des recrutements aux universitaires, longtemps méprisés, revient en force.
  • Pour certains, il ne s’agit là que d’ouvrir une vanne, faute de mieux. Pour d’autres, le recrutement d’universitaires constitue une véritable découverte.

« Les universitaires ont non seulement la compétence, mais aussi l’humilité : ils ont une approche moins péremptoire des problématiques, une qualité indispensable dans nos métiers. Maintenant que nous y avons goûté, nous allons poursuivre dans cette voie, d’autant que nos clients ne sont pas regardants sur ce critère », considère Amadou Ngom, Pdg de « Des Systèmes et des Hommes », qui compte bien recruter 80% d’universitaires cette année.

Bonne nouvelle donc pour ces diplômés longtemps laissés pour compte, même si certains déplorent la complexité de la démarche face aux universités : « les démarches auprès des établissements universitaires est plus complexe : ils sont moins organisés que les écoles d’ingénieurs, il nous faut faire le tri, trouver le bon interlocuteur… », raconte Yves Buisson de Logica.

Mais le cursus de formation ne fait pas tout. Certes les parts de recrutements de jeunes diplômés ne faiblissent pas, bien au contraire. Mais tous les recruteurs s’arrachent les confirmés – avec 2 à 5 ans d’expérience en moyenne. Témoin Logica, recruteur emblématique de jeunes débutants : « Sur les 2100 personnes que nous aurons recrutées en fin 2007, 62% sont des débutants, contre 75% les années précédentes. Et nous comptons bien maintenir ce ratio en 2008 : nous voulons attirer les profils expérimentés. »

Les non informaticiens sont de retour
Mais un simple coup d’œil aux prévisions de recrutement de tous les acteurs du secteur suffit pour s’en convaincre : débutants ou expérimentés, les ingénieurs et universitaires sur le marché ne combleront pas tous les besoins.

Les recruteurs sont ainsi confrontés à un véritable casse-tête : où trouver les ressources nécessaires pour mener à bien les projets prévus ? Comment faire pour éviter de refuser des missions, faute de ressources humaines ?

Logiquement, et comme cela s’est produit à plusieurs reprises dans l’histoire, les vannes sont à nouveau ouvertes pour les profils non informaticiens. A commencer par les diplômés de filières scientifiques, reconvertis aux technologies de l’information. Mais l’affaire est moins simple que lors des périodes antérieures : lourde et complexe, la formation aux nouvelles technologies ne s’improvise pas.

C’est plutôt sur les profils de consultants que les non informaticiens peuvent tenter leur chance. Les initiatives des recruteurs sont innombrables dans ce domaine. L’opération « Nos quartiers ont du talent » vise par exemple à attirer des professionnels des ressources humaines pour travailler sur les SIRH. Les sessions de formation organisées par Oracle fournissent quelques consultants à une brochette de grandes SSII associées – bien que concurrentes – sur cette opération qui s’adresse à des spécialistes de métiers liés aux ERP – comptabilité, finances, RH …

Si certains s’improvisent sur le terrain des profils non informaticiens, d’autres en font depuis de nombreuses années le principal canal de recrutement. Ainsi Cegid, à la fois éditeur, intégrateur et distributeur, privilégie depuis toujours les profils « atypiques », loin des stéréotypes. « Les 150 personnes que nous recrutons sont majoritairement issues des univers de nos clients – industrie, restauration, mode … Nous avons toujours intégré des gens très hétérogènes, nous n’avons aucune difficulté sur ce point », indique Pascal Guillemin, responsable RH de Cegid.

« Seniors » et bac +2
La raisons de l’ouverture de l’éditeur lyonnais est simple : « Depuis 20 ans que Cegid existe, nous avons toujours privilégié le fait que celui qui développe doit bien connaître l’environnement pour lequel il travaille. Un produit technologique pur ne sert à rien ! ». Une ouverture qui couvre également des champs peu investis par le secteur : les seniors d’une part et les bac +2 d’autre part, trouvent ici la possibilité de défendre leur candidature.

Si elle s’avère de plus en plus rare pour les seniors, l’opportunité pour les bacs +2 est beaucoup plus fréquente qu’on ne le dit. Les centres de services, qui augmentent encore leurs implantations et leurs effectifs en région, sont de plus en plus friands de ces très bons techniciens qui suivront, au bout de deux ou trois ans, le même parcours que leurs collègues ingénieurs.

Portrait robot : Consultant ERP
• Formation non informatique : comptabilité, gestion, RH, …
• Au moins 3 ans d’expérience dans un des métiers ci-dessus
• Bonne compréhension des systèmes d’information
• Expérience en maîtrise d’ouvrage souvent indispensable : pilotage de projet, rédaction de cahier des charges, « key user » …

Jean-François Gautier, président du directoire d’Aedian

Informatique : la chasse reste ouverte
Comment fait une SSII spécialisée comme la vôtre pour attirer des candidats dans un environnement hautement concurrentiel ?
Un tiers de nos 150 recrutements concernent des consultants métier, spécialisés dans la banque et finance. Nous sommes en effet en concurrence frontale avec nos clients, banques et assurances. Il faut donc expliquer aux candidats l’intérêt de venir chez nous plutôt que d’intégrer une grande DSI. Certes ils ne trouveront pas chez nous le même confort, mais ils trouveront dans nos SSII un environnement méthodologique, un savoir faire technologique.

Où trouvez-vous les candidats ?
Nous attirons des consultants en provenance des métiers de la banque, de la retraite ou de la prévoyance et qui ont eu l’occasion de traiter des projets en interne. Ils viennent des services front office, moyens de paiement, salles de marché … Il faut donc qu’ils aient une culture métier, mais surtout qu’ils aient été impliqués dans un projet, à quelque titre que ce soit.


Corinne ZERBIB



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1.Posté par tran le 21/02/2008 23:36
et pourquoi ne prennent t'il pas des seniors ?

je connais c++, delphi, c#, html, j'édite un logiciel 3d (sous direct 3d).
je n'ai jamais pu trouver un job sur ces compétences.

pourquoi le recrutement est t'il sourd, incompétant et aveugle ?
mais y a t'il vraiment du boulot à ce point sur ces "nouvelles" technos ?
http://www.viewer4d.com

2.Posté par Eric DYKSTEIN le 29/02/2008 23:05
Bonjour,

Pour être spécialisé dans le domaine, je peux vous affirmer qu'il y a beaucoup d'opportunités professionnelles autour des nouvelles technologies, tant en ile de france qu'en régions.

En ce qui concerne l'emploi des "seniors" dans le développement (càd plus de 40 ans, sic), le fait est que certaines SSII considèrent qu'à partir d'un certain âge, un informaticien d'étude doit avoir évolué vers des fonctions "managériales". Or, il ne peut évidemment pas y avoir autant de chefs de projets que de développeurs... Ainsi les seniors n'ayant pas pu évoluer en ce sens se voient écartés des nouveaux projets au motif qu'ils ne sont pas formés aux nouvelles technologies, certains décident donc de partir d'eux même et d'autres sont "naturellement" poussés vers la sortie. Vous allez sans doute me dire : "Mais pourquoi n'a-t-on pas formé ces personnes ?", Tout simplement parceque la nouvelle génération d'informaticiens sortis de l'école arrive, dynamique, gonflée à bloc et prête à en découdre avec Eclipse, Visual Studio et consors.

Alors comment trouver un emploi lorsqu'on est un "senior du développement" ? Outre le fait que certaines autres SSII sont moins regardantes sur le critère de l'âge, il est généralement plus confortable de postuler auprès de sociétés finales... Mais hélas certaines commencent à développer les mêmes symptômes que les SSII dont il était question plus haut. S'agirait-il d'un effet psychologique secondaire déclenché par le papy boom ?...

En définitive, il ne reste qu'à croiser les doigts pour que cette tendance régresse avec le temps...
http://blog.recrut-info.com

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