Ne nous voilons pas la face, la phallocratie y est pour beaucoup… En effet, à qui les lois - faites historiquement par les hommes - n’ont-elles régulièrement reconnu qu’une citoyenneté de second rang sinon aux femmes ? Il fallait mentionner ce travers… Cela étant fait, arrêtons-nous sur un autre aspect.
Dans le contexte d’une société agricole, la répartition des tâches s’effectuait pour beaucoup sur base de la force physique : les hommes aux labours, à la forge, etc., les femmes – qui alors travaillaient toutes - s’occupant des animaux plus petits de la « basse-cour », de la préparation des repas nombreux car, en ces temps, les ouvriers agricoles l’étaient également, sans oublier l’entretien des vêtements pourtant appropriés à des travaux difficiles dans les champs. La notion alors très forte « d’habits du dimanche » illustre, en creux, cette réalité d’une autre époque… Autre époque car la « révolution industrielle » est apparue et avec elle l’exode rural.
Mais les mentalités sont restées. Et les femmes se sont retrouvées en ville trop souvent « enfermées dans la cuisine »…
Bien sur, elles sont entrées dans ce qui est appelé « le monde du travail », parfois par la force des circonstances, comme dans le contexte du premier conflit mondial, mais souvent aussi par une volonté active et positive d’émancipation passant par la revendication du droit à l’éducation et du droit de vote pour n’en citer que deux.
Aujourd’hui, fort heureusement, plus personne ne taxe de « mauvaise mère » celle qui travaille et rares sont ceux qui osent encore professer que les femmes devraient rester « à la maison ».
Pourtant, l’écart de salaire indiqué dans les premières lignes de cet article illustre que trop souvent, les femmes sont considérées comme une force d’appoint et non comme un véritable moteur de l’économie.
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