Combien de temps consacre-t-on à l'entretien d'embauche en France, en Espagne, à Hong-Kong, au Canada... ? Quel regard les recruteurs portent-ils sur le CV des candidats ? Quels interlocuteurs ces derniers rencontrent-ils ? Quelles sont aujourd’hui leurs attentes ?
Globalement, tous pays confondus, selon l'enquête de Robert Half Finance & Comptabilité dans 17 pays et auprès de quelque 5.000 directeurs financiers et DRH, la durée moyenne d’un entretien d’embauche varie entre 30 et 60 minutes.
C’est en Espagne qu’il est le plus court et dure 30 minutes voire moins selon 78% des responsables interrogés devançant la République Tchèque (62%) et l’Italie (58%). Dans l’hexagone, 34% des responsables interrogés y consacrent ½ heure, 36% d’entre eux ont besoin d’une heure et 11% prennent une heure 30 à l’instar de leurs homologues du Luxembourg (14%), de la Suisse (15%) et de Hong Kong (16%). En Irlande (61%), aux Pays-Bas (57%) ou encore au Royaume-Uni (45%), le premier entretien d’embauche semble durer plus longtemps car on lui consacre une heure. A chaque pays sa méthode et son approche !
Qui rencontre les candidats ?
Selon 80% des réponses obtenues auprès des directeurs financiers et des ressources humaines, il est primordial pour les candidats de rencontrer :
- Leur futur manager, avis très tranché au Luxembourg (95%), au Japon et aux Pays-Bas (81%), en Allemagne (89%), en France (86%) ou encore en Belgique (79%) ;
- Leurs futurs collègues selon 60% des responsables interrogés en Nouvelle Zélande, 54% au Canada, 51% en Allemagne et 48% en France ;
- Le responsable des ressources Humaines de l’entreprise d’après 86% des réponses obtenues au Luxembourg, 81% en Irlande, 69% en France, 64% en Belgique.
Le CV, un document fiable ?
Certes, le CV est le premier contact avec le futur recruteur ou employeur, mais il est également le sésame pour l’entretien d’embauche et doit donc être rédigé avec le plus grand soin. Or, si 37% des responsables interrogés estiment que les CV qu’ils reçoivent sont le fidèle reflet de la réalité, il s’avère que 53% d’entre eux notent quelques exagérations. Il en est ainsi en Espagne (72% des réponses obtenues), au Royaume-Uni (69%), en Italie (62%), au Canada (59%) et en France (50%). Souci de bien faire ? Recherche de la perfection ? Crainte de ne pas être sélectionné pour un entretien ? Robert Half Finance & Comptabilité a recensé les points qui sont généralement « embellis » par les candidats :
- Le contenu des postes précédemment occupés selon 70% des réponses tous pays confondus (65% en France, en Belgique et en Suisse, 66% en Espagne, 81% aux Pays-Bas et 82% au Royaume Uni)
- Les capacités en management, tel est le constat de 57% des responsables interrogés dont 72% en Australie, 70% aux Pays-Bas, 62% au Canada, 61% au Royaume-Uni, 60% en Suisse et 43% en France
- Les compétences techniques (51%), notamment en Suisse (65%), en Allemagne (62%), en Australie (61%), aux Etats-Unis (58%) et en France (46%)
- Le salaire (42% tous pays confondus) et plus particulièrement au Royaume-Uni (54%), aux Pays-Bas (50%), en Suisse (50%) en Allemagne (47%) ou encore en France (45%).
Suivent ensuite, dans une moindre mesure, la maîtrise des outils informatiques (35% des réponses), des langues étrangères ou encore, les diplômes obtenus et les formations suivies (24%).
Quant à savoir comment les recruteurs « valident » les compétences des candidats qu’ils rencontrent, il s’avère que 28% d’entre eux n’utilisent jamais de tests (ils sont 36% en France, 39% en Espagne, 41% en Irlande et 43% en Italie). Ils sont 39% à en utiliser occasionnellement afin de vérifier certains points (45% en Allemagne, 48% à Hong Kong, 57% au Japon).
Les critères qui priment…
Si le marché de l’emploi est aujourd’hui très porteur, les candidats n’en sont pas moins exigeants quant aux offres qu’ils se voient proposer.
Ils sont aujourd’hui beaucoup plus attentifs à :
- L’évolution de carrière qu’offre l’entreprise (71% des réponses tous pays confondus)
- Au contenu du poste à pourvoir (66%)
- L’environnement de travail (65%)
- Aux possibilités de formation (60%)
Enfin, ils semblent accorder une importance moindre à l’expérience internationale qu’ils pourraient acquérir (28%) au sein de l’entreprise.
Source : enquête Robert Half Finance & Comptabilité