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Emploi

Emploi, euro ... le poids des maux

Edito

Entre le "plan de sauvetage de l'euro", le "plan de rebond pour l'emploi" et le "sommet social", vous n'avez pas le tournis vous ? Tout ce nouveau vocabulaire qu'il faut assimiler d'un coup !!



Emploi, euro ... le poids des maux
Une austérité responsable, mais qui n'est pas rigueur, des centaines de milliards d'euros pour sauver l'euro ... les titres des communiqués tous frais donnent le tournis et n'incitent pas à la franche rigolade. Même si les auteurs de ces mots se félicitent d'avoir évité le pire.

Ouf ! en tous cas, c'est vrai, l'euro est sauvé. Fort il restera - en particulier pour les petits portes-monnaies européens qui l'ont senti passer. Surtout que - magie magie - les centaines de milliards d'euros qui sauveront notre monnaie sacrée ne sont que virtuels puisqu'on ne s'en servira que si on en a besoin – une hypothèse totalement hypothétique bien sûr.

Si les commentaires sur la question, totalement hermétiques au commun des mortels, doivent en laisser plus d'un perplexe, le tour est joué : les marchés sont euphoriques. Surtout les banques - les pauvres elles ont tellement souffert en 2008 - qui raflent la mise. Un rebond technique à ce qu'il parait. Ah oui et ce n'est pas tout : le pétrole aussi a flambé grâce au plan de sauvetage ... non pas de BP, de l'euro !

Et le chômage, rebond technique lui aussi ? "Le nombre de chômeurs indemnisés, 2 577 900 diminue de 0,1 % sur un mois et augmente de  10,9 % sur un an", indiquait Pôle Emploi dans ses dernières statistiques. Dont nul ne peut désormais ignorer qu'elles n'évoquent que la moitié des chômeurs – les vrais, les durs, ceux qui sont vraiment inscrits à Pôle emploi, pas les radiés pour cause de courrier pas reçu ou en formation ou en Convention de Reclassement suite à un licenciement économique etcetera etcetera ... Mais il paraît que la crise est finie et que la reprise est là. Inutile de mégoter.

Quant aux fins de droit, ils font l'objet de mesures justes, c'est évident puisque, dit la réclame (qui a tout de même coûté quelque 650 000 euros à l'Etat selon l'AFP !), "340.000 chômeurs en fin de droits pourront bénéficier de contrats aidés, de formations rémunérées ou, à défaut, d'une aide exceptionnelle, grâce à l'action du gouvernement et des partenaires sociaux". Une aide de 460 euros pendant 6 mois, c'est Byzance. Ça s'appelle plan de rebond pour l'emploi. Un peu comme le PSE qui ne veut pas dire plan social d'entreprise mais plan de sauvegarde de l'emploi. Restons positifs !

Tout va bien donc : si les comptes sont bons, il ne reste plus que 3 ou 400 000 chômeurs à gérer parmi ceux qui arrivent en fin de droits cette année, sans compter les autres – qui ne comptent pas, c'était avant. Un détail, comme disait l'autre !

Alors oui c'est vrai, il faut être responsable et supprimer les aides qui ne s'avèrent pas très efficaces comme les 150 euros destinés aux ménages modestes, et le zéro charges pour les entreprises de moins de 10 salariés - dont tout le monde sait que les uns comme les autres n'ont aucune difficulté à joindre les deux bouts. La consommation se porte bien, donc le pouvoir d'achat des petits ma foi ... tant pis. Et puis la France doit bien faire des économies.

Donc, si on a bien compris, les ménages modestes seraient les dindons de l'euro ? Écoutez, si vous n'êtes pas content, allez donc vous faire voir chez les Grecs !



11/05/2010






1.Posté par JPN le 11/05/2010 19:39
Bonjour à tous et à Corinne Zerbib en particulier,

Votre article vaut son pesant de cacahuètes.

Il montre avec beaucoup d'humour une triste réalité. Dans quel état va t'on sortir de cette monstrueuse crise de confiance mais surtout crise économique et financière bien plus grave que celle de 1929.

Comment a t'on laissé l'avenir de nos bas de laine à des malades mentaux, à des fous furieux des mathématiques financières et des probabilités ?

Ils nous ont créé des produits "immatériels" représentant plus de 400 fois la réalité économique et sur lesquels nos dirigeants politiques ont grillé du vrai argent et toutes nos espérances de vie meilleure !

J'aimerai que nos concitoyens lisent plus souvent de tels articles pour passer de la réflexion à l'action.

Bon courage,

JPN

2.Posté par gérard le 12/05/2010 14:04
Une nouvelle fois, ce sont les plus démunis qui vont mettre le plus la main à leur portefeuille. Je me demande si les amis de Sarkozy (Boloré, Halliday, etc...) seront sollicités. De même les richissimes propriétaires COMMUNISTES de presses écrites qui vont certainement trouver d'excellents moyens d'échapper à la fiscalité qui sera imposée à tous mais à laquelle bon nombre d'amis et autres tricheurs proches de Sarkozy tenteront d'échapper également! Je ne suis pas le seul à être dans le cas de ceux qui bénéficiaient de la prime de fin d'année de 150 E. et qui ne l'auront plus. Cette somme ne me servait exclusivement qu'à me permettre de payer mes factures et acheter quelques friandises à mes neveux... Merci la Grèce, merci les voyous de banquiers, merci aux incompétents d'hommes et femmes politiques qui nous mènent par le bout du nez depuis des années. Oserais je dire qu'il faudrait une "bonne guerre" pour se débarasser de tous ces gens gênants et envahissants (au sens propre comme au sens figuré) qui nous bouffent la laine sur le dos en toute impunité? A moins qu'il ne suffise que d'une bonne révolution à laquelle je participerais bien volontiers... Je suis tombé par terre, c'est la faute à l'Euro, le nez dans la poussière c'est la faute à Sarko!

3.Posté par JPN le 13/05/2010 18:45
Salut Gérard,

Tu as bien raison d'en vouloir à ceux qui se pavanent dans la richesse, si cela te fais du bien. Car tu estimes que ta situation ainsi que celle de millions de français devient de plus en plus difficile.

Mais tu ne parles pas de l'essentiel en disant cela !

Pourquoi les plus démunis ne bougent pas ? Pourquoi laissent-ils les riches devenir de plus en plus riches ? Pourquoi élisent-ils des représentants du peuple qui s'accoquinent avec les puissants de l'économie ? Pourquoi dénoncent-ils des boucs émissaires ? .......

Tes propos ne font que reprendre les cris poussés par la vindicte populaire.

Pourquoi devrais-je dénoncer et poursuivre Mr Boloré ou Mr Smet (Halliday) ou encore de riches communistes ? Ils sont devenus riches par leur travail. Et comme j'ai un profond respect pour le travail, je m'abstiendrais de te suivre sur ce terrain.

Sauf erreur, Mr Sarkozy a été élu Président de la République et comme j'ai l'immense bonheur de vivre dans une démocratie, je respecterai toujours le verdict des urnes.

La source de nos ennuis actuels sont d'ordres économiques et législatifs. On voudrait distribuer plus de richesses que l'on en produit et les lois sur le contrôle des mouvements financiers totalement inexistantes.

Pour le premier point, l'Etat et les Institutions Sociales vivent à crédit en empruntant chaque année, chaque trimestre, chaque mois, chaque jour et même chaque heure.

Est-il normal que l'on emprunte aux pays du golf pour payer nos fonctionnaires ?
Est-il normal que l'Etat emprunte 200 milliards sur les marchés financiers internationaux en 2009 pour sauver les banques françaises de la banqueroute ?
Est-il normal que l'Unedic emprunte 4,5 milliards d'euros à la Chine en décembre 2009 pour indemniser les chômeurs ?

Cette gestion calamiteuse n'est pas le résultat d'incompétents, au contraire, ils ont tous faits de brillantes études. Il faut rechercher ailleurs les causes et les responsables.

Sommes nous cohérents dans nos comportements : vouloir plus en faisant moins. Combien était-on le 1er mai 2010 dans les rues de France pour la fête du travail ?

300.000 manifestants dont 50.000 retraités et pas beaucoup de chômeurs (un millier tout au plus) !

Gérard, tu es fin de droit ARE depuis quelque temps. Tu étais déjà inscrit lorsque la maison s'appelait ANPE.

L'emploi est donc le coeur du problème. Reculer d'un an l'âge de la retraite équivaut à 500.000 chômeurs de plus.

Bon courage Gérard,

JPN

4.Posté par JPN le 13/05/2010 20:36
Rebonjour Gérard,

J'ai bien relu tes posts de janvier 2009.

Je m'étais posé à l'époque la question suivante : mais que fait Gérard pour améliorer son sort ? Il attend les décisions des autres : politiques, fonctionnaires, conseillers à l'emploi de l'ANPE, etc...

Depuis que je suis dans cette honorable institution, je ne fais que répéter aux chercheurs d'emploi : vous serez mieux servis par vous-mêmes ! Soyez autonomes ! Vendez votre utilité économique àaux employeurs potentiels ! etc...

Cette approche m'a permis d'obtenir un maximum de résultats positifs.

Pourtant, j'ai connu des échecs auprès de quelques demandeurs d'emploi. A chaque fois en raison d'une trop grande attente des demandeurs concernés et du "mauvais" investissement personnel de ceux-ci.

A la simple lecture du CV, la partie investissement sociale ( politique ou syndical ou culturel ou sportif, etc...) qui montre les qualités personnelles dans la rubrique "centres d'intérêt" est absent. C'est pourtant la partie essentielle du CV puisque l'on prouve aux interloccuteurs la qualité de sa personnalité, de son savoir-être.

Comment peut-on avoir plus de cinquante ans et de ne s'être jamais investi pour l'intérêt général ? pour la société ? A quel retour sur investissement peut-on prétendre ?

Personnellement, j'ai commencé ma vie professionnelle en 1965 avec le certif. en poche, soit un bac - 10 et je peux te dire que mai 1968 à pour moi été le révélateur du fonctionnement sociétal. Je dis aujourd'hui encore merci aux trois initiateurs du mouvement du 22 mars 1968 (dont dany le rouge), au Premier Ministre Mr Pompidou et au Préfet de Police Mr Grimeau ainsi qu'au syndicaliste ouvrier Mr Seguy et au patron du CNPF de l'époque. Pas de mort ou presque et beaucoup d'augmentation de salaire, bref une nouvelle société : la société de consommation.

Chaque jour qui venait, était plus radieu que celui de la veille. Le bonheur quoi.

Rappelle toi Gérard, même si tu es plus jeune que moi tu as connu les années 1970 et 1980. Que du bonheur !

Du travail à tous les coins de rue ! Et la paye qui augmentait régulièrement.

Pensons aux jeunes Gérard et ne leur laissons pas un monde de merde.

A bientôt,

JPN

5.Posté par gérard le 14/05/2010 08:58
Réponse à JPN.
Les propos sont bien écrits et la prose est belle.
Mais à vous lire j'ai le sentiment que vous pensez que je reste les deux pieds dans le même sabot.
J'ai récemment eu un entretien de 2h30 à l'issue duquel je me suis entendu dire que le poste avait évolué depuis ma candidature et que "malgré l'excellent CV..." je ne serais pas retenu. Voilà 5 ans bientôt que je m'investis au quotidien pour tenter de retrouver un emploi. En ce moment je fais des petits boulots qui me permettent de garder la tête hors de l'eau. En septembre je vais vraisemblablement tenir un stand de vente de coquillages avec une amie. Je viens d'avoir ma pension de charbonnage de France (vous savez, les mines de charbon...) qui me permet d'arrondir mes fins de mois.
Quant à descendre dans la rue, je ne vous ai pas attendu. Mais moi, c'était avec mes camarades du fond qui réclamait des conditions de travail décentes et pas la baisse du nombre d'élèves par classe, ou bien le droit de baiser et boire comme on veut, ou bien encore le droit de glander en grattant une guitare en fumant le chichon, etc!!...
Quant à 68, et je pense que nous allons en rester là, je n'avais que 15 ans à l'époque mais j'ai pu constater par moi même toutes les déviances et autres vices et vicissitudes qui en ont découlé...
Alors, JPN, lâchez moi la grappe avec 68!...
Merci.

6.Posté par JPN le 14/05/2010 23:50
Bonsoir Gérard,

Aujourd'hui, nous sommes en 2010, le monde a évolué mais les habitudes demeurent surtout chez les anciens.

Alors que l'allongement de la vie produit un réel problème financier pour assurer les retraites, certains voudraient partir à 60 ans, voir avant.

En fait rien n'empêche ce départ prématuré, si ce n'est les moyens financiers. Faut-il attendre d'avoir obtenu tous ces droits à la retraite pour partir ? Rien n'est moins sûr ! Mais cela va concerner moins de dix pour cent des intéressés.

Que penser quand les trois quart des plus de cinquante ans sont devenus des inactifs ?

Certes, il y a ceux qui ont négocié un départ anticipé avec leur employeur pour bénéficier d'une indemnité légale ajoutée d'une indemnité supra légale consistante plus le bénéfice d'un chômage indemnisé sur trois ans avec un dispositif avantageux appelé la crp octroyant 100 % du salaire net pendant un an suivi de deux ans à environ 75 % du net, pour sûr mieux que la retraite. Merci les partenaires sociaux (syndicats).

Mais la majorité de ces inactifs n'ont pas choisi d'être au chômage, et là c'est très difficile. Nous les voyons s'en remettre aux politiques, sans succès. Nous les voyons s'en remettre aux responsables économiques, sans succès non plus. Nous les voyons s'en remettre à pôle-emploi, sans plus de succès. Que fait la société ? Des aides à l'emploi, des exonérations de charges, des subventions à des assos chargées de ce public en difficulté, etc....

Mais quand l'Etat et les institutions sociales sont en déficits, que doit-on faire de plus ? Voilà plus de quinze ans que nos institutions vivent à crédit et que maintenant il faut passer à la caisse. Est-ce aux jeunes générations de payer la note ?

Effectivement nous avons vu partir en préretraite des millions d'actifs dès l'âge de cinquante ans ! Sur les douze millions de retraités touchant une allocation de retraite, les trois quart n'ont pas cotisé plus de 30 ans.

Et nous avons le culot de demander aux générations futures de bosser 41, 42, 43, 44 voir 45 ans !

Quand vous savez que sur les déclarations de revenus 2010, sans être grands clercs, les revenus moyens des retraités dépassent largement les revenus moyens des actifs ! Que doit-on faire pour réduire cette injustice où le travail n'est pas récompensé à sa juste valeur ?

De la réflexion à l'action, faisons le ensemble Gérard, mais pas le Grand Soir.

JPN

7.Posté par JPN le 14/05/2010 23:57
Nota Bene :

Le montant global des assurances vie souscrites par les français (en général les titulaires de ces contrats ont plus de cinquante ans) dépasse le déficit cumulé de l'Etat français (1.500 milliards d'euros). Où chercher de l'argent frais ?

JPN

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