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Jeudi 17 Avril 2008

Age, diplôme : les préjugés tuent le recrutement

Une récente étude dresse un comparatif des critères de recrutement chez les Français et les Anglo-saxons. Constat accablant, nos recruteurs restent accrochés à de vieilles lunes. Ils sont bien les derniers, s'insurge le spécialiste RH Christian Malécot.



Age, diplôme : les préjugés tuent le recrutement
Une étude effectuée par MS EMPLOI, le site emploi des professionnels des technologies Microsoft, établit la liste des critères de recrutement utilisés le plus couramment en France et dans le monde anglo-saxon. Le constat est accablant : les professionnels français du recrutement restent accrochés à de vieilles lunes qui contribuent d’ailleurs à entretenir la pénurie. Les résultats de l’enquête, côté tricolore, semblent parvenir d’une époque que l’on croyait révolue…

En effet, les critères français qui arrivent en tête des réponses faites par les professionnels RH sont l’âge (même si c’est illégal) et le niveau d’études. Autant d’écueils qui aboutissent souvent à des impasses et dans lesquels ne tombent pas les anglo-saxons… Il faut abattre ces citadelles!

Pourquoi ? L’âge, tout d’abord, est considéré par certains comme un critère légitime de recrutement : selon eux, un candidat plus âgé coûterait plus cher. Ce qui est loin d’être prouvé ! Les carrières de plus en plus en dents de scie épousent davantage les conjonctures personnelles que les courbes de l’indice des prix.

Age, diplôme : les préjugés tuent le recrutement
Le deuxième argument en faveur de la sélection par l’âge ? Une possibilité d’adaptation qui s’amenuiserait avec le temps. Mon expérience de recruteur contredit cette assertion. Tout senior sait aujourd’hui qu’il doit savoir changer de métier et d’environnement. Encore plus s’il est issu d’un secteur sinistré. Demandez à des sidérurgistes, touchés dès les années 80 par les plans de licenciements, ce qu’ils ont dû effectuer comme reconversion pour se maintenir dans un emploi. Là et ailleurs, les exemples abondent.

La nécessité de rester dans le monde du travail pousse à emprunter de nouveaux chemins. Combien de quinquagénaires ne se sont pas adaptés à la révolution du micro-ordinateur ? Un petit nombre : la plupart ne se sont pas mis au PC par effet de mode, mais par nécessité. Et d'ailleurs, contrairement aux idées reçues, l’ouverture au changement est davantage un trait de personnalité qu’une question d’âge…

Le critère de l’âge, en plus d’être considéré comme une discrimination, n’est donc pas valide. Il n’a pas sa place en matière de recrutement. Le pragmatisme conduit le monde anglo-saxon à préférer le rentable et le plus immédiat. C'est-à-dire à considérer d’abord les critères objectifs que sont l’expérience professionnelle et la capacité à travailler en groupe.

Les diplômes de grandes écoles, une lubie bien française

La prééminence du niveau d’études dans les critères de recrutement constitue une autre lubie de la part des responsables du recrutement. En effet, nous avons sur ce point une attitude élitiste bien peu en adéquation avec la réalité. Il est flagrant d’observer par exemple que nous portons au pinacle notre système des grandes écoles. A tort : nous prenons du retard dans la compétition internationale car nos diplômes ne font plus l’admiration de nos voisins, du moins européens (les classements des MBA, malgré les critiques qui leurs sont faites, sont à ce titre éloquents).

L’impression que la réussite dans la vie commence par un bon diplôme domine les esprits. Là-encore le manque de réalisme est touchant. Car, partant de ce point de vue, nous laisserions chaque année sur le bord de la route une majorité de diplômés qui n’appartiennent pas au classement des grandes écoles.

Oui, il est plus facile de décrocher un bon job en France muni de ce véritable sauf-conduit qui permet de se rendre sans encombres dans toutes les entreprises. Les diplômes des grandes écoles s’assimilent souvent à des lettres de noblesse. Problème : les privilèges sont toujours distribués à un petit nombre... Non, il n’est pas nécessaire de posséder un « bon diplôme » pour bien réussir sa vie à condition de trouver une adéquation entre ses compétences et le métier exercé.

Je reste consterné devant ce constat tant il est évident que cette dictature des diplômes n’a pas, loin de là, assuré une réussite exemplaire aux entreprises qui s’étaient particulièrement attachées à ne sélectionner que des « bon élèves ». Leurs stratégies ont-elles été plus pertinentes ? Les produits ont-ils trouvé plus facilement leur marché ? Les dirigeants ont-ils été les plus exemplaires et les plus éthiques ?

Ne tombons pas dans le nihilisme le plus complet : les études restent un atout considérable. Mais il faut affirmer haut et fort que les compétences exigées pour un poste proviennent aussi de capacités qui ne s’enseignent pas sur les bancs de l’école…

La primeur franco-française faite à l’âge et au niveau d’études est révélatrice des freins considérables au changement dans un pays qui donne l’impression de s’arcbouter sur des privilèges et des considérations d’une autre époque.

En réalité, nos critères de sélection nous renseignent sur notre façon de percevoir le monde qui nous entoure. Et il faut admettre que le décalage entre nos pratiques et celles des pays anglo-saxons ne manque pas d’inquiéter…

Christian Malécot
Provide RH


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1. Posté par eric le 20/04/2008 00:47
je suis belge et reste sidéré devant les distinctions archaïques entre grande école et université en France. D'ailleurs, pour les non-français, c'est complètement incompréhensible et archaïque cette supériorité des hautes (grandes) écoles sur les université. Un système qui organise la pénurie à coup d'examen d'entrée et qui refoule les candidats vers les autres pays européens (médecine et vété notament). Et ça se dit égalitaire. Sortez un peu de votre hexagone...

2. Posté par cirius le 23/04/2008 12:31
COMPLETTEMENT PERTINENT, ÉLOQUANT, PATHÉTIQUE ...!!!!
http://www.peuplade.fr/index.php?idr=23&v=11434

3. Posté par cirius le 23/04/2008 12:39
oui je sais j'ai fait une faute d'orthographe ; fallait lire ; ELOCANT !
http://www.peuplade.fr/index.php?idr=23&v=11434

4. Posté par Thierry le 25/04/2008 12:06
Cet article est d'un côté accablant de vérité et rassurant. Pourquoi rassurant ? parceque est dite une vérité que je pensais fortement...J'ai 41 ans, un parcours atypique pour la plupart, j'ai repris mes études à 40 ans pour obtenir un Bac+2 gestion des entreprises option commerciale.
J'ai été chef d'entreprise auparavant en 1997 et en 2003 et j'avais commencé mon parcours de bonne heure en tant qu'animateur radio puis commercial pour me retrouver dans le milieu de la nuit comme Dee Jay et directeur artistique dans l'évènementiel. Depuis que j'ai repris mes études, je me sens bien dans mes baskets, je parle deux langues couramment l'anglais et l'espagnol, je viens d'ailleurs de passer mon Dcl. Et bien, malgré toute la volonté que j'y mets et les candidatures que j'envoie, je pense que mon parcours n'interesse pas vraiment les cabinets de recrutement. Mon Cv est de qualité, la Lm qui l'accompagne ne manque pas de pertinence et de forme et pourtant...Si d'ailleurs quelqu'un veut me filer un coup de main à outrepasser les murailles quasi infranchissable des préjugés de certains cabinets, je reste définitivement optimiste et "open" ! Je viens de quitter la région parisienne pour m'installer vers Annecy. A bon entendeur....

5. Posté par Yves le 25/04/2008 12:48
Ce constat me rassure, 50 ans liciencé économique je n'ai aucune formation après le Bac mais pourtant j'occupais un poste de cadre avec beaucoup de responsabilités au sein d'une multinationale...mais moins payé que mes collègues à cause de mon niveau! Aujourd'hui sur le marché de l'emploi mon CV d'acheteur international ne fait aucun doute, certains me disent que je suis surdimensionné à cause de mon expérience et prétendent à tort que je suis cher alors que d'un autre côté mes CV sont refoulés pour manque de diplôme, me disent des recruteurs qui ne connaissent vraiment pas du tout ce dont une entreprise a besoin, c'est à dire de gens d'expérience qui ont suffisament de recul pour prendre des décisions stratégiques.

6. Posté par nathalie le 25/04/2008 14:06
Bonjour à tous
Je suis une femme de 37 ans, j'ai travaillé 10 ans dans la grande distribution dont 7 ans en tant que manager de rayon, mon souhait est de devenir charge de recrutement, donc de faire une réorientation qui est plus en adéquation avec ma personnalité. Et bien je n'ai droit qu'à des refus car je n'ai pas l'expérience et surement aussi parce que j'ai 37 ans et un niveau bac. Ce qu'ils oublient c'est l'expérience personnelle, il ne cherche même pas à avoir un rendez vous pour connaitre et voir la personnalité! Ils vous renvoient une phrase bateau tel que :"Nous venons de terminer l'étude de votre candidature . Bien que celle-ci présente de réelles qualités, elle ne correspond pas complètement au profil que nous recherchons ; nous sommes donc au regret de ne pouvoir y donner une suite favorable. Nous vous souhaitons bonne continuation dans votre recherche d'emploi, persuadés que vous parviendrez prochainement à intégrer un poste correspondant à vos attentes".Je penses que notre société cours à la perte! Car la valeur humaine n'existe pas!

7. Posté par BOYER Daniel le 25/04/2008 15:40
Nous sommes une association "Quinquactifs" sur Rhône-Alpes Auvergne; Notre objectif est de démystifier auprés des entreprises, DRH, des fédérations, l'âge des candidats, et de valoriser le recrutement d'un Quinquas, "enrichissement de l'entreprise compétences, l'expérience, cohésion entre générations, stabilité des équipes, disponibité, motivation".
A travers des réunions que nous organisons avec des clubs d'entreprise.
Aujourd'hui nous avons des demandes d'entreprises qui nous proposes des postes.
IMais il reste ENCORE BEAUCOUP, BEAUCOUP DE TRAVAIL POUR DIMYSTIFIER cette problématique.
http://www.quinquactifs.com

8. Posté par Erick le 25/04/2008 15:55
Apres 7 ans aux Usa, j'ai decide de retourner en France, lors d'entretiens, j'ai eu droit comme questions à

Quelle est la profession de votre frere ?
Quelle est la profession de vos parents ?
Vous etes celibataire ? Car vous savez ce job va etre tres tres prenant et on ne prend que des celibataires ...

Et je suis chanceux car je suis un homme de 30 ans et de type europeen. J'ose pas imaginer les stereotypes qui doivent graviter dans la tete d'un RH quand ils sont confrontes a un black, femme ..

Si les RH voulaient un peu penser plus librement, ouvrir leur esprit et arreter d'avoir des stereotypes sur les gens, ca resoudrait une belle partie du probleme de l'emploi et de la tension entreprise-salarié. Que les RH francais aillent faire des stages de formation dans les pays anglo-saxons ou d'europe du nord...

9. Posté par Véronique le 25/04/2008 15:56
Bonjour,
Je ne résiste pas à l'envie d'apporter également mon témoignage face à cette discrimination par l'âge. Incroyable ... mais vraie ! ... Oh ! les cabinets sont malins et se tiennent au courant de la législation en vigueur : pas de mention sur l'âge dans l'annonce ! mais le résultat est incontournable : tri vertical pour les + de ....? Au fait, quel âge maxi ont-ils en tête ??
Je suis une femme de 52 ans, avec une formation en langues étrangères à l'université (2 licences : Anglais et Espagnol) assortie de diplômes des Chambres de Commerce Franco-Britannique et Espagnole. Moi non plus, pas de "grandes écoles" avec MBA etc ...
J'ai cependant effectué mon parcours dans le secteur high tech, dans plusieurs multinationales américaines informatiques (merci l'Anglais !) à des postes de Marketing Communication France et Europe. Puis j'ai rejoint des agences conseil en MarCom pour des clients de ce domaine d'activité.
J'ai connu plusieurs licenciements économiques depuis 1992 et me heurte à chaque nouvelle recherche d'emploi à plus de difficultés pour continuer à exercer mon métier ! Les réponses négatives stéréotypées - comme cité par Nathalie le 24/04/08 - sont légions ! ... même en précisant des "prétentions" salariales en dessous des prix du marché ... Je ne citerai pas les nombreux cabinets qui recherchent en permanence le candidat idéal, que j'appelle personnellement "le mouton à cinq pattes" ... A titre d'exemple, en 2007, j'ai posé ma candidature pour le même poste auprès du cabinet et directement dans l'entreprise. Celle-ci m'a reçue à deux reprises et je me suis trouvée en short-list finale, mais le cabinet ? je vous laisse deviner ...
Aujourd'hui, certes l'abandon en Janvier 2008 de la Loi Delalande est un petit progrès pour l'embauche des "Seniors" ... mais beaucoup d'entreprises préfèrent payer les amendes (non dissuasives) plutôt que de franchir le pas. Je reste donc très dubitative quant à leur motivation, leur stratégie pour embaucher des personnes de + de 50 ans. L'expérience ? bien sûr ... Un savoir-faire et savoir-être, comme on dit, que ne possèdent pas les juniors aux dents longues ! mais ... mais ... la réalité est tout autre !!
Je m'abstiendrai de commentaires sur ce que dit notre Nicolas national à ce sujet .... et je souhaite bonne chance à tous ceux qui, comme moi, ont repris leur bâton de pélerin pour tenter de convaincre !


10. Posté par Thierry le 25/04/2008 16:23
Pour Véronique, peux-tu me dire me dire de quelle région tu es s'il te plâit ?
merci, Thierry

11. Posté par Guelewar le 25/04/2008 17:19
Moi je suis black de 45 ans, ingenieur electrotechnicien vivant en Afrique. Je me suis tellement retrouve dans cet article, que je n'ai pu ne pas le commenter.
En effet j'ai 15 ans d'experience surtout en maintenance industrielle vu qu'en Afrique nous exerçons rarement nos specialité car faisons souvent de l'exploitation.
Je me suis inscrits sur plusieurs sites d'emploi. surtout français et j'ai souvent postulé à des emplois se trouvant en Afrique, mais comme l'a dit Nathalie j'ai eu invaraiblement la même reponse au point qu'un jour j'ai envoyé un é-mail au cabinet pour demander si c'est mon âge qui empêchait que je sois au moins reçu une fois. Bien sûr la dame qui est apparement est tres correcte m'a appelé pour me dire que mon âge n'était en rien le critére qui m'empêchait d'être selectionné.
J'ai eu à faire de la formation en maintenance avec un cabinet pour des entreprises et le premier constat que j'ai fait est que ces "candidats juniors de grandes ecoles" ne satisfaisaient pas souvent aux tests que nous organisions à la fin de la formation.
En Afrique nous souffrons d'un nouveau phenomene, c'est le transfert de cadres d'Europe vers l'Afrique. En effet nous etudions pratiquement dans les mêmes ecoles et souvent nous ne sommes pas les plus mauvais, mais lorsque nous retournons dans nos pays respectifs, nous avons du mal à nous inserer dans des entreprises viables telle que les multinationales. Le plus souvent ces multinationales nous balancent des "cadres" qui nous releguent au rôle de subalternes et pourtant quand il faut aller aux charbons ce sont nous qui y allons. J'ai l'impression que l'Europe pour diminuer le chômage de ses cadres, nous les envoient en Afrique.

12. Posté par Luc le 25/04/2008 17:25
Je partage ces points de vue. Etant en recherche de mobilité (d'agence de communication à responsable de communication chez l'annonceur), je constate que le marché de l'emploi semble très verrouilllé : la motivation pour le changement n'est pas prise en compte et apparaît parfois même suspecte... Les recruteurs raisonnent par ailleurs peu en termes d'aptitudes mais d'expérience terme à terme, de connaissance pointue du secteur, de l'environnement etc... Autrement dit, s'il semble possible de changer d'employeur, changer d'emploi est une toute autre affaire. Halte à la sclérose !


13. Posté par Valérie le 25/04/2008 17:50
Entièrement d'accord avec cet article et les commentaires : vouloir changer de secteur sans changer de métier (= quitter le monde des agences de com pour rentrer chez l'annonceur), + vouloir pénétrer le monde des associations comme directeur de la com, + femme de 50 ans = déjà un an de chomage !!! Faudrait il écouter les remarques de nos amis de l'APEC : secteur du mark-com : sinistré + le monde des assoc : vérouillé + age ==> "ne révez pas et montez votre société" ! Bon courage à tous qui avez passé les 45 ans et surtout ne souhaitez pas en plus changer de secteur !

14. Posté par nnj le 25/04/2008 18:03
Un dernier point sur l'age : on suppose les salariés agés plus facilement ronchons, moins propices au demandes de dernieres minutes ou a se deplacer, à aller "au dela de ce qu'on leur demande"

15. Posté par Dominique le 25/04/2008 18:14
Je partage totalement ces points de vue. J'ai plus de 50ans, licenciement économique après un long parcours dans l'hôtellerie de luxe, je souhaite changer de secteur, c'est un vrai parcours du combattant.Les entreprises font appel à des cabinets de recrutement où les consultants ne font que du "copier-coller", même chose pour les DRH, connaissent-ils la réalité de l'entreprise??connaissent-ils la transférabilité des compétences, on peut se poser la question. Les quinquas qu'on attend partout....ce n'est pas dans la vraie vie!!!!, c'est comme les commentaires de Madame la Ministre Christine Lagarde!!!

16. Posté par Véronique le 25/04/2008 18:17
Pour répondre à Thierry, je suis dans le 78 (Yvelines) et cherche en IDF.

17. Posté par raham le 25/04/2008 18:18
Bonjour,

J'ai 26 ans, je viens sortir d'une école supérieure de commerce en région qui ne fait pas partie "des grandes écoles"
J'ai eu beaucoup de mal à trouver un poste, étant de type nord africain, je ne sais pas si cela fut du racisme ou autre, mais c'est vrai que les questions qui reviennent durant les entretiens sont un peu en dehors du sujet.
J'ai des amis en Angleterre et aux Etats Unis, les entreprises ne font pas attentions aux types d'écoles mais à leur capacité d'avoir pu aller aussi loin dans les études.
A lire les annonces pour trouver un emploi, la majorité des entreprises demandent un diplôme de grandes écoles, ou alors elles vous proposent des postes à niveau Bac +2 et donc le salaire qui va avec, je n'ai rien contre les Bac+2 mais quand vous avez fait 5 ans d'études, vous vous attendez à ce que au moins (même si on vous prend pas) on vous propose des postes correspondant à votre niveau.
La France, ou du moins la RH en France est hypocrite, et je ne vous parle même pas de la région IDF ou là c'est pire, et cela donne envie de partir et essayer un autre pays.

bon courage à tous.

18. Posté par nathalie le 25/04/2008 18:49
Oui, je suis française et j'en ai de + en + honte quand je vois l'hypocrisie de notre societe!On est entrain de revenir en arrière mais à pas géant!Je ne comprends plus où se trouve la logique dans tout ca!On mets des personnes à la tete qui ne connaissent rien à la vie la plupart du temps!Ils prennent leurs employée pour des subalternes!Vous etes pas d'accord avec eux et ben on vous dit au revoir!La valeur humaine n'existe plus!Et je pense que cela ne va pas aller en s'arrangeant quand on voit les mentalités où c chacun pour soi!un recrutement ne se fait pas que sur presentation d'un cv ou d'une lettre de motivation!C'est un entretien qui permet de ressentir la personne et ces capacités!Mais c'est plus de travail!Enfin en ce qu'il s'agit de travailler à l'étranger je regardes aussi!Mais c quand meme dommage qu'il faille aller ailleur que dans son pays natal pour trouver ce que l'on veut!

19. Posté par sofia le 25/04/2008 20:24
Ce problème je le vis actuellement dans mon pays. Je suis diplômée bac + 5 en Maths et Finance et j'ai préparé mon DEA en France en plus d'un diplôme d'économie. Par le suite je me suis mise sur le marché du travail pour tenter ma chance et celà a été très dur (oui Erick je peux te dire que c'est très difficile à vivre!) car je suis africaine qui présente bien comme il faut avec un bon background, donc par rapport au domaine dans lequel je voulais m'insérer j'avais le profil qu'il fallait. Mais voilà ma nationalité était mon problème et que ce soit avec les cabinets de recrutement ou les entreprises, je ne dépassais pas la première étape dès que la nécessité pour moi d'avoir au préalable le fameux sésame du titre de séjour salarié était confirmé. J'ai tenté pendant deux ans et de retour au pays un problème se pose : on a le même système qu'en france à savoir grandes écoles, âge, expérience confirmée et..SURTOUT LE PISTON. Donc là on me reproche le vide de 2 ans dans mon CV alors que la lupart des gens que je rencontre ont fait la France. on me reproche ce que j'ai tenté. A ne plus rien y comprendre. On nous reproche d'être persévérants car on a cru à la possibilité d'une avancée dans un pays qui fait croire aux africains que c'est un eldorado possible mais qui nous lie les pieds et les mains dès que l'on essaie de s'y construire un semblant de vie. Pourtant moi à la base ce que je cherchais c'était juste une expérience à l'inernational qui m'aurait apportée un panel important de connaissances que j'aurais pu idéalement faire valoir dans mon pays et contribuer à ma façon à son développement. Celà n'est t'il pa mieux que toutes ces aides au développement que l'on ne voit pas toujours passer et qui pour le plupart ne servent qu'à blanchir de l'argent sale.
http://www.yahoo.fr

20. Posté par Anna le 25/04/2008 20:50
J'ai lu l'article ainsi que les commentaires des internautes.
J'avoue être choquée par la récurrence des références aux écoles de commerce.

J'me présente, je suis votre bête noire.
Je suis étudiante dans une école de commerce qui est reconnue, en France du moins. Et je pense avoir quelques informations à partager.

Tout d'abord, je pense qu'il est aussi réducteur d'envier les étudiants de ces écoles que d'écarter les séniors ou les étrangers des recrutements.

En effet, j'aimerais juste vous rappeler que ce parcours est qualifié de voie royale mais qu'il est aussi constellé d'obstacles, ce ont on se rend moins compte, vu de l'extérieur. Il semble que l'herbe semble toujours plus verte ailleurs. Quelques précisions sur ce parcours :
- La première étape est une classe prépa, dont je vous épargnerai le détail du nombre de sacrifices personnels à réaliser. A vrai dire, même pour entrer dans ce cursus, un travail colossal est à fournir. J'ai l'impression d'y avoir travaillé depuis la sixième, des années d'investissement.
- La deuxième étape est l'intégration dans une école, dont les frais de scolarité sont bien connus pour être très élevés. Il est faux de croire que tous ceux qui intègrent ce type d'établissements sont nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Oui, il y a des boursiers en école de commerce (même si je concède qu'ils ne sont pas majoritaires). Il y a des élèves qui s'endettent et travaillent pour avoir le droit d'étudier, pour multiplier leurs chances de trouver un emploi.
- La troisième étape consiste à cumuler des périodes de stages, il faut bien le dire, payés au lance-pierre, sans reconaissance, à faire le travail que personne ne veut effectuer, souvent sans cotiser pour sa retraite (même pour des durées de six mois ou plus). Tout ça pour obtenir cette fameuse et précieuse expérience.
- La quatrième et dernière étape est de trouver un emploi. A 25 ans, vous avez enfin le droit de gagner un salaire digne de ce nom, de ne plus être le "petit stagiaire", de vivre, finalement d'être reconnue par la société, pour qui vous n'existez que si vous avez LE Pouvoir d'achat. Soyons honnêtes, bien-sûr, être blanc, avoir un nom "bien de chez nous" et avoir ce type de diplômes aident. Mais ça s'arrête pas là. Le piston (aussi appelé réseau, plus politiquement correct) n'a pas disparu. Il vaut donc décidément mieux être "bien né". Et évidemment, "avec expérience".

Dans le fond, je ne suis pas convaincue que le problème vienne réellement des recruteurs, mais plutôt des entreprises en elle-même.
Pour effectuer un stage en agence intérim, je peux affirmer que les commandes discriminatoires, racistes ou autres, existent. Que j'ai eu des problèmes lors de ce stage car j'avais du mal à me soumettre aux ordres d'une hiérarchie qui acceptait de servir ce type de clients.
Certaines entreprises préfèrent manquer de main d'oeuvre plutôt que d'embaucher une personne dont le nom est à consonnance étrangère, (comprendre maghrébine ou africaine).
Toutes les belles promesses de ces agences ne me feront pas croire que leurs pratiques ont changé du jour au lendemain.

Qoi qu'il en soit, le problème de fond est sûrement l'état du marché du travail. Il complique tout pour tout le monde :
- pour les jeunes, car ils ont peu d'expérience;
- pour les moins jeunes, qui soit en ont trop, soit ne seraient soit-disant pas capables de s'adapter;
- pour les étrangers, pour des raisons malheureusement trop évidentes;
- et pour les femmes, qui pourraient décider de tomber enceintes.
Les recrutements ont un coût élevé, les décideurs ont besoin d'être "rassurés".

J'ai choisi ce type d'études pour m'adapter au marché, pour me donner toutes les chances de trouver un emploi, parce que je voulais gravir les échelons de l'échelle sociale. Mais cela ne se fait pas sans travail, sans sacrifices.
Un diplôme, même d'une école de commerce réputée, ne suffit plus. Il faut en plus vivre une expérience à l'étranger, accumuler des stages, se démarquer, gérer la pression, être mobile et être prêt à passer 50 ou 60 heures au burau avec le sourire bien-sûr (peu importe votre vie privée), parce qu'il faut reconnaître la "chance" (qui pour moi n'a rien à avoir avec de la chance) que l'on a d'avoir du travail.

Concluson : une voie royale moins royale qu'on pourrait le croire. On doit tous se battre.
Je suis persuadée que les mentalités changent, que le monde du travail bouge, que les cadres de demain, dont je ferai partie, lutteront plus contre toutes les discriminations, même si elles ne disparaîtont pas pour autant. S'adapter oui, arrêter de lutter, non.

21. Posté par john le 25/04/2008 21:58
je ne suis pas choqué par cet artcle, ayant eu un parcours entierement universitaire par choix au depart, je me suis apercu qu' etre passé par la fac, en sciences , et d'avoir un doctorat etait un handicap pour le marché du travail, des eleves ingénieurs que j'ai encadré lors de tp réussisaient à trouver du boulot dans l'année.
en voulant me réorienter dans l'informatique, j'ai senti qu'à plus de 30 ans ont été trop vieux.

dans mon parcours je suis allé plusieurs fois à l'étranger, allez expliquer comment fonctionne l'enseignement supérieur en france et leur dire qu'avec un bac +5 à l'université nous ne sommes pas ingénieur et c'est un titre pas un niveau, dans ces pays où il n'existe que l'université.

en reponse à anna , on envie les grande ecoles juste parce que leurs eleves trouvent du boulot rapidement et c'est tout, soit disant vous travaillez plus, je ne pense pas, si tu veux vraiment réussir à l'univesité tu dois travailler continuellement. et lorsque tu fais de grandes études tu sais que le boulot que tu auras ce ne sera pas 35 h.

et tu soulignes bien le reste et je suis d'accord avec toi et je te cite:
"Quoi qu'il en soit, le problème de fond est sûrement l'état du marché du travail. Il complique tout pour tout le monde :
- pour les jeunes, car ils ont peu d'expérience;
- pour les moins jeunes, qui soit en ont trop, soit ne seraient soit-disant pas capables de s'adapter;
- pour les étrangers, pour des raisons malheureusement trop évidentes;
- et pour les femmes, qui pourraient décider de tomber enceintes. "

22. Posté par Annette le 26/04/2008 09:59
Je partage à 100% cette analyse pertinente car je la vis au quotidien.Je suis une femme de 49 ans, on peut dire "autodidacte" avec seulement un niveau bac+2, mais qui possède malgré tout 25 ans d'expérience marketing dans l'industrie pharmaceutique ! Aujourdhui au chômage j'ai le sentiment de cumuler deux lourds handicapes " l'âge et l'absence de diplôme" pour un retour à l'emploi ...Pourtant après plusieurs fusion/absorptions, restruturations et licenciements à répétition, j'ai toujours réussi à "rebondir" car je suis très adaptable et battante, jusqu'en 2004.. Hélàs mon dernier employeur "une TPE"a déposé le bilan en 2006 et je ne parviens plus aujourd'hui à retrouver un emploi. Impossible de "franchir le barrage" de sacro saints cabinets de recrutement qui ne prennent même pas la peine de s'entretenir avec moi ne serait-ce que par téléphone : "trop âgée pour le poste" ..." on recherche un profil avec un niveau d'études Bac+5 et diplômé d'une grande Ecole... C'est désespérant surtout lorsqu'on on a soi-même managé des profils de ce type ! Aujourd'hui seul le réseau permet à un cadre de mon âge de retourver du travail et il est hélas illusoire de compter sur les recruteurs pour cela et c'est bien dommage ! Je pense pourtant que les personnes d'expérience ont beaucoup à apporter au sein d'une entreprise...ne serait-ce que la patience acquise par toutes ces déconvenues

23. Posté par Bocquet Bruno le 28/04/2008 08:32
Article de qualité, qui met en avant notre système de recrutement au banc de " has been ". De plus, c'est tellement vrai, car je vis actuellement cette détresse du quadra autodidacte qui n'interesse plus les entreprises, qui ne correspond pas au " cahier des charges " , qui fait penser à la maison construite, aux éxigences manufacturières !!! Ces recrutements à la carte sans dérogation, mène notre pays dans le mur. Quand la France évoluera t-elle avant que ce mur ne nous tue ?! Bravo pour ces vérités ! Bruno.

24. Posté par louis le 28/04/2008 08:38
Monsieur,
vous dites qu'entrer dans une grande école serait réservé aux bons élèves, oui mais vous oubliez qu'on peut être bon élève et désargenté... dans ce cas les meilleures grandes écoles nous sont interdites fautes de moyens...
un prêt cautionné par nos parents? et pas de chance, comment on fait quand on est orphelin et pas trop mauvais élève?
d'ailleurs les récentes réformes concernant les orphelins entreprises par le gouvernement pour nous sucrer le peu de sous que l'état nous donne ne va pas arranger les choses, c'est quand même pas de notre faute!

25. Posté par gérard le 28/04/2008 10:27

Complétement d'accord avec bon nombre d'intervenants, notamment Annette qui parle du comportement scandaleux des cabinets de recrutement en matière de communication qui semblent calquer leur façon de procéder sur l'ANPE, modèle national de laxisme et d'indifférence. Je cite au passage un cabinet à Toulouse auprès duquel je me suis rapproché pour une candidature même habitant en Ardèche. Il a fallu la rédaction d'un mail au maire de Toulouse dont je l'ai mis destinataire en copie pour avoir une réaction 'étonnée' quant à son silence et à son immobilisme!
Pour revenir aux diplômes, tant que l'ANPE, donc LES gouvernements quels qu'ils soient, relayera les exigences déplacées et indécentes des chefs d'entreprises comme actuellement en matière de qualification, de diplôme, de salaire et d'expérience, le monde de l'emploi marchera sur la tête.
http://www.ardechom.unblog.fr

26. Posté par mariette le 28/04/2008 11:51
Parlons des différences entre universitaires et diplômés des grandes écoles.
En économie, finance, marketing, il n'y a aucune différence entre nos enseignements. Certains de mes camarades ont préféré les grandes écoles plutôt que la fac. Nous sommes restés en contact. Surprise: les cours sont les mêmes. Le carnet d'adresses par contre, le "réseau de cooptation" n'est pas du tout le même.
Ne parlez pas des sacrifices faits pour intégrer une prépa: excusez moi mais faire le bourrin pendant 2 ans ne rend pas plus intelligent, le sacrifice n'est pas justifié. Souvent, cela fait des ingénieurs par exemple, de véritables autistes incapables de communiquer et se vendre en entretien. Ah, ils sont bons en maths, mais à quoi leur sert ce bachotage monastique?
Si les grandes écoles produisaient des gens plus compétents en matière d'économie, finance et marketing (je ne connais pas les autres secteurs) cela se saurait. Juste un écart de salaire, d'accès aux postes, tout ceci du au réseau.
Tant que nous aurons des DRH cooptés n'ayant pas reçu de vraie formation ad hoc, nous aurons un système de recrutement pourri.

27. Posté par Anna le 28/04/2008 14:08
Un commentaire pour Louis.
Je suis désolée d'apprendre que tu es orphelin. En plus d'être une situation difficile, et que je n'ai même pas la prétention de comprendre, cela semble te bloquer en terme de financement.
Mais sache que même "désargenté", tu peux trouver des financements, si c'est ce type d'école que tu veux faire. Certaines écoles proposent des crédits aux étudiants (à taux très bas), d'autres se portent caution pour l'obtention d'un prêt. Enfin, une mutuelle étudiante a établit un partenariat avec une banque française et se propose aussi de se porter caution.
Pour la vie quotidienne qu'il faut aussi financer : des bourses d'études existent.
N'hésite pas à me contacter si tu as besoin de plus amples renseignements.
Sache aussi que les concours d'écoles sont ouverts et adaptés (en terme de programme) aux bac+2 ou 3, sortant de BTS, DUT ou de facs.

J'aimerais aussi remercier Mariette pour son commentaire typique de notre cher pays. Critiquer et toujours plus facile que de proposer.
Première chose, les cours ne sont pas les mêmes, ils ne sont même pas les mêmes entre les différentes écoles.
Deuxième chose, je serai curieuse d'apprendre ce que tu entends par faire le bourin. Beaucoup de clichés et stéréotypes circulent sur les prépas. Mais je ne suis même pas sûre que la vérité t'intéresse. Et si tu veux débattre sur ce mode, on peut s'indigner des quatre mois de vacances d'été des étudiants de fac, contre deux à trois mois en école, souvent occupés à partir en stage, plutôt que de partir en vacances. Mais qui a envie de le souligner? Plus facile et plus démagogue de ne parler que d'injustices.
Ensuite, que connais tu en termes de recrutement, pour t'autoriser à juger les compétences des autres, notamment des recruteurs? Tu penses que les ingénieurs ne sont bons qu'en maths? Essaye de gérer la construction d'un pont, d'une maison. Ce n'est pas qu'une question de maths. Un bon recruteur s'intéresse plus aux compétences réelles qu'à la manière qu'un candidat ingénieur aura de se présenter, par ailleurs la préparation aux entretiens fait partie de l'enseignement des prépas. Ils doivent aussi coller aux demandes des entreprises : proposer des profils non école alors qu'ils sont demandés, ça passe de temps en temps, mais pas plus.
Enfin, peux-tu nous parler des stages obligatoires en université? c'est sûrement un des éléments décisifs qui favorisent l'emploi des diplômés d'écoles.

Je pense que tu est surtout dégoûtée, et ça, je peux le comprendre. Mais l'erreur est de s'attaquer au faux problèmes.
Pourquoi tout le monde ne va pas en école, si ça offre des perspectives tellement plus intéressantes? Pour dénoncer un système élitiste? à cause des frais?
Beaucoup de bacheliers n'ont pas envie de se lancer dans un prépa, qui reste enrichissante intellectuellement (aussi en termes de raisonnement, pas seulement de connaissances) et très demandeuse en travail. D'autres n'ont pas conscience des différences d'employabilité sur le marché, entre cursus en facs et écoles.

Je pense qu'un vrai problème qui mériterait qu'on s'y attaque se trouve ici : le manque de transparence du marché du travail et la mauvaise orientation des élèves.
Il y a à la fois du chômage et des postes qui ne trouvent pas de candidats. La raison? les compétences recherchées et celles proposées ne sont pas en adéquation.
Trop de monde pour les postes de type marketing, finance. Les recruteurs privélégient les diplômés d'école, ce n'est qu'un critère d'aide à la décision. Je ne dis pas que c'est juste,mais grande nouvelle : la vie n'est pas spécialement juste. Chacun doit faire en sorte que ça marche pour soi, s'occuper de soi. C'est ce qu'on apelle un pays de libertés où chacun prend ses décisions.
Ce qui est à déplorer, c'est le manque d'informations. Qui sait que les tuyauteurs, les soudeurs sont très demandés et très bien payés? Ce n'est qu'un exemple pour signifier que nos choix ne sont pas forcément adaptés au marché et que des actions en ce sens pourraient être engagées.
Dernière chose, pourquoi les universités n'organisent pas une communication, une entraide entre promotions? Le réseau disponible est sûrement beaucoup plus riche que celui des écoles. Cela pourrait sûrement aider les étudiants à franchir la barrière du monde du travail, à créer plus de liens entre les deux sphères. Et finalement, qu'est-ce qui compte plus que des sortir des gens d'une situation difficile à vivre, celle de pas trouver d'emploi. Je pense que tous les moyens devraient être déployés, voire même, pourquoi pas, une collaboration plutôt qu'une rivalité, entre universités et écoles, ce qui est le cas à Nancy par exemple.

28. Posté par Valérie le 29/04/2008 21:37
En réponse à Anna
je suis d'accord avec toi pour dire que critiquer pour critiquer est complètement stérile.Je sors moi même d'une université du 93 (paris 13 precisément), et je pense que les idées qu'on se fait généralement sur le systeme universitaire sont assez injustes. Tu disais par exemple qu'on n'entendait pas parler de stages obligatoires a la fac...pour mon cas, ce n'est pas la vérité. Un stage obligatoire devait être fait à la fin de chaque année comme dans les grandes ecoles,et ce dès la premiere année de DEUG (à l'epoque)
c'est a cette occasion d'ailleurs que je me suis pris la dure réalité de plein fouet, car avec mes origines, mon sexe, mon adresse, l'université ou j'étais inscrite je cumulais plus de handicaps que d'avantages pour être honnête . je crois qu'on peut tous un jour ou l'autre etre confrontés a ce genre de situation profondément injuste. en lisant les commentaires précédents j'ai ete frappée par le côté contradictoire de cette mentalité passéiste. ici un quadra ou quinqua n'arrivera pas a retrouver un emploi a cause de l'age, et là on reprochera à un jeune de 25 ans son manque d'expérience. d'un autre côté on jettera celui qui sort de l'université sous pretexte qu'il n'a pas suffisamment cotoyé le monde du travail (alors que la plupart des etudiants travaillent pendant leurs etudes!!) et d'un autre côté une personne qui a arrêté ses etudes a bac +2 verra ses chances reduites comme peau de chagrin. et je ne parle meme pas des problemes que vous avez en plus quand vous habitez dans une banlieue dite "chaude" et lorsque vous etes noir, ou arabe...Ce n'est pas etonnant que les grandes ecoles deviennent l'objet de toutes les critiques etant donné qu'elles sont le symbole meme de cet elitisme eculé (et suicidaire)

29. Posté par Henri Le Gason le 30/04/2008 17:20
Licencié parce que devenu trop cher après avoir moi-même du licencier mes meilleurs collaborateurs, j'ai connu les propositions débiles de stages, les emplois sous payés et surtout les entretiens suréalistes des cabinets de recrutement. Devenu donc trop vieux à 47 ans, j'ai pourtant prouvé tout au long de ma carrière que je savais m'adapter et me remettre en question. J'ai appris au cours de ma carrière 4 langues étrangères, l'utilisation et la maîtrise de soft et des outils de gestion informatique. Les cabinets de recrutement n'ont jamais trouvé "exactement" ce qu'ils cherchaient dans mon CV, qui parait-il est déroutant !!! Epuisé par les dettes qui se creusaient, les services sociaux et les marchands de travail, j'ai décidé de partir à 50 ans, je me suis expatrié en Russie. Même si les recruteurs français doutaient de mes capacités d'adaptation, j'ai appris le russe, me suis adapté à la vie professionnelle et sociale et je gagne aujourd'hui un salaire réévalué de plus de 50 %. Je regarde avec désolation notre beau pays s'enfoncer avec des certitudes et des préjugés. Et je me pose la question : Quand va-t-on changer toutes ces habitudes déplorables ? Que cet artiche puisse faire bouger les choses.

30. Posté par Philippe le 02/05/2008 09:21
Bonjour Henri, concernant votre expérience en Russie je souhaiterai pouvoir vous contacter. Avec les recruteurs, je vis la même situation et frustration suite à un parcours professionnel "atypique" aux Etats-Unis pendant 7 ans. Aujourd'hui, j'apprends le russe pour raisons personnelles et professionnelles suite aux conseils d'amis russes rencontrés aux Etats-Unis. Je souhaiterai rentrer en contact avec vous.

fillou_4@hotmail.com


31. Posté par Anne-Lyse le 18/05/2008 14:54
Bonjour je me situ en plein coeur de ce problème !
bien que très motivée pour développer l'activité d'une entreprise en tant que commerciale terrain, mon age leur pose un problème : 21 ANS,

en quelques mots 21=Jeune=Immature=Pas fiable, donc cadidature non retenue au second entretien physique.

En plus j'ai décidé d'arreter les études à Bac + 2 pour des raisons financières mais aussi pesant que j'allais etre plus facileemnt maléable. Quand je demande pourquoi ne suis je pas retenue pour le poste li me dise qu'ils ne doutent pas de es qualités commerciales et pour ma carrière, que j'ai du tempéramment et que je suis déterminée, maintenant ça ne suffit plus, onest soit trop soit trop viux, soit pas assez dipomé ou trop.

Quel est le juste milieu ?

32. Posté par Zinho le 20/05/2008 15:46
J'ai lu l'ensemble des commentaires, commentaires qui refletent bien l'image de la france....
Des personnes qui se plaignent, qui en veulent aux autres, qui reste bloquer dans leur villes et qui attendent le déluge......

Moi : diplomé en master école de commerce en alternance, j'ai chercher du boulots en france.....j'ai eu les mêmes soucis que tous

Solution : 1 an de travail en interim à l'aeroport avec un projet en tête.........Un an aprés, expatriation aux etats unis avec mes propres moyens ( ah oui j'oubliais, je suis fils d'ouvrier et maghrebin.....).

Résultat : Embauché direct, j'aianagement gravis 3 echellons en 2 ans et me suis retrouver au top management de ma boite.
J'ai quitter ma boite pour en créer une et j'ai aujourd'hui 15 salariés, le tout à 28 ans

Moral : c'est pas en restant sur place à pleurnicher sur votre sort que les solutions viendront

A bon entendeur......



33. Posté par gérard le 20/05/2008 16:46
Je pense que c'est facile de faire des commentaires à l'instar de MONSIEUR ZINHO... quand on a la CHANCE de trouver un emploi à 28 ans, suite à toutes les aventures trépidantes qu'il a traversées ainsi qu'un océan!... A ceci près que tout le monde n'a pas le même parcours, cher MONSIEUR ZINHO... Je ne vous souhaite pas d'avoir un jour à "pleurnicher" sur votre sort comme vous l'évoquez avec tant de ferveur et le reprochez à vos concitoyens... Vous avez la fougue de votre jeunesse, mais plus que de tancer celles et ceux qui n'ont pas les mêmes élans que vous, je vous invite à la cultiver plus encore afin qu'elle vous serve de moteur dans l'écoute de l'autre et la compréhension de ses problèmes. Et puis, permettez moi de vous dire, MONSIEUR ZINHO, que si j'avais à recruter un cadre versé dans le "top management" de sa boîte comme vous avancez l'avoir été avec la piètre qualité d'orthographe, de grammaire et de rédaction qu'est la vôtre, vous ne seriez pas près de franchir le pas de mon entreprise. Un forum sérieux comme l'est la plateforme Jobétic mérite plus d'élégance dans la rédaction d'articles... Je serais de vous, MONSIEUR ZINHO, je m'empresserais de prendre des cours de langue française... Comme vous le dites fort justement: à bon entendeur, salut.

34. Posté par Henri Le Gason le 21/05/2008 09:28
Zhino, cette place n'est pas destinée à déverser son fiel ni à divulguer des recettes discutables...Mais je trouve votre intervention plutôt déplacée, irrespectueuse et mal à propos, sans souligner le français approximatif que vous pratiquez. Le sujet souligne la difficulté de trouver un emploi en France (avec F majuscule), difficultés dues aux mauvaises habitudes liées aux critères d'âge et de diplômes, vous soulignez du reste avoir réussi aiilleurs ce que vous avez raté en France. Regrettons donc votre piètre intervention ici, je pense qu'il est plutôt constructif et respectueux de partager des expériences, des faits, du tuyaux, plutôt que des critiques revanchardes. Je vous souhaite bon vent aux "States", pays de l'argent roi et sans culture.

35. Posté par Samuel le 21/05/2008 10:17
ZINHO pour un chef d'entreprise tu manques un peu de maturité, pense que tu n'as que 28 ans et que dans 10-15-20 ans tu seras peut etre a la place d'une de ces personnes que tu traites de pleurnichard ... Je te le souhaites pas bien sur mais ce croire "intouchable" a 28 ans par le chomage c'est tres pretentieux, surtout quand on vit aux Usa.

36. Posté par Sonia le 22/05/2008 16:59
Je travaille au sein de la DRH d'une banque française et je constate que ces pratiques d'un autre âge sont très loin de disparaître et se développent au contraire !
Voici quelques exemples vécus au sein de mon entreprise :
- Sur l'âge :
La DRH ne recrute aucun senior (sauf emploi de cadre supérieur ou de dirigeant) et les licencie dès qu'elle le peut. Je pense notamment à un salarié qui a demandé à partir à 56 ans et qui va donc se retrouver au chomage après son licenciement (donc à la charge de la société). Or, cette personne souhaite principalement quitter l'entreprise car elle n'y retrouve plus les valeurs auxquelles elle est attachée et car les missions qui lui sont confiées ne sont pas valorisantes.
- Sur le niveau de diplôme :
Lors des recrutements, le niveau de diplôme exigé est bac + 2 minimum au sein du réseau commercial et bac + 5 au sein du siège. Aucune dérogation n'est tolérée pour un recrutement en CDI.
- Sur l'origine du diplôme :
L'écart de rémunération entre des collaborateurs issus d'une grande école et ceux titulaire d'un bac + 5 universitaire peut s'élever à plus de 10 k€ pour exercer le même emploi !
- Sur le sexe :
Seules 30 % des cadres sont des femmes alors que l'entreprise compte 50 % de femmes. Les femmes restent donc reléguées au rang de subalternes.
- Sur la cooptation :
L'arrivée du nouveau dirigeant et celle du nouveau DRH ont été suivies du recrutement d'un certain nombre de leurs amis à des postes clé. Les loups ne se mangeant pas entre eux, cette tactique s'avère très payante : les décisions ne sont jamais contestées et les petits services entre amis ne font jamais de mal ! Résultat pour l'entreprise : d'un côté les idées se font rares en l'absence de sang neuf et d'esprit critique, et de l'autre, les finances se creusent car ces messieurs se servent largement !
J'ose espérer que les entreprises françaises ne fonctionnent pas toutes comme la mienne même si vos témoignages laissent présager le contraire.
Je souhaite bonne chance à tous ceux qui ont le culot de ne pas être des hommes de 30-45 ans, diplômés d'une grande école de commerce, hétérosexuel avec une femme et des enfants, et avec un carnet d'adresses bien fourni !

37. Posté par gabriel le 07/09/2008 02:55
salut je m'appelle ganriel je suis un Beninois en Afrique de l'ouest je suis orphelin de pere et de mere et j'aimerais fait adorpter pas quelqu'un qui ma genti avec moi j'ai 17ans veiller me contacter mon mail gabiel.jamon@yahoo.fr ou gabrielove@hotmail.com
merci c'est tres urgent.....

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