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Mercredi 28 Novembre 2007

Affaire Adecco-L'Oréal : discrimination, procès et paradoxes…

Tribune libre

Pascale Levet, directrice du Lab'Ho (Observatoire des Hommes et des Organisations du Groupe Adecco) répond à la chronique de Sylvain Côme dans laquelle le directeur adjoint de l'Observatoire des discriminations posait notamment cette question : "n'y a-t-il pas un risque de découragement ?"... Le débat reste ouvert.



Pascale Levet
Pascale Levet
La question posée par Sylvain Come, DGA de l'Observatoire des Discriminations, dans le cadre de l'Affaire Adecco/L'Oréal est intéressante (pour lire l'article de Sylvain Côme, cliquez ici : dans l'océan des discriminations, s'interroge-t-il, l'énergie des porteurs de recrutements propres ne risque-t-elle pas de s'effriter, surtout quand leurs efforts ne génèrent ni la clémence des jurys ni l'éradication totale des risques de discrimination et donc de procès médiatisés ?

Il me semble en effet, que cette question en amène d’autres, auxquelles des éléments de réponse peuvent être apportés.

Pendant longtemps, les entreprises et les recruteurs ont, délibérément ou non, recruté en discriminant quasi systématiquement sur la base de certains critères bien mis en évidence par les testings de l'Observatoire des Discriminations et quantité d'autres études. Dans l'indifférence de l'opinion publique, des médias et du législateur.

Les standards ont désormais évolué, sous la pression des parties prenantes, aiguillonnées par les testings, et soutenues par le législateur et la Halde en particulier. Cette évolution semble particulièrement dynamique dans les entreprises dont l'équation image-diversité-business est claire (l'Oréal est dans ce cas, comme de nombreuses autres entreprises de la grande consommation, du tourisme, etc.). L'évolution est moins visible mais pas toujours moins réelle dans des secteurs (industrie, transport…) ou métiers (les filières administratives pour ne citer qu'elles) dans lesquels cette équation image-diversité-business recèle moins d'enjeux et donc de risques.

Mais dans tous les cas, l'approche retenue est celle du risque juridique et de sa médiatisation. Et le problème, c'est que le risque est toujours là ; non que les recruteurs n'aient pas fait d'efforts ou qu'ils soient découragés. Le risque est là car les processus de recrutement « propres » sont très difficiles à appréhender. Ne serait-ce qu'en s'interrogeant sur la définition des critères de discrimination contre lesquels le processus de recrutement doit lutter. Que retenir ? l'origine du patronyme ? le sexe ? l'âge ? Mais ces critères-là valent pour ce qui concerne la sélection à distance des CV, leur tri. Dès qu'on passe aux étapes suivantes, il y a bien d'autres critères discriminants qui entrent en ligne de compte : l'apparence physique et vestimentaire, la situation familiale, le capital social…
Ainsi, si l'on s'en tient à l'évaluation du processus de sélection des CV à distance, on peut en conclure qu'on a là un recrutement propre, non discriminant, et pourtant risquer un procès pour discrimination parce que c'est ensuite que les choses se gâtent, et que par exemple, seuls les plus beaux candidats ont été recrutés.

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L'enjeu majeur : professionnaliser les processus de recrutement...



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Pascale Levet


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COMMENTAIRES : Nous vous rappelons que, conformément à la loi, tout propos injurieux, diffamatoire ou xénophobe vous expose à d'éventuelles poursuites judiciaires. L'anonymat n'empêche pas votre identification.

1. Posté par Vincent de ROCHER le 29/11/2007 16:26
Merci !

Citation :

"...moderniser, professionnaliser les processus de recrutement, dont les défaillances vont bien au-delà du tri du CV et dont l'impact sur le dysfonctionnement du marché de l'emploi est très négatif."

Vous êtes, madame Pascale LEVET, en responsabilité dans ce milieu R.H. et à ce titre peut être serez vous entendue et prise au sérieux. Madame Karine TOMASINI qui partage, je le crois, cette analyse également est un acteur supplémentaire permettant par ses tribunes et témoignages que ce marché de l'emploi - plus précisément le recrutement - trouve une adéquation avec la réalité terrain.

Merci à vous deux !!!

Une professionnalisation du métier de recruteur avec la restriction d'une pratique unique de celui-ci serait un bon début. Certifier par un contrôle régulier et homologué le praticien et non la structure deviendrait le garant du recrutement 21ième siècle. Au delà de la lutte contre les discriminations et pour la diversité, c'est plusieurs causes du chomage comme de précarité qui disparaitraient.

Entre autre cela harmoniserait le recrutement qui est depuis de nombreuses années une pratique allant de l'amateurisme au professsionnalisme en passant par le charlatanisme comme l'ésotérisme...

Puissiez vous réussir, j'en serai personnellement apaisé et votre succès atténuerait mon sentiment d'échec.

Cordialement votre,

Vincent de Rocher
ex Professionnel R.H.
http://www.jobetic.net/Certifions-le-recruteur-et-non-le-cabinet-de-recrutement-!_a544.html?print=1

2. Posté par COLPIN Didier le 07/12/2007 09:00
"CV anonyme" et bon sens !
« C.V. ANONYME » & BON SENS.

- Bien sur, toute discrimination (1) est choquante, qu’elle soit basée sur le sexe, la race, la religion, le nom ou autre et l’accès à l’emploi doit s’effectuer que sur la seule compétence.

- Le projet du CV anonyme veut favoriser cette impartialité. De quoi s’agit-il ? N’y faire figurer ni photo, ni nom, ni sexe, ni âge, ni nationalité. A juste titre, il faut s’en réjouir ! Mais que dans l’esprit du texte, pas dans sa lettre (...)------
Car le bon sens doit garder sa place. Il y a des évidences à respecter qui, parce qu’évidentes, ne figurent pas noir sur blanc sur le profil du poste recherché. Imaginons le cas d’une jeune femme bardée de diplômes, mais recouverte, à la mode (?) Taliban, d’une Bourka (« tchador intégral ») : à part postuler pour tenir le même rôle que celui tenu dans les années 60 par Juliette Gréco dans le remake d’un film qui s’appellerait « Belphégor, le retour », que peut-elle faire ? Rien. Est-ce choquant ? De même, serait-il choquant qu’en voyant, un beau matin, arriver un « conseiller en placements » le visage couvert de piercings un directeur de banque demande à l’intéressé de prendre rapidement tourne visse et tenailles pour se démaquiller ? Non. Mais ce même choix de présentation peut se révéler tout à fait approprié pour travailler dans un club de nuit : Faire respecter des normes sociales, ce n’est pas imposer des discriminations ! Seuls les artistes sont au-dessus de ces normes. Pensons aux tenues de Salvador Dali ou de Brian Jones : Autant d’arcs-en-ciel dans la monotone grisaille vestimentaire ! Mais le salarié ne fait pas un show et une entreprise n’est pas une démocratie qui, elle, accepte particularités, singularités et individualités. Nombre de cadres portent un « costume/cravate » qui est effectivement un uniforme, le reflet d’une convenance. Les choses sont ainsi.

- Pensons à l’ « affaire » récente de la filiale du groupe l’Oréal, traînée au tribunal pour avoir demandé des embauches d’animatrices « B.B.R. » c'est-à-dire « bleu blanc rouge » (comprenez françaises) : les laboratoires Garnier, filiale en question, viennent d’être relaxés. La justice s’est prononcée, ce que je me garderai bien de faire ne connaissant pas les méandres du dossier. Mais je ne suis pas choqué de voir dans une parfumerie plus de jeunes et belles femmes vendre des cosmétiques que d’hommes âgés, bedonnants, mal rasés, le col couvert de pellicules. Je ne suis pas non plus étonnés de voir davantage de « grands frères » blacks et costauds assurer la sécurité devant les caisses de supermarchés que de petites minettes de 40 kilos.
Ne soyons pas pour autant psychorigides : Il y a, c’est une certitude, des zones frontières : je pense aux exigences (américaines) à l’embauche des parcs Disney, exigences refusées et condamnées par nos tribunaux et c’est tant mieux ! Pour s’en convaincre pensons que ces braves ricains interdisent l’importation de notre pourtant fameux calendos bien coulant… De plus, c’est incontestable, les normes sociales évoluent, et, j’en ai conscience, il faut se méfier des évidences…
Bref, rien n’est simple…

- Ce qui précède n’est pas qu’anecdotique, que secondaire. Ce qu’est peut-être la demande de CV sans photo… Mais ce projet (qui reste un gadget sans décret d'application) a au moins l’avantage de sensibiliser l’opinion. Et il faut continuer lutter contre les véritables discriminations. Comme celle dont a été victime une femme de Loire-Atlantique, volontairement écartée par un employeur de Chateaubriant en raison de sa seule couleur de peau. Ce dernier, en date du 17 juillet 2006 a été fortement condamné par le tribunal correctionnel de Nantes.

(1) A voir : le site de HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) http://www.halde.fr

COLPIN Didier


3. Posté par bouboule le 06/01/2008 15:40
Avis à tous et toutes les internautes, chercheurs d'emplois de toute origine ( En france le travail est un droit pour tous), mais cela ne semble pas être respecté dans certaines PME PARISIENNES.

Sachez que l'Oreal, adecco, et certaines professions libérales sont passés maître dans l'art de la discrimination et du licenciement abusif, c'est comme cela depuis 2004, lorsque j'ai commencé à travailler.

ayant été licenciée, j'ai un an pour contester mon licenciement.

Si vous subissez régulièrement des abus de la part d'agence d'intérim, il existe un numéro :

ASSIST PRUD'HOMMES,
6 RUE MONTMARTRE
PARIS

AU 0820 20 97 00

OU LE 0899 70 03 23

De plus, chers amis, n'hésitez pas en cas de fraudes ou d'abus constatés dans votre environnement socio-professionnel à vous entourer (familles et amis) et à leur en parler.

Mon père m'a aidé dans une bagarre contre ADECCO que je dénonce fortement.

Résultat : la soi-disant directrice de l'agence ADECCO, qui m'avait dit au bout de 4 jours de travail que je sentais mauvais) s'est pris une LRAR au bout de 4 jours et a été obligé de me payer le mois de travail qu'elle me devais...



* Si le salarié a moins de deux années d’ancienneté dans l’entreprise ou s’il travaille dans une entreprise de moins de onze salariés

Il pourra demander en justice la condamnation de son employeur au paiement d’une indemnité calculée en fonction du préjudice subi (article L. 122-14-5 du Code du travail). Ce sont les juges qui apprécieront souverainement l’étendue de ce préjudice, en fonction notamment de la difficulté qu’aura le salarié à retrouver un emploi (compte tenu de son âge, du secteur d’activité, etc.), du fait des conséquences entraînées par la chute de ses revenus, etc.

A noter : le salarié qui subi un préjudice distinct de celui résultant de son licenciement abusif peut demander d’autres indemnités. Le juge peut ainsi accorder des dommages et intérêts complémentaires au titre de l'article 1382 du Code civil, en raison du préjudice moral subi par le salarié, du contexte vexatoire du licenciement, ou en raison d’un licenciement portant atteinte à la dignité et à la notoriété du salarié, et de nature à l'humilier.

4. Posté par bouboule le 07/01/2008 11:58
Conclusion :

Avis à touts les étudiants suite à ces expériences : si vous cherchez à gagnez votre vie, entrer chez un huissier, notaires, ou études d'avoués en intérim, ils vous traiteront mal comme toujours, mais si vous vous défendez bien, vous pouvez obtenir votre mois de salaire au bout de 4 jours de travail !!!

Rendez-vous à tous chez ADECCO !!!

5. Posté par eric le 24/02/2008 08:46
adecco agence d'interim pour laquelle j'ai travaillé pendant plusieurs années sont les complices d'entreprises ou regne l'esclavagisme moderne avec de tres mauvaises conditions de travail ,du productivisme a outrance au mepris de la santé des employés,mepris,insultes,intimidations sont le lot commun de toutes ces entreprises !!

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